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Démocratie Quotes

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Démocratie Quotes

“Appartenir à une patrie, c'est aussi s'engager pour le siècle où l'on y vit" (source: émission sur la Russie sur Arte le 28/02/2012). "L'honneur d'un peuple appartient aux morts et les vivants n'en ont que l'usufruit - Georges Bernanos - Nos démocraties ne valent que par les hommes qui les servent. Elles ne sont donc jamais parfaites mais elles reposent sur un socle inamovible , selon Gandhi : “La véritable source des droits est le devoir.” Tout le reste est une question d’organisation. "Le passé renforce le présent et les pas hésitants qui conduisent à ce présent trouvent le chemin de l'avenir..." "TELL ME WHO YOUR FRIENDS ARE AND I WILL TELL YOU HOW YOU ARE" Pour juger de la beauté d'un ouvrage, il suffit de le considérer en lui-même ; mais, pour juger du mérite de l'auteur, il faut le comparer à son siècle FONTENELLE ------------------------------------------- "La quantité de critiques reçues concernant tout sujet est inversement proportionnelle à la valeur exacte du sujet". (Louis de Potter, 1850)”

“Tout cela me confortait dans mon intuition, souvent moquée par mes amis, que l’homme était fondamentalement bon – à condition d’être en rapport direct et vital avec d’autres hommes. Impersonnel, un système social écarte l’homme de l’homme. Dans la lézarde ainsi creusée, la plante du ressentiment pousse et nourrit la fraude, le parasitisme et l’abus – puisqu’on ne voit jamais qui paie ni qui souffre de nos abus. On espère que c’est le système qui paie quand lui se contente de répartir les coûts et d’inoculer ce que chacun, par sa rancœur, fait subir de manière diffuse à tous. Les dysfonctionnements s’accroissent, les honnêtes gens s’en prennent aux saboteurs et bientôt les imitent … On se retrouve contraint, pour maintenir la cohésion sociale, d’instaurer un contrôle maniaque et vétilleux sur le moindre petit comportement fautif de chaque citoyen. Et ça donne Cerclon : la démocratie comme liberticide collectif …”

“Un homme était-il éminent en pouvoir, en vertu, en richesses ou en crédit, il fut seul élu magistrat, et l’état devint monarchique. Si plusieurs, à peu près égaux entre eux, l’emportaient sur tous les autres, ils furent élus conjointement, et l’on eut une aristocratie. Ceux dont la fortune ou les talents étaient moins disproportionnés, et qui s’étaient le moins éloignés de l’état de nature, gardèrent en commun l’administration suprême, et formèrent une démocratie.”

“On notera par amusement le privilège commun qui associe fortuitement ces trois termes : la mélancolie, après tout, ne métamorphose-t-elle pas le corps en théâtre sur lequel l'âme joue ses drames universels dans une terrible démocratie du malheur, sans privilège de caste ni de rang ?”

“La démocratie vit de mouvements, de changements, d’agencements contractuels, de temps fluides, de dynamiques permanentes, de jeux dialectiques. Elle se crée, vit, change, se métamorphose, se construit en regard d’un vouloir issu de forces vivantes. Elle recourt à l’usage de la raison, au dialogue des parties prenantes, à l’agir communicationnel, à la diplomatie autant qu’à la négociation. La théocratie fonctionne à l’inverse : elle nait, vit et jouit de l’immobilité, de la mort et de l’irrationnel. La théocratie est l’ennemie la plus à craindre de la démocratie, avant-hier à Paris avant 1789, hier à Téhéran en 1978, et aujourd’hui chaque fois qu’Al-Quaïda fait parler la poudre.”

“Extraits du poème: Aux pays des pyramides inversées... ....Ils organisent ces bals de saltimbanques Arrosés de fausses musiques, De fausses notes défiant le solfège : Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do, Sans mineur possible, ni majeur sonnant, Sans septième récalcitrant, sans complexe neuvième Sans dièses et bémols, quintés et quarts raffinés.”

“La crise de la légitimité se manifeste à travers trois symptômes indéniables. Tout d’abord, de moins en moins de gens se dérangent pour aller voter. Dans les années 1960, plus de 85 pour cent des Européens prenaient part aux élections. Dans les années 1990, ce chiffre était inférieur à 79 pour cent. Au cours de la première décennie du XXIe siècle, il est même tombé au-dessous de 77 pour cent, le niveau le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale En deuxième lieu, parallèlement à l’abstention, il y a l’inconstance des électeurs. Non seulement les électeurs européens vont moins voter, mais le vote est de plus en plus capricieux. Ceux qui vont encore voter reconnaissent peut-être encore la légitimité de la procédure, mais montrent de moins en moins de loyauté à un seul et même parti. En troisième lieu, il y a de moins en moins de gens qui adhèrent à un parti politique. Dans les États membres de l’Union européenne, seuls 4, 65 pour cent des électeurs sont encore affiliés à un parti.”

“En ce début du XXIe siècle, la souveraineté, jadis fondement de l’État-nation, est devenue une notion toute relative. De ce fait, les grands défis de notre époque – changement climatique, crise bancaire, crise de l’euro, crise économique, paradis fiscaux, migrations, surpopulation – ne peuvent plus être relevés de façon adéquate par les gouvernements nationaux. L’impuissance est devenue le maître-mot de notre époque : impuissance du citoyen face aux gouvernements nationaux, des gouvernements nationaux face à l’Europe, et de l’Europe face au monde.”

“Car l’incapacité à s’attaquer aux problèmes structurels s’accompagne d’une surexposition du trivial, encouragée par un système médiatique qui a perdu la tête et qui, fidèle à la logique du marché, en est venu à préférer monter en épingle des conflits futiles plutôt que d’analyser des problèmes réels, surtout en période de baisse des parts de marché de l’audiovisuel.”

“La crise de l’efficacité ne fait qu’aggraver la crise de la légitimité. Et le résultat est là : les symptômes dont souffre la démocratie occidentale sont aussi nombreux que vagues, mais si l’on juxtapose abstentionnisme, instabilité électorale, hémorragie des partis, impuissance administrative, paralysie politique, peur de l’échec électoral, pénurie de recrutement, besoin compulsif de se faire remarquer, fièvre électorale chronique, stress médiatique épuisant, suspicion, indifférence et autres maux tenaces, on voit se dessiner les contours d’un syndrome, le syndrome de fatigue démocratique, une affection qui n’a pas encore été explorée systématiquement, mais dont il est néanmoins indéniable que nombre de démocraties occidentales en sont atteintes.”

“Les populistes sont des entrepreneurs politiques qui s’efforcent de conquérir la plus grosse part de marché possible, au besoin à l’aide d’un peu de kitsch romantique. On ne voit pas très bien comment ils envisagent, une fois qu’ils auront obtenu le pouvoir, leurs relations avec ceux qui ne sont pas de leur avis, car la démocratie est le pouvoir de la majorité dans le respect de la minorité – sinon, elle dégénère en cette fameuse “dictature de la majorité”, et nous voilà encore plus loin du but.”

“Durant la phase de transition qui suit une révolution, le pouvoir repose toujours, l’espace d’un instant, sur une élite qui n’a pas été élue. Il s’agit alors d’organiser le plus vite possible des élections ou un référendum, pour que le compteur de confiance puisse commencer à tourner et qu’une légitimité s’établisse a posteriori. À court terme, une technocratie peut donner une nouvelle impulsion ; à plus long terme, un tel régime n’est pas viable.”

“La dernière fois qu’un antiparlementarisme aussi virulent s’est manifesté en Europe, c’était durant l’entre-deux-guerres. Comme la Première Guerre mondiale et la crise des années 1920 étaient souvent attribuées aux excès de la démocratie bourgeoise du XIXe siècle, trois dirigeants s’en prirent au système parlementaire. Leurs noms : Lénine, Mussolini, Hitler. On l’oublie souvent aujourd’hui, mais le fascisme et le communisme étaient à l’origine des tentatives de dynamisation de la démocratie : en supprimant le Parlement, le peuple et son dirigeant pouvaient être plus en phase (fascisme) ou le peuple pouvait diriger le pays directement (communisme).”

“Premièrement, la participation des citoyens s’exerçait directement. C’est en contradiction avec notre système actuel, où la représentation populaire est beaucoup plus une affaire de spécialistes. Aujourd’hui, seul le jury d’un procès d’assises se compose encore de simples citoyens. Deuxièmement, des décisions importantes étaient prises par de très grandes masses de gens. L’Assemblée du peuple ou Ecclésia réunissait des milliers d’hommes ; l’Héliée ou Tribunal du peuple comptait 6 000 membres.”

“Après avoir rattaché en 1492 la Castille à son royaume d’Aragon, le roi Ferdinand II devait déclarer : “Par expérience, on voit que les régimes dits du sort et du sac, dans les cités et dans les villes, favorisent davantage la vie bonne, une administration et un régime sains que les régimes qui se fondent à l’inverse sur l’élection. Ils sont plus unis et plus égaux, plus pacifiques et plus détachés des passions”

“Les travaux de James Fishkin ont marqué un vrai tournant délibératif dans les sciences politiques. Aucun chercheur sérieux ne remet plus en cause aujourd’hui la forte impulsion que peut apporter la démocratie délibérative au corps gravement malade de la démocratie représentative élective. La participation des citoyens ne se limite pas à la possibilité de manifester, de se mettre en grève, de signer des pétitions et autres formes de mobilisation permises dans l’espace public, elle doit aussi s’ancrer dans les mécanismes institutionnels.”

“Rome était, en l’an 268 de son ère35, ce qu’est à peu près la France l’an IV de la République. Mais prêcha-t-on alors le dogme du silence et de la patience ? de la prudence et de la constance ?.... Non. Cassius Viscellinus se présente. Il porte la main droit à la plaie. Quoique patricien, c’est lui qui le premier propose la loi agraire. « Il est souverainement injuste, s’écrie-t-il, que le peuple Romain, si courageux, et qui expose tous les jours sa vie pour étendre les bornes de la République, languisse dans une honteuse pauvreté, pendant que le Sénat et les patriciens jouissent seuls du fruit de ses conquêtes... Plébéiens !, ajoute-t-il, il ne tient qu’à vous de sortir tout à coup de la misère où vous a réduit l’avarice des patriciens. » Ce discours, dit Vertot, fut accueilli aux transports les plus vifs du peuple. Il n’y eut que l’infâme Appius et ses suppôts (les Louvet, les Réal et les Méhée de ce temps-là), qui traitèrent Cassius de royaliste, comme les Appius d’aujourd’hui me traitent.”

“Manifeste des Plébéiens constitue le numéro 35 du Tribun du Peuple. Celui-ci avait pris la suite du Journal de la liberté de la presse, l’évolution des mots évoquant la référence de plus en plus accentuée à une République romaine qui avait connu les problèmes auxquels il se trouvait confronté : le lien social, la loi, le droit, la justice. Il choisit de changer son prénom en adoptant celui de Gracchus, précisément parce que les Gracques ont réclamé une réforme agraire en faveur de la plèbe. Il sait très bien qu’après Thermidor, l’aristocratie des riches est en train de remplacer la République démocratique.”