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Quote by Edmond Rostand

Work

CYRANO DE BERGERAC

This verse drama, first performed in 1897, centers on Cyrano de Bergerac, a Gascon nobleman celebrated for his wit, courage, and mastery of language, yet burdened by self-consciousness about his prominent nose. He falls in love with his cousin Roxane, but believing his appearance disqualifies him from romance, he instead becomes the ghostwriter for the handsome but inarticulate Christian de Neuvillette. Cyrano supplies eloquent letters and speeches that win Roxane's heart, creating a love triangle sustained by deception and sacrifice. The play unfolds against the backdrop of seventeenth-century France, including military campaigns against Spain, and explores themes of inner versus outer beauty, the conflict between appearance and reality, and the nobility of unrequited devotion. The work revived the tradition of Romantic drama in France and has remained widely performed and adapted across multiple media. more

Author

Edmond Rostand
Edmond Rostand

Edmond Rostand, a French poet, was born on April 1, 1868, and died on December 2, 1918. His poetry was widely appreciated, particularly his dramatic works, most notably his adaptation of Shakespeare's 'Romeo and Juliet' into 'Cyrano de Bergerac'. Rostand is known for his elegant verses and profound emotional expression. more

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“L'écriture doit être une recherche de vérité, sinon elle n'est rien. Si à travers l'écriture tu ne cherches pas à te connaitre, à fouiller ce qui t'habite, ce qui te constitue, à rouvrir tes blessures, à gratter, creuser avec les mains, si tu ne mets pas en question ta personne, ton origine, ton milieu, cela n'a pas de sens. Il n'y a d'écriture que l'écriture de soi. Le reste ne compte pas.”

“De guiche. "Portez-les-lui." Cyrano, tenté et un peu charmé. "Vraiment…" De guiche. "Il est des plus experts. Il vous corrigera seulement quelques vers…" Cyrano, dont le visage s’est immédiatement rembruni. "Impossible, Monsieur ; mon sang se coagule En pensant qu’on y peut changer une virgule." De guiche. "Mais quand un vers lui plaît, en revanche, mon cher, Il le paye très cher." Cyrano. "Il le paye moins cher Que moi, lorsque j’ai fait un vers, et que je l’aime, Je me le paye, en me le chantant à moi-même !" De guiche. "Vous êtes fier." Cyrano. "Vraiment, vous l’avez remarqué ?”

“Tout le monde est contraint de trouver de l’argent pour vivre. Personne n’est obligé d’écrire. Cette absence de contrainte apparente plus l’écrivain à un enfant qui joue, qu’à un homme qui travaille – même si ce jeu est nécessaire à la vie pour continuer d’être vivante. S’il y a un lien entre l’artiste et le reste de l’humanité, et je crois qu’il y a un lien, et je crois que rien de vivant ne peut être créé sans une conscience obscure de ce lien-là, ce ne peut être qu’un lien d’amour et de révolte. C’est dans la mesure où il s’oppose à l’organisation marchande de la vie que l’artiste rejoint ceux qui doivent s’y soumettre.”

“Et vous, oui vous ! mon cher lecteur ! Vous vous prélassez bien au chaud, sur votre coussiège favori ou dans la cathèdre de votre cabinet de lecture, en tournant d'une main indolente les pages de ce volume où je risque bien de perdre ma santé, ma vie, sans compter ma réputation. Est-ce que vous mesurez seulement que j'ai sué, d'angoisse et de labeur, sur l'ouvrage que vous avez le culot de parcourir comme un conte divertissant ? Vous vous rendez compte de ce que je risque, à vous dévoiler ainsi les dessous de la politique ciudalienne ? Vous croyez peut-être que je fais ça uniquement par plaisir ? Ou par malveillance ? Vous croyez qu'on accouche d'un pavé pareil seulement pour l'agrément de cafarder ? Tant de légèreté, tiens, ça me dégoute ! Alors pour l'épopée du sorcier et de ses deux primates, vous repasserez. Moi, j'en ai ma claque, de l'historiographie ! Et estimez-vous heureux que je vous raconte la fin de mon histoire à moi ! Face à tant d'ingratitude, je pourrais bien tout laisser en plan !”