Quotessence
Home / Quotes / Quote by Gracchus Babeuf

Quote by Gracchus Babeuf

“Rome était, en l’an 268 de son ère35, ce qu’est à peu près la France l’an IV de la République. Mais prêcha-t-on alors le dogme du silence et de la patience ? de la prudence et de la constance ?.... Non. Cassius Viscellinus se présente. Il porte la main droit à la plaie. Quoique patricien, c’est lui qui le premier propose la loi agraire. « Il est souverainement injuste, s’écrie-t-il, que le peuple Romain, si courageux, et qui expose tous les jours sa vie pour étendre les bornes de la République, languisse dans une honteuse pauvreté, pendant que le Sénat et les patriciens jouissent seuls du fruit de ses conquêtes... Plébéiens !, ajoute-t-il, il ne tient qu’à vous de sortir tout à coup de la misère où vous a réduit l’avarice des patriciens. » Ce discours, dit Vertot, fut accueilli aux transports les plus vifs du peuple. Il n’y eut que l’infâme Appius et ses suppôts (les Louvet, les Réal et les Méhée de ce temps-là), qui traitèrent Cassius de royaliste, comme les Appius d’aujourd’hui me traitent.”

Quote by Gracchus Babeuf

Work

Le Manifeste des Plébéiens

Browse quotes and source details for this work. more

Author

Gracchus Babeuf

Browse famous quotes and profile details for Gracchus Babeuf. more

You May Also Like

“Finish every day and be done with it. For manners and for wise living it is a vice to remember. You have done what you could; some blunders and absurdities no doubt crept in; forget them as soon as you can. Tomorrow is a new day; you shall begin it well and serenely, and with too high a spirit to be cumbered with your old nonsense. This day for all that is good and fair. It is too dear, with its hopes and invitations, to waste a moment on the rotten yesterdays.”

“Manifeste des Plébéiens constitue le numéro 35 du Tribun du Peuple. Celui-ci avait pris la suite du Journal de la liberté de la presse, l’évolution des mots évoquant la référence de plus en plus accentuée à une République romaine qui avait connu les problèmes auxquels il se trouvait confronté : le lien social, la loi, le droit, la justice. Il choisit de changer son prénom en adoptant celui de Gracchus, précisément parce que les Gracques ont réclamé une réforme agraire en faveur de la plèbe. Il sait très bien qu’après Thermidor, l’aristocratie des riches est en train de remplacer la République démocratique.”