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Politique Quotes

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Politique Quotes

“You know what politique is? It is the French word for a lie. Kdoub! Politique! When you hear the French say: our politique, you know they mean: our lies. And when you hear the Moslems, the Friends of Independence, say: our politique, you know they mean: our lies. All lies are sins. And so, which displeases Allah more, a lie told by a Nazarene, who doesn’t know the true faith from the false, or a lie told by a Moslem, who does?”

“La leçon qui veut donner Xénophon en montrant Simonide en train d'écouter en silence le long discourse de Hiéron, puis en lui répondant, peut être exprimée maintenant de la façon suivante: même un homme parfaitement juste qui veut donner des conseils à un tyran doit se présenter comme un homme dénué de tous scrupules. Le plus grand homme qui ait jamais imité le Hiéron fut Machiavel. Je ne serais pas surpris si une étude suffisamment attentive de l'œuvre de Machiavel conduisait à la conclusion que c'est précisément le fait que Machiavel a parfaitement compris la principale leçon pédagogique de Xénophon qui explique les phrases les plus choquantes du Prince. Mais si Machiavel a compris la leçon de Xénophon, il ne l'a certainement pas appliquée dans l'esprit de son auteur. Car, d'après Xénophon, le conseiller du tyran doit apparaître comme un homme dénué de tous scrupules, non parce qu'il déclare ne craindre ni l'enfer ni le diable ou qu'il professe des principes immoraux, mais du simple fait qu'il s'abstient de tenir compte des principes moraux. Il doit manifester son affranchissement réel ou supposé à cet égard, non par le discours, mais par le silence car, en procédant ainsi - en méprisant la morale par l'action plutôt qu'en l'attaquant par le discours, il révèle en même temps sa compréhension des choses politiques. Xénophon, ou son Simonide, est plus politique que Machiavel; il refuse de séparer la modération (ou la prudence) de la sagesse (ou perspicacité).”

“Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce, Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ? Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ? se changer en bouffon Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? une peau Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?... Non, merci ! D'une main flatter la chèvre au cou Cependant que, de l'autre, on arrose le chou, Et donneur de séné par désir de rhubarbe, Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ? Non, merci ! Se pousser de giron en giron, Devenir un petit grand homme dans un rond, Et naviguer, avec des madrigaux pour rames, Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ? Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci ! S'aller faire nommer pape par les conciles Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ? Non, merci ! Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non, Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ? Être terrorisé par de vagues gazettes, Et se dire sans cesse : "Oh ! pourvu que je sois Dans les petits papiers du Mercure François" ?... Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême, Préférer faire une visite qu'un poème, Rédiger des placets, se faire présenter ? Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre, Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune, À tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît, Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard, Ne pas être obligé d'en rien rendre à César, Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, Bref, dédaignant d'être le lierre parasite, Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !”

“Six années d'opacité et d'irresponsabilité, résultat de trente années de corruption et de mensonges, de politiques mafieuses, de collusion entre les divers services de l'État, les divers ministères, les partis politiques et leur clientèle, de manigances géopolitiques aberrantes et de sinistres logiques guerrières planifiées par des milices criminelles se concentrent, se condensent de manière terrifiante et génèrent les cinq secondes de l'apocalypse.”

“Montée sur les épaules d'un de ses amis, au milieu des grenades lacrymogènes, des tirs, des flammes, un masque sur la figure et une écharpe sur les yeux, [...] elle criait en direction des policiers bardés comme des bibendums : "Nous ne partirons pas de ce pays, nous resterons ici, nous serons de nouveaux heureux, nous rirons de nouveau, et si les salads que vous protégez ne partent pas, eux, nous irons boire et danser sur leurs tombes.”

“Il n'y a pas deux sortes de mouvement révolutionnaire, de nature différente, l'un d'espèce bourgeoise et l'autre d'essence prolétarienne; la Révolution tout court, cette vieille taupe, comme disait Marx, poursuit son bonhomme de chemin, d'abord à travers une même crise révolutionnaire, et ensuite de crise révolutionnaire en crise révolutionnaire. Même quand elle paraît assoupie, elle creuse encore. Une crise révolutionnaire n'est que la continuation directe de la crise précédente. Il n'est pas possible de placer quelque part un poteau frontière et d'y inscrire: REVOLUTION BOURGEOISE ! DEFENSE D'ALLER PLUS LOIN !”

“2 juillet: Le hasard a quelque chose de romanesque voire de tragique. C'est il y a cent ans exactement, en 1920, que l'État libanais a été fondé, et on ne peut que rester rêveur devant l'ironie du sort qui fait advenir la ruine d'un pays à la date même de sa naissance, et au moment même où l'ont s'apprête à en célébrer le centenaire. Jusqu'où remonter sur ces cent années, dans la généalogie du désastre?”

“Sur ma tombe, comme dans ma vie, il n'y aura pas de phrase grandiloquente. Sur la dalle de mon tombeau, on ne devra lire que deux syllabes: «zwi-zwi». C'est le cri des mésanges charbonnières que j'imite si bien qu'elles accourent aussitôt. Et imaginez que dans ce zwi-zwi qui d'habitude brillait comme une aiguille d'acier et rendait un son très clair et très grêle, il y a depuis quelques jours un trille tout à fait menu, une minuscule note de poitrine. Et savez-vous, mademoiselle Jacob, ce que cela signifie ? C'est le premier léger mouvement du printemps à venir : malgré la neige, le froid et la solitude, nous croyons, les mésanges charbonnières et moi, à la venue du printemps ! Et si, par trop d'impatience, il ne devait pas m'être donné de vivre ce printemps, n'oubliez pas que sur la dalle de ma tombe on ne doit lire rien d'autre que «zwi-zwi». 7 février 1917, prison de Wronke À Mathilde Jacob”

“Le Liban, l'arrogante petite Suisse qui se prenait pour l'héritière d'une nation antique, voire biblique, seffondra une première fois en 1975, après trente ans que l'on a tendance aujourd'hui à magnifier. Ce furent pourtant trente ans de luttes, de conflits, de guerres larves pour définir l'identité du pays. Les chrétiens le considéraient comme leur et fondé pour eux, et refusaient den partager Le pouvoir réel avec les musulmans. Ces derniers exifaienr leur part de pouvoir, tout en rêvant d'unir Le pays aux grands projets arabistes et nassériens. Ils s'allièrent auxborgznisationnarmees palestiniennes. Les chrétiens y virent une menace existentielle, s'armèrent aussi et tout partit en morceaux.”

“En Tunisie, la période Ben Ali commença par de grands bouleversements dans le système éducatif. La situation qui avait conduit une forte partie des étudiants à basculer dans une contestation islamiste active appelait manifestement des réformes. Après la réforme de l'enseignement supérieur du ministre Tijani Chally lancée en 1989, il fallut s'attaquer à l'enseignement secondaire. La nomination d'un juriste francophile à la tête du MEN, Mohamed Charfi, visait manifestement à inverser la tendance après les années Mzali et leurs conséquences. Son projet de réforme prit corps pendant 2 ans de consultations et aboutira sur la loi du 29 juillet 1991. La langue française redevenait langue étrangère obligatoire pour les élèves passant le baccalauréat. Enfin, son successeur à partir du milieu de la décennie, Dali Jazi, poursuivit son action en faisant revenir le français dans le supérieur, surtout dans les facultés des lettres (en particulier en philosophie). Cet ensemble de réformes visait à remédier à l'héritage des années soixante-dix et fut soutenu par la Banque mondiale. Cette dernière a publié plusieurs rapports sur l'enseignement tunisien : en février 1992 était ainsi publié un rapport d'évaluation du projet de restructuration de l'enseignement supérieur, puis à nouveau en mai 1997, Tunisia-Higher education : challenges and opportunities.”

“Appartenir à une patrie, c'est aussi s'engager pour le siècle où l'on y vit" (source: émission sur la Russie sur Arte le 28/02/2012). "L'honneur d'un peuple appartient aux morts et les vivants n'en ont que l'usufruit - Georges Bernanos - Nos démocraties ne valent que par les hommes qui les servent. Elles ne sont donc jamais parfaites mais elles reposent sur un socle inamovible , selon Gandhi : “La véritable source des droits est le devoir.” Tout le reste est une question d’organisation. "Le passé renforce le présent et les pas hésitants qui conduisent à ce présent trouvent le chemin de l'avenir..." "TELL ME WHO YOUR FRIENDS ARE AND I WILL TELL YOU HOW YOU ARE" Pour juger de la beauté d'un ouvrage, il suffit de le considérer en lui-même ; mais, pour juger du mérite de l'auteur, il faut le comparer à son siècle FONTENELLE ------------------------------------------- "La quantité de critiques reçues concernant tout sujet est inversement proportionnelle à la valeur exacte du sujet". (Louis de Potter, 1850)”

“Apparence de paix Pas de carnage ici, pas de mise à mort. Les drames de l'histoire sont parfois comme une musique qui demeure au fond d'un champ où l'on marche parmi le bruissement du maïs, aimanté par des oiseaux fous à l'orée du bois et sous un ciel que strie la fumée blanche d'un avion — en haute altitude, des voyageurs sans doute sirotent l'apéro dans une carlingue qui les protège du froid absolu — mais ici-bas sous le vent tiède de septembre la terre joue sa partition ancienne, les enfant des fermes s'en sont allés en sifflant dans l'herbe et des veuves inconsolables hantent toujours les parages de la rivière que l'on dit paresseuse, à croire que le jour entier va refermer sur elle sa masse bleue, elles seront dans la caverne du temps, les années chanteront leur absence et très haut, oiseaux et bolides iront vers ailleurs en ignorant tout de leurs peines, leurs douleurs, leurs coffres remplis de robes d'un autre âge.”

“Du point de vue que je défends, la seule justification qui me paraît acceptable des interventions de l'État par la menace ou la force n'est pas la promotion de valeurs abstraites comme la non-domination, l'autonomie ou la dignité, mais la protection des individus à l'égard des souffrances injustes qu'on veut leur infliger: domination, persécution ou élimination. C'est pourquoi je me permets de dire que la conception de la liberté politique que je veux défendre est concrète: c'est celle des individus particuliers.”

“[...] c'est qu'on accuse l'ensemble des féministes d'être de mèche avec le chien, et ce n'est pas tout à fait faux car les femmes qui se battent pour voter ne comprennent souvent pas pourquoi déclarer les guerres, fabriquer les lois et violer les femmes, cela ne suffit pas à contenter les hommes, pourquoi il leur faut de surcroit démembrer les animaux qu'ils croisent; ce que nombre d'entre elles comprennent, par contre, c'est que la force mâle qui meurtrit le corps des femmes et celui des bêtes est la même, que cette force dit de la femme qu'elle est une chienne et des bêtes qu'elles sont autant de biens, que cette force décrète ce qui mérite ou non de vivre et surtout à quelle place, que cette force conquiert la viande par son fusil ou par son sexe droit - instruites de ce savoir acquis dans la blessure et l'ombre, ces femmes ouvrent grand la nuit en s'écriant: le sang ne passera pas par nous!”