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Quote by Alain Damasio

“Tout cela me confortait dans mon intuition, souvent moquée par mes amis, que l’homme était fondamentalement bon – à condition d’être en rapport direct et vital avec d’autres hommes. Impersonnel, un système social écarte l’homme de l’homme. Dans la lézarde ainsi creusée, la plante du ressentiment pousse et nourrit la fraude, le parasitisme et l’abus – puisqu’on ne voit jamais qui paie ni qui souffre de nos abus. On espère que c’est le système qui paie quand lui se contente de répartir les coûts et d’inoculer ce que chacun, par sa rancœur, fait subir de manière diffuse à tous. Les dysfonctionnements s’accroissent, les honnêtes gens s’en prennent aux saboteurs et bientôt les imitent … On se retrouve contraint, pour maintenir la cohésion sociale, d’instaurer un contrôle maniaque et vétilleux sur le moindre petit comportement fautif de chaque citoyen. Et ça donne Cerclon : la démocratie comme liberticide collectif …”

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Work

La Zone du dehors

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Author

Alain Damasio

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“_ Pourquoi sont-ils si méprisants ? demanda Chloé. Ce n'est pas tellement bien de travailler... _ On leur a dit que c’était bien, dit Colin. En général, on trouve ça bien. En fait, personne ne le pense. On le fait par habitude et pour ne pas y penser, justement. _ En tout cas, c'est idiot de faire un travail que des machines pourraient faire. _ Il faut construire des machines, dit Colin. Qui le fera? _ Oh! Evidemment, dit Chloé. Pour faire un œuf, il faut une poule, mais, une fois qu'on a la poule, on peut avoir des tas d’œufs. Il vaut donc mieux commencer par la poule. _ Il faudrait savoir, dit Colin, qui empêche de faire des machines. C'est le temps qui doit manquer. Les gens perdent leur temps à vivre, alors, il ne leur en reste plus pour travailler. _ Ce n'est pas plutôt le contraire? dit Chloé. _ Non, dit Colin. S'ils avaient le temps de construire les machines, après ils n'auraient plus besoin de rien faire. Ce que je veux dire c'est qu'ils travaillent pour vivre au lieu de travailler à construire des machines qui les feraient vivre sans travailler. _ C'est compliqué, estima Chloé. _ Non, dit Colin. C'est très simple. Ça devrait, bien entendu, venir progressivement. Mais, on perd tellement de temps à faire des choses qui s'usent... - Mais, tu crois qu'ils n'aimeraient pas mieux rester chez eux et embrasser leur femme et aller à la piscine et aux divertissements? - Non, dit Colin. Parce qu'ils n'y pensent pas. - Mais est-ce que c'est leur faute si ils croient que c'est bien de travailler? - Non, dit Colin, ce n'est pas leur faute. C'est parce qu'on leur a dit : « Le travail, c'est sacré, c'est bien, c'est beau, c'est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont droit à tout. » Seulement, on s'arrange pour les faire travailler tout le temps et alors ils ne peuvent pas en profiter. _ Mais, alors, ils sont bêtes? dit Chloé. _ Oui, ils sont bêtes, dit Colin. C'est pour ça qu'ils sont d'accord avec ceux qui leur font croire que le travail c'est ce qu'il y a de mieux. Ça leur évite de réfléchir et de chercher à progresser et à ne plus travailler.”

“Voilà à quoi tiennent, non seulement les développements physiques de toute une nation mais sa moralité, sa dignité, ses talents, son sens politique ! Ce n'est qu'une question de molécules...”

“« Nous ne sommes pas ce que nous désirons être. Nous sommes ce que la société exige. Nous sommes ce que nos parents ont choisi. Nous ne voulons décevoir personne, nous avons un immense besoin d'être aimés. Alors nous étouffons le meilleur de nous-mêmes. Bientôt, ce qui était la lumière de nos rêves devient le monstre de nos cauchemars. Ce sont les choses non réalisées, les possibles non vécus. »”

“Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais dans votre société la propriété privée est abolie pour les 9/10ème de ses membres. C'est précisément parce qu'elle n'existe par pour 9/10ème qu'elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de la propriété qui ne peut constituer qu'à la condition de priver l'immense majorité de la société de toute propriété.”

“Anyway! Like a memory she does not travel, She just stays in the mind of everything, A feeling that is abysmal and at the same time makes you feel well, Almost like experiencing everything but feeling nothing, But her thoughts and her memories remain intact, A love affair of a different kind maybe, Where infinity is the witness and love that lasts for eternity is the pact, There is no other way for it to exist maybe, Or it could be my predilection towards her memories, That makes everything else less preeminent, And gradually one loses interest in all worldly stories, Because her thought is still fresh and omnipresent, Like a flower that you come to admire in Summer, And you wait for the seasons to pass by, To witness this flower again in the new Summer, There, anticipating and waiting you lie, Not for the Summer, but for the flower, And how unnecessary everything else seems, Almost like a desperate lover, Whose heart often her name screams, But the yearnings of heart are silent, And no matter how much it cries or screams everyday, It has no audience, except the helpless firmament, Where it is heard, but it can't do anything to help it anyway!”

“For we may remark generally of our mathematical researches, that these auxiliary quantities, these long and difficult calculations into which we are often drawn, are almost always proofs that we have not in the beginning considered the objects themselves so thoroughly and directly as their nature requires, since all is abridged and simplified, as soon as we place ourselves in a right point of view.”