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Guerre Quotes

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Guerre Quotes

“Je refuse de séjourner dans un pays où la liberté politique, la tolérance et l'égalité ne seront pas garanties par la loi. Je maintiendrai cette attitude aussi longtemps que nécessaire. Par liberté politique je comprends la liberté d'exprimer publiquement ou par écrit mon opinion politique, et par tolérance j'entends le respect de toute conviction individuelle.”

“There have been many plagues in the world as there have been wars, yet plagues and wars always find people equally unprepared. [...] When a war breaks out people say: 'It won't last, it's too stupid.' And war is certainly too stupid, but that doesn't prevent it from lasting. Stupidity always carries doggedly on, as people wold notice if they were not always thinking about themselves. In this respect, the citizens of Oran were like the rest of the world, they thought about themselves, in other words, they were humanists: they did not believe in pestilence. A pestilence does not have human dimensions, so people tell themselves that it is unreal, that it is a bad dream which will end. But it does not always end and, from one bad dream to the next, it is people who end, humanists first of all because they have not prepared themselves.”

“Sur ma tombe, comme dans ma vie, il n'y aura pas de phrase grandiloquente. Sur la dalle de mon tombeau, on ne devra lire que deux syllabes: «zwi-zwi». C'est le cri des mésanges charbonnières que j'imite si bien qu'elles accourent aussitôt. Et imaginez que dans ce zwi-zwi qui d'habitude brillait comme une aiguille d'acier et rendait un son très clair et très grêle, il y a depuis quelques jours un trille tout à fait menu, une minuscule note de poitrine. Et savez-vous, mademoiselle Jacob, ce que cela signifie ? C'est le premier léger mouvement du printemps à venir : malgré la neige, le froid et la solitude, nous croyons, les mésanges charbonnières et moi, à la venue du printemps ! Et si, par trop d'impatience, il ne devait pas m'être donné de vivre ce printemps, n'oubliez pas que sur la dalle de ma tombe on ne doit lire rien d'autre que «zwi-zwi». 7 février 1917, prison de Wronke À Mathilde Jacob”

“Mes paroles Je suis né en 1914, J'ai parlé en 15, Je parle encore. Que sont devenues mes paroles ? Parties au ciel ? Peut-être reviendront-elles toutes En 1939, Transformées en avion ? Si Allah existe Je ne lui demande rien d'autre. Cependant je ne souhaite Ni qu'il existe Ni l'avoir comme dernier recours. Septembre 1939”

“L'endoctrinement de la jeunesse dans les écoles était l'un des principaux piliers de ces États esclavagistes. En vérité, la principale différence entre les horreurs du XXème siècle et les despotismes plus anciens est que ces tyrannies modernes ont dû reposer sur un soutien des masses plus direct, et que par conséquent l'alphabétisation obligatoire et l'endoctrinement ont joué un rôle crucial.”

“Ta guerre avait fasciné mon ami historien. Un jour que nous dînions ensemble, il m’a demandé si je n’aurais pas préféré avoir un père “seulement” collabo. Quelque chose de simple, une saloperie sur quoi pleurer, cogner, qu’il me faudrait pouvoir admettre ou condamner, mais voilà que j’avais hérité du pire. Je me débattais dans l’épais brouillard qui entourait ton lac allemand. Tu restais une question et ta guerre était une folie. Elle ne me permettait ni de te comprendre ni de te pardonner. Une fois encore, je t’en ai voulu. J’étais blessé. Ta vérité n’avait pas plus de sens que tes mensonges.”

“Des Livres, pas Des Bombes (Le Sonnet) Les bombes tuent les terroristes, Les livres tuent le terrorisme. Les missiles tuent les extrémistes, La pleine conscience tue l'extrémisme. Les balles tuent les fanatiques, La bonté tue l'intolérance. La loi enchaîne les gens violents, L’amour réforme la violence. Le Sarin ne paralyse que les méchants, Le service guérit la méchanceté. C4 ne fait que retarder les préjugés, La curiosité guérit les préjugés. La violence ne peut plus être une révolution. La gentillesse est le remède à toute dégradation.”

“Nécessairement imparfait, un traité de paix ne peut, à lui seul. résoudre tous les problèmes qui ont justifié la guerre à laquelle il est supposé mettre fin, pas plus que ses concepteurs ne peuvent anticiper tous les changements entraînés par la guerre elle-même. Il n'est, en définitive, que ce que les puissances qui l'ont signé, (…), veulent bien en faire. Il participe d'une construction en devenir qui, (…), suppose modération et compréhension - (Pierre Journoud, page 79, 2012).”

“Ce que l'ingéniosité des hommes nous a offert dans ces cent dernières années aurait pu faciliter une vie libre et heureuse, si le progrès entre les humains s'effectuait en même temps que les progrès sur les choses. Or le résultat laborieux ressemble pour ceux de notre génération à ce que serait un rasoir pour un enfant de trois ans. La conquête de fabuleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais les angoisses et la faim. Pire encore, les progrès techniques fournissent les moyens d'anéantir la vie humaine et tout ce qui a été durement créé par l'homme. Nous, les anciens, avons vécu cette abomination pensant la guerre mondiale. Mais plus ignoble que cet anéantissement, nous avons vécu l'esclavage ignominieux où l'homme se voit entraîné par la guerre ! N'est-il pas épouvantable d'être contraint par la communauté d'accomplir des actes que chacun, face à sa conscience, juge criminels ? Or peu d'êtres ont révélé une telle grandeur d'âme qu'ils ont refusé de les commettre. A mes yeux pourtant ils sont les vrais héros de la guerre mondiale.”

“Encore au XIXe siècle, les meilleurs médecins ne savaient pas empêcher l’infection ni arrêter la putréfaction des tissus. Dans les hôpitaux de campagne, par peur de la gangrène, les chirurgiens amputaient couramment les mains et les jambes des soldats même légèrement blessés. Ces amputations, comme toutes les autres interventions médicales (telle l’extraction des dents), se faisaient sans anesthésiques. Les premiers d’entre eux - l’éther, le chloroforme et la morphine - ne devaient être d’usage courant dans la médecine occidentale qu’au milieu du XIXe siècle. Avant l’usage du chloroforme, il fallait quatre soldats pour maintenir un camarade blessé tandis que le médecin coupait le membre blessé. Le lendemain de la bataille de Waterloo (1815), on pouvait voir des monceaux de mains et de jambes coupés au voisinage des hôpitaux de campagne. En ce temps-là, les charpentiers et bouchers enrôlés dans l’armée servaient souvent dans le corps médical parce que la chirurgie exigeait à peine plus que de savoir manier le couteau et la scie.”

“En réalité, je traverse actuellement une passe assez dure. C'est exactement comme l'an dernier, à la Barnimstrasse : pendant sept mois je tiens bon, et le huitième mes nerfs flanchent tout à coup. Chaque jour à passer devient un petit sommet qu'il me faut gravir; la moindre bagatelle m'irrite douloureusement. En effet, dans cinq jours il y aura huit mois pleins de ma deuxième année de solitude. Ensuite, sûrement, comme l'an dernier, la vie reprendra ses droits, d'autant plus qu'on s'approche du printemps. Du reste, tout serait bien plus facile à supporter, si je n'oubliais pas la loi fondamentale que je me suis fixée comme règle de vie: être bon, voilà le principal! Etre bon tout simplement. Voilà qui englobe tout et qui vaut mieux que toute l'intelligence et la prétention d'avoir raison. 5 mars 1917, prison de Wronke À Hans Diefenbach”

“Nous écrirons : « Nous mangeons beaucoup de noix », et non pas : « Nous aimons les noix », car le mot « aimer » n’est pas sûr, il manque de précision et d’objectivité. […] Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues; il vaut mieux éviter leur emploi et s’en tenir à la description des objets, des êtres humains et de soi-même, c’est-à-dire à la description fidèles des faits.”

“Les Japonais du Pacifique ne cherchent pas à sauver leur vie; ils pensent que leur pays va disparaître : qui voudrait survivre à cela? Et si l'on ne peut plus empêcher leur victoire, c'est quelque chose à faire encore, de priver l'adversaire des vaincus. Car de toutes les civilisations, celle des États-Unis d'Amérique a ceci de particulier qu'elle a besoin de vaincus. Elle a besoin de ces Japonais désespérés, elle a besoin d'Allemands et d'Italiens pouilleux et martyrisés, elle a besoin de Français et de Belges honteux, elle a besoin d'eux comme un fils aimant et dément rêve que ses parents soient gâteux, afin de pouvoir les nourrir, de les aider à reconstruire, de leur prêter de l'argent, de leur vendre, de leur acheter.”