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Quote by Laurent Henninger et Thierry Widemann

“Nécessairement imparfait, un traité de paix ne peut, à lui seul. résoudre tous les problèmes qui ont justifié la guerre à laquelle il est supposé mettre fin, pas plus que ses concepteurs ne peuvent anticiper tous les changements entraînés par la guerre elle-même. Il n'est, en définitive, que ce que les puissances qui l'ont signé, (…), veulent bien en faire. Il participe d'une construction en devenir qui, (…), suppose modération et compréhension - (Pierre Journoud, page 79, 2012).”

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Comprendre la guerre : Histoire et notions

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Laurent Henninger et Thierry Widemann

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“Mânes de Wolfe et de Montcalm, tombés tous deux le même jour au champ d'honneur, mânes de Lévis, dont le dernier combat sur les bords du Saint-Laurent fut une suprême victoire ; mânes de Montmorency-Laval, qui fut le fondateur de ce vigoureux système d'éducation dont nous récoltons aujourd'hui les résultats ; mânes des martyres de 1837-38, victimes patriotiques dont le sang a fait germer nos libertés politiques ; mânes de Lafontaine et de Baldwin, champions de nos droits constitutionnels ; mânes de Cartier ; mânes de Chapleau ; mânes de Mercier, vous planez en ce moment sur nos têtes ; vous êtes les témoins du spectacle de tout un peuple réuni ici pour se souvenir. Quand vous repartirez ce soir, pour retourner vers ces régions de l'au-delà qu'on appelle le ciel, emportez avec vous l'hymne de reconnaissance, la prière de ce peuple qui est venu s'agenouiller ce matin devant l'autel du Tout-Puissant, pour le remercier et lui demander sa protection pour l'avenir.”

“S'il est une leçon que doit retenir la jeunesse, c'est que la survivance d'un peuple se conquiert beaucoup moins par les beaux coups d'éclat, par les victoires d'éloquence, que par les œuvres constructives. Être fort pour un peuple, c'est l'être d'abord par la vigueur intérieure de son âme, par sa constitution sociale, économique, intellectuelle, morale. Cela même est la première condition de défense contre l'ennemi extérieur; pour être un bon soldat il faut être physiquement et moralement bien constitué.”

“La fierté fut bien, dans le passé tout proche, l'une des vertus qui nous ont le plus manqué, quand fort peu pourtant nous étaient aussi nécessaires. Un peuple faible par le nombre, peut se passer, à la rigueur, de richesse et même d'art; il ne saurait se passer d'être fier. Pour vivre il faut d'abord se convaincre que la vie en vaut la peine; et notre peuple n'aura plus de raisons de perpétuer sa race quand il y aura vu la cause d'une infériorité. Pour être fiers, les jeunes n'ont besoin que de savoir qui ils sont. Il n'appartient pas aux fils des grands Français qui ont bâti ce chef-d’œuvre d'histoire que fut la Nouvelle-France, de chercher ailleurs que chez eux, les raisons de leur dignité. Si cette gloire fut entachée d'une défaite, nos pères ont empêché que cette défaite fût irréparable; il y a même beau temps qu'ils l'ont rachetée. Aujourd'hui, dans notre pays, où notre ordre social fait l'envie des autres, nous n'avons que le déshonneur de nous mal juger nous-mêmes. Nous sommes pourtant la race qui n'a jamais violé le droit d'autrui. Persécutés souvent, nous n'avons jamais été persécuteurs. Le service de la civilisation par la propagande de la foi du Christ, plus que personne en Amérique, nous l'avons pratiqué. Tous ces motifs de fierté suffiraient à de moins inattentifs.”

“C'est le magistère de l'histoire, incessante transfusion de l'âme des pères dans l'âme des fils, qui maintient une race invariable en son fond. Pour des petits peuples comme le nôtre, mal assurés de leur destin, exposés à douter de leur avenir, c'est l'histoire, "conscience vigilante et collective d'une société fière d'elle-même," (G. Kurth), qui détermine les suprêmes fidélités. Pour une race démembrée et dispersée comme la race française d'Amérique, c'est encore l'histoire, reliant aux mêmes souvenirs, faisant communier à l'idéal des mêmes aïeux, qui maintient, malgré les distances, l'essentielle fraternité.”

“C’est un samedi semblable à bien d’autres, pourtant unique. Sur la capitale, le ciel est dégagé, laissant au soleil levant le soin de chauffer les façades en pierre de taille. Une brume de chaleur s’étend au-dessus de la Seine, les pêcheurs matinaux se rafraîchissent le visage avec l’eau du fleuve. Sous le pont Alexandre III, quelques chanceux moulinent leur fil avec une carpe ou une grémille suffisamment naïve pour se piquer la lèvre sur leur hameçon. Ceux-là feront la fierté de leur femme et ils s’imaginent rentrer hardiment dans leur appartement, accueillis comme de réels héros pour avoir attrapé une proie de trois cents grammes tout au plus, qui nourrirait à peine un chaton. Mais le sourire de ces hommes se contemple avec beauté, car eux aussi seront bientôt chassés, mais ils ne s’en doutent pas. L’innocence des jours heureux se dessine sur leur visage.”

“S’il est une leçon que doit retenir la jeunesse, c’est que la survivance d’un peuple se conquiert beaucoup moins par les beaux coups d’éclat, par les victoires d’éloquence, que par les œuvres constructives. Être fort pour un peuple, c’est l’être d’abord par la vigueur intérieure de son âme, par sa constitution sociale, économique, intellectuelle, morale. Cela même est la première condition de défense contre l’ennemi extérieur; pour être un bon soldat il faut être physiquement et moralement bien constitué. La fierté fut bien, dans le passé tout proche, l’une des vertus qui nous ont le plus manqué, quand fort peu pourtant nous étaient aussi nécessaires. Un peuple faible par le nombre, peut se passer, à la rigueur, de richesse et même d’art; il ne saurait se passer d’être fier. Pour vivre il faut d’abord se convaincre que la vie en vaut la peine; et notre peuple n’aura plus de raisons de perpétuer sa race quand il y aura vu la cause d’une infériorité. Pour être fiers, les jeunes n’ont besoin que de savoir qui ils sont. Il n’appartient pas aux fils des grands Français qui ont bâti ce chef-d’œuvre d’histoire que fut la Nouvelle-France, de chercher ailleurs que chez eux, les raisons de leur dignité. Si cette gloire fut entachée d’une défaite, nos pères ont empêché que cette défaite fût irréparable; il y a même beau temps qu’ils l’ont rachetée. Aujourd’hui, dans notre pays, où notre ordre social fait l’envie des autres, nous n’avons que le déshonneur de nous mal juger nous-mêmes. Nous sommes pourtant la race qui n’a jamais violé le droit d’autrui. Persécutés souvent, nous n’avons jamais été persécuteurs. Le service de la civilisation par la propagande de la foi du Christ, plus que personne en Amérique, nous l’avons pratiqué. Tous ces motifs de fierté suffiraient à de moins inattentifs.”

“Cependant, toutes les histoires – je parle des vraies, hein, pas de celles où des ados à grande gueule se transforment en espions-ninjas, ou dont les protagonistes vieillissants renversent leur petite vie privilégiée sur un coup de tête et vont ouvrir une librairie d’occasion à Barcelone, où ils découvrent enfin l’amour – ont besoin de nous pour survivre. Les êtres humains sont les nuages d’où pleuvent les histoires, mais nous sommes également les éclats de verre qui en réfractent la lumière, qui en polarisent les rayons jusqu’à les rendre brûlants.”