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J Quotes

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“J'ai appris, que la personne que je dois demander le plus pardon est : moi-même. Il faut s'aimer. Il faut se pardonner, chaque jour, chaque fois que vous vous souvenez d'une faiblesse, d'une faille, vous devez vous dire « C'est très bien ». Vous devez vous pardonner tant de choses, jusqu'à ce que vous ne voyez même plus ces choses. Parce que c'est cela l'amour”

“J'ai commencé à comprendre que le but de mon éducation était une forme d'inconfort, un processus qui n'était pas destiné à me récompenser avec mon propre Rêve personnel mais qui, au contraire, devait briser tous les rêves, tous les mythes réconfortants de l'Afrique, de l'Amérique, de toutes les parties du monde, pour me laisser face à l'humanité dans ce qu'elle a de plus terrible.”

“J'ai connu et je connais encore, dans ma vie, des bonheurs inouïs. Depuis mon enfance, par exemple, j'ai toujours aimé les concombres salés, pas les cornichons, mais les concombres, les vrais, les seuls et uniques, ceux qu'on appelle concombres à la russe. J'en ai toujours trouvé partout. Souvent, je m'en achète une livre, je m'installe quelque part au soleil, au bord de la mer, ou n'importe où, sur un trottoir ou sur un banc, je mords dans mon concombre et me voilà complètement heureux. Je reste là, au soleil, le cœur apaisé, en regardant les choses et les hommes d'un œil amical et je sais que la vie vaut vraiment la peine d'être vécue, que le bonheur est accessible, qu'il suffit simplement de trouver sa vocation profonde, et de se donner à ce qu'on aime avec un abandon total de soi.”

“J’ai franchi les frontières transparentes d’eau, de schistes. D’un geste, j’ai écarté les nuages et j’ai vu, très loin, le soleil resplendir. Il était noir et régnait sur les herbes amères ; mais il me remplissait de force car la vérité de la vie est âpre et fortifie qui la boit comme une liqueur ancienne.”

“J’ai pris deux minutes pour fermer le bureau et une bonne quinzaine d’autres pour essayer de me redonner un peu de fraîcheur avec du papier brun mouillé et un peigne édenté abandonné sur le lavabo – dont j’ai scruté à fond les dents survivantes pour m’assurer qu’elles n’hébergeaient pas de lentes. J’ai mis enlevé remis réenlevé et reremis du rouge à lèvres, épaissi mes cils avec ma petite brosse à goudron et souri un peu, beaucoup, énormément, à la folie à cette face cernée dans le miroir éclaté ; je ne pourrais rien de plus pour elle. J’ai imploré ma beauté intérieure de se déverser sur mes traits pour en magnifier la banalité. Le transfert opérait chez les femmes les plus ordinaires des livres de ma mère. Je le méritais autant qu’elles.”

“j'ai senti monter quelque chose que je n'avais encore jamais senti, des frissons, des décharges dans tout mon corps qui s'éveillait, se déverrouillait, alors la peur s'en est mêlée, peur de l'architecte autant que de moi, peur de me laisser aller, du plaisir qu'il était capable de me donner, c'était si nouveau, je venais de découvrir les mille terminaisons nerveuses de mon clitoris.”

“J'ai une passion pour les tulipes, plus que pour aucune autre fleur de printemps; gaies, robustes, gracieuses, elles semblent de jeunes filles sortant du bain à côté des jacinthes, ces femmes aux formes opulentes dont chaque mouvement sature l'air de patchouli. Leur parfum, délicat et léger, est un comble de raffinement. Existe-t-il au monde rien de plus charmant que l'ardeur avec laquelle elles tendent leurs petits visages vers le soleil ? On les a taxées de prétention, et de vanité, alors que pour moi elles sont toute grâce et modestie, et ne sont coupables que de vouloir jouir de la vie sans craindre de regarder le soleil en face.”

“J'ai vingt-cinq ans, j'écris ce livre, et j'ai cet âge une fois pour toutes. Cela fait vingt-cinq ans que je l'ai, et j'espère bien l'avoir encore pendant vingt-cinq ans au moins, et même plus d'ailleurs, si mon corps s'aligne sur les statistiques - ce que je suis tout de même en droit d'attendre de lui, me faisant déjà assez remarquer comme ça. J'ai mis longtemps à avoir l'âge que j'avais secrètement, je garderai longtemps secrètement cet âge.”

“J'aimais l'odeur de la maison, un mélange d'huile de lin, de lavande séchée et de feu de cheminée. Quand on revenait de nos vacances, nos habits étaient imprégnés de ce parfum un peu sauvage de campagne, et j'essayais toujours de ne pas mettre tous mes vêtements à laver au retour pour pouvoir garder cette délicieuse odeur plus longtemps. C'était pour moi celle du bonheur et de la liberté. Quand je fermais les yeux, parfois, comme appuyant sur un bouton mystérieux, j'arrivais à la restituer, mais de manière si fugace que cela me serrait le cœur.”