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Quote by Albert Einstein

“Ce que l'ingéniosité des hommes nous a offert dans ces cent dernières années aurait pu faciliter une vie libre et heureuse, si le progrès entre les humains s'effectuait en même temps que les progrès sur les choses. Or le résultat laborieux ressemble pour ceux de notre génération à ce que serait un rasoir pour un enfant de trois ans. La conquête de fabuleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais les angoisses et la faim. Pire encore, les progrès techniques fournissent les moyens d'anéantir la vie humaine et tout ce qui a été durement créé par l'homme. Nous, les anciens, avons vécu cette abomination pensant la guerre mondiale. Mais plus ignoble que cet anéantissement, nous avons vécu l'esclavage ignominieux où l'homme se voit entraîné par la guerre ! N'est-il pas épouvantable d'être contraint par la communauté d'accomplir des actes que chacun, face à sa conscience, juge criminels ? Or peu d'êtres ont révélé une telle grandeur d'âme qu'ils ont refusé de les commettre. A mes yeux pourtant ils sont les vrais héros de la guerre mondiale.”

Quote by Albert Einstein

Work

The World As I See It

This book is a compilation of thoughtful essays and personal reflections that delve into the author's unique insights on life, culture, and the human experience. The author's perspective is woven through a tapestry of observations on societal norms, personal beliefs, and the complexities of the world around them. more

Author

Albert Einstein
Albert Einstein

Albert Einstein, a German-born theoretical physicist, is renowned for his work on relativity and the photoelectric effect. His contributions revolutionized our understanding of the universe and had a profound impact on modern physics. more

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“Si l’humanité s’est écartée des conditions initiales dont je parlais, si elle a renoncé, sans le savoir et sans le vouloir, à la stabilité à laquelle elle pouvait tendre, on pouvait supposer qu’étant arrivée à un certain niveau, elle s’y serait stabilisée, comme les abeilles ont pu se stabiliser (elles ont trouvé certains procédés de construction, d’accumulation des réserves), et demeurer en cet état indéfiniment, comme il semble que les abeilles y soient demeurées, nous aurions pu arriver à concevoir une humanité comme une fourmilière ou une ruche d’abeilles. Pas du tout. Elle n’a cessé de s’écarter de son bien-être, le bien-être n’a pas suffi à l’humanité. Hélas ! dans bien des cas on pourrait se lamenter à ce sujet et pleurer, mais il s’est trouvé toujours que les hommes se soient écartés de la norme déjà établie, que des hommes, des penseurs par exemple aient spéculé assez pour trouver que la stabilité acquise était une stabilité insuffisante, très insuffisante. C’est pourquoi j’ai pu prononcer dans ma dernière leçon ce mot de l’aventure qui m’a paru résumer la vie humaine dans son ensemble. L’aventure... c’est-à-dire ce fait qu’il y a eu un changement qui a toujours etendu à repousser, à nier, à ruiner les conditions d’existence, même favorables, même satisfaisantes pour la majorité des individus, et qui a tendu à détruire cet ordre-là, à le renverser. J’avais associé à ce mot-là le mot le plus connu de progrès, mais je préfère celui d’aventure, et je vais vous dire pourquoi le terme de progrès, que j’ai essayé de préciser en le ramenant à ce qui est observable, progrès que j’ai défini par l’accroissement de précision dans les mesures marquées par les décimales qu’on peut calculer et observer : progrès dans l’acquisition des moyens d’action, progrès de puissance mécanique, nombre de chevaux-vapeur par tête à telle époque, progrès dans les automatismes sociaux, par conséquent progrès qui permet de commander beaucoup plus d’éléments humains ou matériels à l’aide d’un plus petit effort, diminution de l’effort à accomplir. Tout ceci est parfaitement observable, ce ne sont pas des chimères. On a ajouté à cela une véritable religion du progrès, qui fait croire que, quoi qu’il en soit après bien des aventures, beaucoup d’expériences, l’humanité marche toujours vers une amélioration de son sort.”

“Ceci est une idée à laquelle je ne saurais m’associer parce que je n’en vois pas la nécessité. Rien ne prouve qu’il en soit ainsi. Rien ne prouve que la civilisation, si compliquée et si intéressante qu’elle soit, ne soit pas à la merci d'un incident quelconque. Elles sont mortelles, les civilisations, elles peuvent mourir d’un siècle à l’autre, et il n’est pas dit que la civilisation européenne ne fasse pas comme les civilisations égyptienne, grecque ou romaine, qui ont disparu et qui ont été remplacées par des époques de barbarie et de sauvagerie. Peut-être en sommes-nous beaucoup plus près que nous ne pensons. C’est pourquoi au mot progrès je préfère le mot aventure, c’est-à-dire cette non-salvation, ce changement intime qui se produit, changement qui ne sait pas de lui-même à quoi il aboutit, qui ne sait pas lui-même où il va, s’il court à une catastrophe ou à une amélioration, ceci est en dehors de la question. Le sort même des humains n’est pas en question, pas plus que dans un rêve ce qui va se passer n’est en question. Il n’y a pas de but. Chaque instant est capable de conduire là où on ne savait pas aller.” Excerpt From: Paul Valéry. “Cours de poétique”. Apple Books. d’un incident quel”

“La recherche fondamentale a pour principal objectif la compréhension des phénomènes naturels, la mise en place de théories ou de modèles explicatifs. Elle s'intéresse, par exemple, à la façon dont les atomes s'organisent pour former des molécules ou dont les virus trouvent la 'clé' des cellules pour les envahir. De son côté, la recherche appliquée se concentre sur la mise au point de nouveaux objets (logiciels, vaccins, médicaments ...) our sur l'amélioration de techniques existantes, comme la téléphonie mobile. [...] C'est pratiquement toujours la recherche fondamentale qui est à l'origine des découvertes réellement innovantes ou des sauts qualitatifs dans les performances techniques. [...] L'industrie consacre un budget significatif à la recherche appliquée, plus rapidement productive, alors que des organismes publics, comme le CNRS our l'Université prennent en charge l'essentiel de la recherche fondamentale. Dans un contexte économique difficile, la tentation est grande de réduire les moyens attribués á cette dernière. Mais, si les conséquences d'une telle réduction peuvent tout d'abord passer inaperçues, elles seraient à coup sûr catastrophiques à long terme. Sacrifier la recherche fondamentale constituerait un véritable suicide, intellectuel et économique.”

“Prin artă, Dostoievski penetrează înseşi principiile vieţii ideilor, iar viaţa pătrunde în arta sa. Ideile trăiesc la el o viaţă organică, au soarta lor inevitabil umană, iar această viaţă este dinamică, nu are nimic static, nu e pasivă, osificată. Dostoievski studiază procesele dinamice în viaţa ideilor. În creaţia sa se înalţă vârtejul de foc al ideilor care curge şuvoi. Ideile reci nu există şi nici nu-l interesează. La Dostoievski există ceva din spiritul lui Heraclit. Totul este incendiar, dinamic, totul e în mişcare, în contradicţie şi luptă. Ideile sale nu sunt categorii îngheţate, statice, ci torente pârjolitoare. Toate sunt legate de destinul omului, de destinul lumii şi al lui Dumnezeu. Ideile determină destinul, ele sunt adânc ontologice, existenţiale, energetice şi dinamice. În idee este concentrată şi ascunsă energia distrugătoare a dinamitei, iar Dostoievski arată cum exploziile ideilor distrug şi aduc moartea. Totodată, în idee este concentrată şi ascunsă energia regeneratoare şi izbăvitoare. Lumea ideilor lui Dostoievski este cu totul deosebită, o lume unică, mult deosebită de lumea ideilor lui Platon. Ideile lui Dostoievski nu sunt prototipuri ale existenţei, nu se constituie în esenţele primare şi, desigur, nu sunt norme, ci destine ale existenţei, energii incandescente primare. Dar, ca şi Platon, Dostoievski a recunoscut rolul determinant al ideilor. Şi, în ciuda modei actuale, înclinată să nege valoarea independentă a ideilor şi să suspecteze valoarea lor la fiecare scriitor, nu poţi să te apropii de Dostoievski, nu poţi să-l înţelegi, fără să te cufunzi în diversa şi bogata lume a ideilor lui. Creaţia lui Dostoievski este un adevărat ospăţ al cugetării. Iar acei care refuză să ia parte la acest ospăţ, bazaţi pe faptul că în reflecţiile sale sceptice bănuiesc valori comune ale gândului şi ideii, sunt sortiţi la o existenţă tristă, săracă, ajung în pragul inaniţiei spirituale. Dostoievski descoperă noi lumi. Aceste lumi se află în stare de mişcare clocotitoare. Prin intermediul lumilor şi prin mişcarea lor sunt dezlegate destinele omeneşti.”

“Pelo menos, se o homem não se tornou mais sanguinário com a civilização, ficou com certeza sanguinário de modo pior, mais ignóbil que antes. Outrora, ele via justiça no massacre e destruía, de consciência tranquila, quem julgasse necessário; hoje, embora consideremos o derramamento de sangue uma ignomínia, assim mesmo ocupamo-nos com essa ignomínia, e mais ainda que outrora. O que é pior? Decidi vós mesmos." Dostoievski em Memórias do Subsolo”

“«Primero hemos de dejar de lado la vertiente norte, Siberia. Se halla fuera del ámbito de nuestro estudio. Las características del país no le permiten ser un escenario para la cultura histórica ni crear una forma propia en la historia universal» [Hegel, Lecciones sobre filosofía de la historia Universal]. Podemos imaginar el asombro de Dostoyevski cuando leyó estas líneas a la luz de una vela de sebo. Y su desesperación al ver que allá en Europa, por cuyas ideas había sido condenado a muerte y finalmente desterrado, no se prestaba atención alguna a su sufrimiento. Porque él sufría en Siberia, en aquel mundo que no formaba parte de la historia. Por eso, desde la perspectiva europea, tampoco había esperanza de salvación. Dostoyevski podía considerar con toda razón que no sólo había sido desterrado a Siberia, sino expulsado a la no existencia. Únicamente un milagro podía salvarlo, un milagro cuya posibilidad no sólo excluía Hegel, sino también el espíritu europeo de la época. Aquel espíritu proclamaba en voz alta la existencia de Dios, pero rechazaba la idea de que Dios pudiera dar no sólo órdenes generales, sino también singulares, referidas al individuo; aquel espíritu situaba las leyes naturales por encima de todo y negaba lo que Dostoyevski formularía más tarde diciendo que uno puede rebelarse incluso contra el resultado de la multiplicación de dos por dos. (…) Muy posiblemente, justo cuando se enteró de que había sido apartado de la historia por la cual había soportado todas aquellas persecuciones, nació en él la convicción de que la vida tal vez posee ciertas dimensiones que no tienen cabida en la historia, de que la prueba de la propia existencia no puede limitarse a los criterios de la existencia histórica. De que el ser humano, si siente y experimenta realmente el peso de su existencia, se desprende al mismo tiempo de la historia y entonces el peso de cuanto se halla allende la historia cae sobre él del mismo modo en Berlín que en Semipalatinsk. Y de que es preciso apartarse de la historia para poder observar los límites y restricciones de la existencia histórica. Sin embargo, para ello hay que admitir también la posibilidad del milagro, que suprime el carácter excluyente del espacio y del tiempo. Y si el propio Hegel admite que ciertos territorios geográficos se desgajan de la historia, tal cosa también significa que la historia no dispone de la ilimitación divina: la rodea algo que está más allá de la historia. Es decir, lo necesario linda con lo imposible, lo natural con lo sobrenatural, lo legal con lo arbitrario, la política con la teología. Pero lo que se encuentra más allá de las fronteras, también se infiltra en el interior. Sólo se puede excluir aquello que nos ha afectado por dentro. El hecho de haber sido expulsado de la historia debe de haber propiciado la fe de Dostoyevski en los milagros; pero también la experiencia de que la organización moderna del mundo obedece a una ley implacable. La historia manifiesta su esencia a quienes antes ha excluido. Esta idea jamás se le ocurrió a Hegel, y eso que se pasó una década impartiendo clases sobre historia. Dostoyevski, en cambio, no necesitó una década para llegar a esta conclusión. Vivió en carne propia el hecho de que ninguna época rechazaba el sufrimiento tal como hacía la cultura iniciada por la Ilustración, con el resultado de que no suprimía el sufrimiento, sino que únicamente lo tapaba, pues ella misma se basaba en el sufrimiento. El sufrimiento silenciado y ocultado sale a la luz y resulta imposible de esconder cuando los límites del ámbito de influencia se vuelven visibles, concretamente para quienes han salido (o han sido expulsados) de la historia. Bien es cierto que tal percepción —que es una verdadera Ilustración— no suprime el sufrimiento to, pero permite que éste, en vez de consumir al hombre por dentro cuando queda reprimido, conduzca a algo así como la redención, es decir, al equilibrio interno, a la salud.”