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J Quotes

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“J’aime pas l'hiver qui se balade sous les vêtements et qui te crevasse les mains, j'aime pas le printemps qui te baratine en te promettant monts et merveilles, j'aime pas l'été qui déverse des nuées de bestioles et qui brûle les promesses, et j'aime pas non plus l'automne qui repeint le décor avec des belles couleurs pour le supprimer après. J'aime pas les saisons d'ici. Y a jamais rien qui change durablement, rien à espérer que de dérouler une corde que d'autres ont enroulée pour nous, rien qui vaille la peine de se battre. On gagne jamais, on attend que ça se passe." P214”

“J’aurai cette femme; je l’enlèverai au mari qui la profane; j’oserai la ravir au Dieu même qu’elle adore. Quel délice d’être tour à tour l’objet et le vainqueur de ses remords! Loin de moi l’idée de détruire les préjugés qui l’affligent! ils ajouteront à mon bonheur et à ma gloire. Qu’elle croie à la vertu, mais qu’elle me la sacrifie; que ses fautes l’épouvantent sans pouvoir l’arrêter, et qu’agitée de mille terreurs elle ne puisse les oublier, les vaincre que dans mes bras.”

“J'avais reconsulté entre-temps le docteur Chandi, à qui j'avais confié ma volonté expresse de mourir "à l'abri du regard de mes parents", et devant lequel, en évoquant le coma dans lequel était tombé Fichart, l'ami de Bill, je repris les mots de l'unique testament autographe de Muzil : "la mort, pas l'invalidité". Pas de coma prolongé, pas de démence, pas de cécité, la suppression pure et simple au moment adéquat. Mais le docteur Chandi se refusait à prendre en note quoi que ce soit de définitif, se bornant à indiquer que le rapport à la maladie ne cessait de se transformer, pour chaque individu, dans le cours de sa maladie, et qu'on ne pouvait préjuger des mutations vitales de sa volonté.”

“J´en veux pour preuve le phénomène grave qui se déploie sous nos yeux et qui est la multiplication des examens purement intellectuels. La seule logique cérébrale est devenue le critère d´appréciation et de sélection. Tout passe par la tête. Notre société se détruit elle-même par l´étouffement de la sensibilité et l´hypertrophie de l´intellectualisme, l´étouffement des valeurs féminines de la réalité humaine et l´hypertrophie des valeurs masculines. On est de moins en moins capable de ressentir. La sensibilité est meurtrie, réprimée, refusée, dénaturée par les névroses. Et, pour se rattraper, l´accent est mis sur les capacités intellectuelles.”

“J'entends souvent dire qu'un moyen imbattable contre les regards irrespectueux et déshabillants serait de regarder certaines parties du corps de l'agresseur avec insistance. Mais le regard ainsi rendu a de fortes chances de ne pas être interprété de a même façon par l'agresseur que par la victime, et encore moins s'il s'agit d'attouchements dérangeants... La raison est qu'une agression n'a pas lieu dans le vide, qu'il y a toujours tout un système sociétal de normes, de valeurs et de mœurs qui permettent ou interdisent la transgression et qui font qu'agresseur et victime l'interprètent ou non comme une agression. Souvent, il s'agit d'une situation sociale inégale entre agresseur et victime, comme par exemple dans le cas du harcèlement sexuel au travail. Dans ce système, le renversement de l'agression dans l'autre sens ne peut pas fonctionner car le "miroir" n'est pas soutenu par le même système sociétal. Nous pouvons comprendre une blague sur les belle-mères méchantes, même quand nous ne la trouvons pas drôle, parce qu'il y a toute une imagerie partagée sur ce thème. Par contre une blague sur un beau-père serait incompréhensible car ce même cadre de référence fait défaut. Une femme qui regarde avec insistance l'entrejambe d'un homme ne sera que rarement interprétée comme étant une harceleuse sexuelle, mais plutôt comme une nymphomane ou une prostituée.”

“J.R.R. Tolkien was also opposed to the Novus Ordo Mass. Simon Tolkien recalls his grandfather’s protest to the Novus Ordo: "I vividly remember going to church with him in Bour-nemouth. He was a devout Roman Catholic and it was soon after the Church had changed the liturgy from Latin to English. My grandfather obviously didn’t agree with this and made all the responses very loudly in Latin while the rest of the congregation answered in English. I found the whole experience quite excruciating, but my grandfather was oblivious. He simply had to do what he believed to be right.”

“J.W. Dunne was a distinguished man of science and professor of mathematics. [...] He embarked upon a lifetime study of precognition. In 1927 he published his basic conclusions in his bestselling book An Experiment with Time. [...] He argued that if time was a fourth dimension then the passage of time must itself take time. If therefore time takes time there must be a time outside of time. He called this "time 2". [...] Most of our life we live in "time 1", which is synonymous with the passing ordinary moments of everyday life. But during sleep a part of our personality (observer 2) can slip into this other dimension of time and experience events in the future which are communicated to our ordinary self (observer 1). Investigations led Dunne to conclude that under certain circumstances past, present and future events were accessible to consciousness and that during dreams we can enter this fourth dimension of space-time.”

“J’y ai mûrement réfléchi et je suis resté convaincu qu’il n’y point en Belgique de localité qu’il puisse m’être plus désirable de représenter qu’Anvers. … j’ai toujours été pénétré de la conviction que les objets qui touchent spécialement à la prospérité d’Anvers devaient avoir une grande part dans les soins du gouvernement. La Belgique a eu son époque d’activité commerciale, parce qu’à cette époque elle avait des moyens tout trouvés d’écouler les produits de ses manufactures. Je pense que les efforts du gouvernement doivent tendre à rendre la vie au commerce maritime, à multiplier les moyens d’échange avec les pays d’outre-mer, à remplacer les débouchés coloniaux que nous avons perdus, à faciliter les rapports commerciaux par une législation libérale….”

“J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n’échangerais ma place contre aucune autre parce qu’être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n’importe quelle autre affaire. Je trouve ça formidable qu’il y ait aussi des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d’autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d’autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l’école. Formidable qu’il y en ait de très douces, d’autres épanouies dans leur féminité, qu’il y en ait de jeunes, très belles, d’autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu’elles sont conviennent. C’est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n’écrirais pas ce que j’écris si j’étais belle, belle à changer l’attitude de tous les hommes que je croise. C’est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j’ai parlé hier et que je recommence aujourd’hui (p. 9-10).”

“J’écris donc d’ici, de chez les invendues, les tordues, celles qui ont le crâne rasée, celles qui ne savent pas s’habiller, celles qui ont peur de puer, celles qui ont les chicots pourris, celles qui ne savent pas s’y prendre, celles à qui les hommes ne font pas de cadeau, celles qui baiseraient n’importe qui voulant bien d’elles, les grosses putes, les petites salopes, les femmes à chatte toujours sèche, celles qui ont un gros bides, celles qui voudraient être des hommes, celles qui se prennent pour des hommes, celles qui rêvent de faire hardeuses, celles qui n’en ont rien à foutre des mecs mais que leurs copines intéressent, celles qui ont un gros cul, celles qui ont les poils drus et bien noirs et qui ne vont pas se faire épiler, les femmes brutales, bruyantes, celles qui cassent tout sur leur passage, celles qui n’aiment pas les parfumeries, celles qui se mettent du rouge trop rouge, celles qui sont trop mal foutues pour pouvoir se saper comme des chaudasses mais qui en crèvent d’envie, celles qui veulent porter des fringues d’hommes et la barbe dans la rue, celles qui veulent tout montrer, celles qui sont pudiques par complexe, celles qui ne savent pas dire non, celles qu’on enferme pour les mater, celles qui font peur, celles qui font pitié, celles qui ne font pas envie, celles qui ont la peau flasque, des rides plein la face, celles qui rêvent de se faire lifter, liposucer, péter le nez pour le refaire mais qui n’ont pas l’argent pour le faire, celles qui ne ressemblent à rien, celles qui ne comptent que sur elles-mêmes pour se protéger, celles qui ne savent pas être rassurantes, celles qui s’en foutent de leurs enfants, celles qui aiment boire jusqu’à se vautrer par terre dans les bars, celles qui ne savent pas se tenir.”

“J'étais incapable de me détacher d'elle. Au sens propre comme au figuré. Elle hantait mes cauchemars la nuit et mes pensées le jour, altérant jusqu'au dernier de mes rêves. Je n'étais plus que désir impatient, passion incandescente et soupirs latents. Je la cherchais partout quand elle ne se montrait pas. Elle était devenue l'astre qui régissait mon corps alangui ; je désespérais d'obtenir l'un de ses regards, l'une de ses caresses. Elle n'était pas seulement mon premier amour : elle était l'Amour personnifié. Cupide et vorace, tendre et violent, beau et furieux, cruel et somptueux.”

“J'étais jeune, plus jeune que je ne le croyais. Ma naïveté cependant était était vieille et désabusée. Éternelle en vérité: je la retrouve dans chaque génération nouvelle, depuis celle des "rats" de Saint-Germain-des-Prés, de 1947, jusqu'à la beat generation californienne qu'il m'arrive de fréquenter parfois, pour m'amuser à reconnaître, en d'autres lieux et d'autres visages, les grimaces de mes vingt ans.”

“J. Budziszewski is perhaps the clearest and most eloquent natural lawyer writing today. When reading his works I often find myself amazed by his insights and wondering, 'Why didn’t I think of that?' And then it dawns on me, 'That's what C. S. Lewis and G. K. Chesterton do to me as well.' The Line Through the Heart is another destination in J. Budziszewski's philosophical quest to lead his readers to the promised land of the good, the true, and the beautiful, to guide us to that place where we have always been but can't seem to find.”