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Histoire Quotes

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Histoire Quotes

“En considérant cet enchaînement de fondations, de résurrections et de catastrophes, on croit saisir un fil qui relie les divers efforts, en bonne partie vains, du monde hellénistico-romain pour sauver ses livres. Tout commence avec Alexandrie : Pergame, Antioche, Rome, Athènes ne sont que des répliques. La dernière réincarnation aura lieu à Byzance, et ce sera encore une fois une bibliothèque dans un palais : celui de l'empereur et celui du patriarche. Les destructions, les ruines, les saccages, les incendies frappèrent surtout les grands rassemblements de livres, placés, selon la règle, au centre du pouvoir. Les bibliothèques de Byzance ne firent pas non plus exception. C'est pourquoi, ce qui à la fin est resté ne vient pas des grands centres, mais de lieux "marginaux" (les couvents) ou de copies privées sporadiques.”

“L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré. Ses propriétés sont bien connues. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution, et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. L'histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout.”

“Je porte une histoire en moi, depuis des années Jeanne, une bien belle histoire je crois. Mais j'ai du mal, si vous saviez, tant de mal à la sortir de ma tête. Alors les accents viennent à mon secours. Tout comme ils sont venus vous aider Jeanne. -Je ne comprends pas. -Une histoire qu'on arrive pas à raconter ressemble à un amour qu'on ose pas s'avouer... -Monsieur, les accents, au fond à quoi servent-ils? -Ils nous réveillent Jeanne, ils vont chercher en nous ce que nous avons de plus fort. Ils accentuent nos vies comme leur nom l'indique, ils accentuent.”

“Appartenir à une patrie, c'est aussi s'engager pour le siècle où l'on y vit" (source: émission sur la Russie sur Arte le 28/02/2012). "L'honneur d'un peuple appartient aux morts et les vivants n'en ont que l'usufruit - Georges Bernanos - Nos démocraties ne valent que par les hommes qui les servent. Elles ne sont donc jamais parfaites mais elles reposent sur un socle inamovible , selon Gandhi : “La véritable source des droits est le devoir.” Tout le reste est une question d’organisation. "Le passé renforce le présent et les pas hésitants qui conduisent à ce présent trouvent le chemin de l'avenir..." "TELL ME WHO YOUR FRIENDS ARE AND I WILL TELL YOU HOW YOU ARE" Pour juger de la beauté d'un ouvrage, il suffit de le considérer en lui-même ; mais, pour juger du mérite de l'auteur, il faut le comparer à son siècle FONTENELLE ------------------------------------------- "La quantité de critiques reçues concernant tout sujet est inversement proportionnelle à la valeur exacte du sujet". (Louis de Potter, 1850)”

“Nécessairement imparfait, un traité de paix ne peut, à lui seul. résoudre tous les problèmes qui ont justifié la guerre à laquelle il est supposé mettre fin, pas plus que ses concepteurs ne peuvent anticiper tous les changements entraînés par la guerre elle-même. Il n'est, en définitive, que ce que les puissances qui l'ont signé, (…), veulent bien en faire. Il participe d'une construction en devenir qui, (…), suppose modération et compréhension - (Pierre Journoud, page 79, 2012).”

“Mânes de Wolfe et de Montcalm, tombés tous deux le même jour au champ d'honneur, mânes de Lévis, dont le dernier combat sur les bords du Saint-Laurent fut une suprême victoire ; mânes de Montmorency-Laval, qui fut le fondateur de ce vigoureux système d'éducation dont nous récoltons aujourd'hui les résultats ; mânes des martyres de 1837-38, victimes patriotiques dont le sang a fait germer nos libertés politiques ; mânes de Lafontaine et de Baldwin, champions de nos droits constitutionnels ; mânes de Cartier ; mânes de Chapleau ; mânes de Mercier, vous planez en ce moment sur nos têtes ; vous êtes les témoins du spectacle de tout un peuple réuni ici pour se souvenir. Quand vous repartirez ce soir, pour retourner vers ces régions de l'au-delà qu'on appelle le ciel, emportez avec vous l'hymne de reconnaissance, la prière de ce peuple qui est venu s'agenouiller ce matin devant l'autel du Tout-Puissant, pour le remercier et lui demander sa protection pour l'avenir.”

“S'il est une leçon que doit retenir la jeunesse, c'est que la survivance d'un peuple se conquiert beaucoup moins par les beaux coups d'éclat, par les victoires d'éloquence, que par les œuvres constructives. Être fort pour un peuple, c'est l'être d'abord par la vigueur intérieure de son âme, par sa constitution sociale, économique, intellectuelle, morale. Cela même est la première condition de défense contre l'ennemi extérieur; pour être un bon soldat il faut être physiquement et moralement bien constitué.”

“La fierté fut bien, dans le passé tout proche, l'une des vertus qui nous ont le plus manqué, quand fort peu pourtant nous étaient aussi nécessaires. Un peuple faible par le nombre, peut se passer, à la rigueur, de richesse et même d'art; il ne saurait se passer d'être fier. Pour vivre il faut d'abord se convaincre que la vie en vaut la peine; et notre peuple n'aura plus de raisons de perpétuer sa race quand il y aura vu la cause d'une infériorité. Pour être fiers, les jeunes n'ont besoin que de savoir qui ils sont. Il n'appartient pas aux fils des grands Français qui ont bâti ce chef-d’œuvre d'histoire que fut la Nouvelle-France, de chercher ailleurs que chez eux, les raisons de leur dignité. Si cette gloire fut entachée d'une défaite, nos pères ont empêché que cette défaite fût irréparable; il y a même beau temps qu'ils l'ont rachetée. Aujourd'hui, dans notre pays, où notre ordre social fait l'envie des autres, nous n'avons que le déshonneur de nous mal juger nous-mêmes. Nous sommes pourtant la race qui n'a jamais violé le droit d'autrui. Persécutés souvent, nous n'avons jamais été persécuteurs. Le service de la civilisation par la propagande de la foi du Christ, plus que personne en Amérique, nous l'avons pratiqué. Tous ces motifs de fierté suffiraient à de moins inattentifs.”

“C'est le magistère de l'histoire, incessante transfusion de l'âme des pères dans l'âme des fils, qui maintient une race invariable en son fond. Pour des petits peuples comme le nôtre, mal assurés de leur destin, exposés à douter de leur avenir, c'est l'histoire, "conscience vigilante et collective d'une société fière d'elle-même," (G. Kurth), qui détermine les suprêmes fidélités. Pour une race démembrée et dispersée comme la race française d'Amérique, c'est encore l'histoire, reliant aux mêmes souvenirs, faisant communier à l'idéal des mêmes aïeux, qui maintient, malgré les distances, l'essentielle fraternité.”

“C’est un samedi semblable à bien d’autres, pourtant unique. Sur la capitale, le ciel est dégagé, laissant au soleil levant le soin de chauffer les façades en pierre de taille. Une brume de chaleur s’étend au-dessus de la Seine, les pêcheurs matinaux se rafraîchissent le visage avec l’eau du fleuve. Sous le pont Alexandre III, quelques chanceux moulinent leur fil avec une carpe ou une grémille suffisamment naïve pour se piquer la lèvre sur leur hameçon. Ceux-là feront la fierté de leur femme et ils s’imaginent rentrer hardiment dans leur appartement, accueillis comme de réels héros pour avoir attrapé une proie de trois cents grammes tout au plus, qui nourrirait à peine un chaton. Mais le sourire de ces hommes se contemple avec beauté, car eux aussi seront bientôt chassés, mais ils ne s’en doutent pas. L’innocence des jours heureux se dessine sur leur visage.”

“S’il est une leçon que doit retenir la jeunesse, c’est que la survivance d’un peuple se conquiert beaucoup moins par les beaux coups d’éclat, par les victoires d’éloquence, que par les œuvres constructives. Être fort pour un peuple, c’est l’être d’abord par la vigueur intérieure de son âme, par sa constitution sociale, économique, intellectuelle, morale. Cela même est la première condition de défense contre l’ennemi extérieur; pour être un bon soldat il faut être physiquement et moralement bien constitué. La fierté fut bien, dans le passé tout proche, l’une des vertus qui nous ont le plus manqué, quand fort peu pourtant nous étaient aussi nécessaires. Un peuple faible par le nombre, peut se passer, à la rigueur, de richesse et même d’art; il ne saurait se passer d’être fier. Pour vivre il faut d’abord se convaincre que la vie en vaut la peine; et notre peuple n’aura plus de raisons de perpétuer sa race quand il y aura vu la cause d’une infériorité. Pour être fiers, les jeunes n’ont besoin que de savoir qui ils sont. Il n’appartient pas aux fils des grands Français qui ont bâti ce chef-d’œuvre d’histoire que fut la Nouvelle-France, de chercher ailleurs que chez eux, les raisons de leur dignité. Si cette gloire fut entachée d’une défaite, nos pères ont empêché que cette défaite fût irréparable; il y a même beau temps qu’ils l’ont rachetée. Aujourd’hui, dans notre pays, où notre ordre social fait l’envie des autres, nous n’avons que le déshonneur de nous mal juger nous-mêmes. Nous sommes pourtant la race qui n’a jamais violé le droit d’autrui. Persécutés souvent, nous n’avons jamais été persécuteurs. Le service de la civilisation par la propagande de la foi du Christ, plus que personne en Amérique, nous l’avons pratiqué. Tous ces motifs de fierté suffiraient à de moins inattentifs.”

“Cependant, toutes les histoires – je parle des vraies, hein, pas de celles où des ados à grande gueule se transforment en espions-ninjas, ou dont les protagonistes vieillissants renversent leur petite vie privilégiée sur un coup de tête et vont ouvrir une librairie d’occasion à Barcelone, où ils découvrent enfin l’amour – ont besoin de nous pour survivre. Les êtres humains sont les nuages d’où pleuvent les histoires, mais nous sommes également les éclats de verre qui en réfractent la lumière, qui en polarisent les rayons jusqu’à les rendre brûlants.”

“L'hégélianisme interprète la longue histoire de l'humanité comme ayant un sens : c'est la liberté de l'homme progressant étape par étape. L'histoire est faite de chocs successifs, c'est la prise en compte de défis. L'histoire des sociétés progresse, et au bout, l'homme ayant atteint sa liberté complète, nous avons l'État démocratique dans sa forme idéale.”

“Le motif de base de la Résistance était l'indignation. Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la Résistance et ses idéaux. Nous leur disons : Indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté mais pas cette liberté incontrôlée du renard dans le poulailler.”

“Pendant la majeure partie de l’histoire, les mathématiques ont été un domaine ésotérique que même les gens instruits étudiaient rarement. Dans l’Europe médiévale, la logique, la grammaire et la rhétorique formaient le noyau dur de l’éducation, tandis que l’enseignement des mathématiques allait rarement au delà de l’arithmétique élémentaire et de la géométrie. Personne n’étudiait les statistiques. La théologie était la reine incontestée de toutes les sciences.”

“L'Histoire est une étrange créature. Elle a le don de nous aveugler de notre propre reflet quand nous nous penchons vers ses eaux profondes et mystérieuses. Beaucoup d'entre nous s'y noient, comme Narcisse dont la fascination pour sa propre beauté était plus forte que son instinct de survie. Ceux qui ne connaissent pas l'Histoire seront peut-être condamnés à la répéter. De même que ceux qui la connaissent mais qui l'interprètent comme ça les arrange.”

“La colère de ma mère est d'une autre nature. Les trahisons l'ont grandie. D'élan elle est devenue force. Elle a planté ses crocs si profond dans sa mémoire qu'elle est devenue caillou. La colère n'irrigue plus le corps, elle se concentre sur le cœur et sa fonction première: cogner pour respirer. Comme je voudrais avoir la même! Elle fabrique des vengeances en forme d'honneur. Pour Aliénor, la haine est une colère qui vieillit bien.”

“Je n'ai pas su leur apprendre la joie mais je les ai armées. Mes filles auront les maris que le jeu du pouvoir exige. Elles ne choisiront rien, hélas, mais quelque soit le sort qui leur est réservé, elles résisteront. Aujourd'hui je les considère sauvées car hors d'atteinte. Incapable de rire, mais le menton haut et les poings serrés. Est-ce une erreur de vouloir protéger ceux qu'on aime?”

“L'histoire des idées n'est pas nécessairement superposable à l'histoire des sciences. Mais comme les savants mènent leur vie d'hommes dans un milieu et un entourage non exclusivement scientifiques, l'histoire des sciences ne peut négliger l'histoire des idées. Appliquant à une thèse sa propre conclusion, on pourrait dire que les déformations qu'elle subit dans le milieu de culture en peuvent révéler la signification essentielle.”