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CYRANO DE BERGERAC

Book by Edmond Rostand · 30 quotes · Heart, Cyrano De Bergerac, Kissing

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CYRANO DE BERGERAC Quotes

“A kiss! When all is said, what is a kiss? An oath of allegiance taken in closer proximity, a promise more precise, a seal on a confession, a rose-red dot upon the letter i in loving; a secret which elects the mouth for ear; an instant of eternity murmuring like a bee; balmy communion with a flavor of flowers; a fashion of inhaling each other's hearts, and of tasting, on the brink of the lips, each other's soul!”

“And what is a kiss, specifically? A pledge properly sealed, a promise seasoned to taste, a vow stamped with the immediacy of a lip, a rosy circle drawn around the verb 'to love.' A kiss is a message too intimate for the ear, infinity captured in the bee's brief visit to a flower, secular communication with an aftertaste of heaven, the pulse rising from the heart to utter its name on a lover's lip: 'Forever.”

“I carry my adornments on my soul. I do not dress up like a popinjay; But inwardly, I keep my daintiness. I do not bear with me, by any chance, An insult not yet washed away- a conscience Yellow with unpurged bile- an honor frayed To rags, a set of scruples badly worn. I go caparisoned in gems unseen, Trailing white plumes of freedom, garlanded With my good name- no figure of a man, But a soul clothed in shining armor, hung With deeds for decorations, twirling- thus- A bristling wit, and swinging at my side Courage, and on the stones of this old town Making the sharp truth ring, like golden spurs!”

“I may grow tender, walking alone in the blue cool of evening, through some garden fresh with flowers after the benediction of the rain; My poor big devil of a nose inhales April and so I follow with my eyes where some boy, with a girl upon his arm, passes a patch of silver. And...I wish I had a woman too, walking with little stops under the moon, and holding my arm so, and smiling. Then I dream - and I forget… And then I see the shadow of my profile on the wall!”

“Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce, Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ? Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ? se changer en bouffon Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? une peau Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?... Non, merci ! D'une main flatter la chèvre au cou Cependant que, de l'autre, on arrose le chou, Et donneur de séné par désir de rhubarbe, Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ? Non, merci ! Se pousser de giron en giron, Devenir un petit grand homme dans un rond, Et naviguer, avec des madrigaux pour rames, Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ? Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci ! S'aller faire nommer pape par les conciles Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ? Non, merci ! Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non, Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ? Être terrorisé par de vagues gazettes, Et se dire sans cesse : "Oh ! pourvu que je sois Dans les petits papiers du Mercure François" ?... Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême, Préférer faire une visite qu'un poème, Rédiger des placets, se faire présenter ? Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre, Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune, À tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît, Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard, Ne pas être obligé d'en rien rendre à César, Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, Bref, dédaignant d'être le lierre parasite, Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !”

“I què em caldria fer? Procurar-me un patró molt poderós, Le Bret, i, com una heura obscura que puja una paret, grimpar amb enganys, i a més, llepar-li les rajoles, veient que m'han clavat a la terra les soles? No, senyor!, que un banquer m'estimi per pallasso llepaculs que dedica sonets? No!, passo, passo! Afalagar, adular les passes d’un ministre per si m'adreça un gest que no sigui sinistre? No senyor! Empassar-me per esmorzar un gripau? Tenir el ventre gastat d'arrossegar-me al cau? I la pell dels genolls de nit i dia bruta? Ordenar a l'espinada que doblegui la ruta? No, senyor! Ser una estora als peus d’un idiota? Agitar l'encenser davant d'una carota? No, senyor! O saltar de faldilla en faldilla? O ser un gran homenet enmig d'una quadrilla? Potser passar la mar amb madrigals per rem i a la vela sospirs de vella? No fotem! No, senyor! Potser anar fins a can Seyrecet fer-me editar els versos, a quin preu? No, Le Bret! O fer-me elegir Papa en els pobres concilis formats per uns imbècils que van destil·lant bilis? No, senyor! Treballar perquè aplaudeixin altres un sonet que hagi fet, en lloc d'escriure’n d’altres? Trobar belles orelles de ruc, llargues i tristes? O viure amb l'objectiu de sortir a les revistes? Estar terroritzat com un que quasi es mor quan va veure el seu nom escrit al Mercure d'or? Calcular, esporuguit davant d'un anatema? Anar a fer una visita en comptes d’un poema? Relligar els aprovats o fer-me presentar? No, senyor! No, senyor!... Més m’estimo cantar, entrar, sortir, ballar, ser sol, sentir-me viure, mirar amb el cap ben alt, parlar fort, i ser lliure; anar amb el barret tort, contemplar l'univers, per un sí o per un no, barallar-me... o fer un vers! No tenir gens en compte la fama i la fortuna, poder, amb el pensament, enfilar-me a la lluna! No haver d'escriure un mot si de mi no ha sortit, i molt modestament poder-me dir: Petit, estigues satisfet de flors i fruits i fulles si és al teu jardí que en culls o bé n’esbulles! I si arriba el triomf, quan l'atzar ho ha dispost, no haver d'estar obligat a satisfer un impost, davant de mi mateix reconèixer-me els mèrits, no haver de pagar mai per uns favors pretèrits, i, encara que no sigui poderós el meu vol, que no arribi gens lluny, saber que hi he anat sol! Acte segon. Escena VIII.”

“De guiche. "Portez-les-lui." Cyrano, tenté et un peu charmé. "Vraiment…" De guiche. "Il est des plus experts. Il vous corrigera seulement quelques vers…" Cyrano, dont le visage s’est immédiatement rembruni. "Impossible, Monsieur ; mon sang se coagule En pensant qu’on y peut changer une virgule." De guiche. "Mais quand un vers lui plaît, en revanche, mon cher, Il le paye très cher." Cyrano. "Il le paye moins cher Que moi, lorsque j’ai fait un vers, et que je l’aime, Je me le paye, en me le chantant à moi-même !" De guiche. "Vous êtes fier." Cyrano. "Vraiment, vous l’avez remarqué ?”

“Attendez!... Je choisis mes rimes... Là, j'y suis. (Il fait ce qu'il dit, à mesure.) Je jette avec grâce mon feutre, Je fais lentement l'abandon Du grand manteau qui me calfeutre, Et je tire mon espadon; Élégant comme Céladon, Agile comme Scaramouche, Je vous préviens, cher Mirmidon, Qu'à la fin de l'envoi, je touche! (Premier engagement de fer.) Vous auriez bien dû rester neutre; Où vais-je vous larder, dindon ?... Dans le flanc, sous votre maheutre ?... Au coeur, sous votre bleu cordon ?... - Les coquilles tintent, ding-don ! Ma pointe voltige: une mouche ! Décidément... c'est au bedon, Qu'à la fin de l'envoi, je touche. Il me manque une rime en eutre... Vous rompez, plus blanc qu'amidon ? C'est pour me fournir le mot pleutre ! - Tac! je pare la pointe dont Vous espériez me faire don: - J'ouvre la ligne, - je la bouche... Tiens bien ta broche, Laridon ! A la fin de l'envoi, je touche. (Il annonce solennellement:) Envoi Prince, demande à Dieu pardon ! Je quarte du pied, j'escarmouche, Je coupe, je feinte... (Se fendant.) Hé! Là donc! (Le vicomte chancelle, Cyrano salue.) A la fin de l'envoi, je touche.”

“Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce? Un serment fait d'un peu plus près, une promesse Plus précise, un aveu qui peut se confirmer, Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer; C'est un secret qui prend la bouche pour oreille, Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille, Une communion ayant un goût de fleur, Une façon d'un peu se respirer le coeur, Et d'un peu se goûter au bord des lèvres, l'âme!”