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“Lorsque Spinoza encore écrit sentimus experimurque nos aeternos esse, il révèle une impression très profonde que l'être individuel éprouve. Et pourtant, nous sentons aussi que nous ne sommes pas éternels, que nous sommes fragiles et transitoires, que nous ne serons plus pendant que le soleil brillera encore sur les rochers au printemps d'après. En face de la vie naturelle, nous nous sentons périssables comme la frondaison des arbres; en nous, le vieillissement de l'être qui passe fait sentir la précarité qui répond à cette montée, à cette éclosion de vie rayonnant dans les autres êtres; les chemins sont divers dans les voies de la vie, et nous croisons d'autres êtres de tous âges qui sont à toutes les époques de la vie.” — Gilbert Simondon