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Quote by John Brunner

“« Votre pays, le mien, tous les pays du monde, partagent la même cause, et le résultat, c’est que des gens qui s’en foutent comme d’une fiente de baleine sont envoyés pour tuer des femmes et des enfants. La voilà, la cause de tous les pays ! Et vous savez ce que c’est que cette cause ? Pour moi, c’est de la rapacité pure et simple, et elle me pue au nez ! »”

Quote by John Brunner

Work

Stand on Zanzibar

The book is a thought-provoking narrative set in a future where the world's population has reached an unsustainable level, resulting in a chaotic and violent society. The story follows a diverse cast of characters as they navigate this new world, highlighting themes of overpopulation, resource depletion, and the potential consequences of unchecked human growth. more

Author

John Brunner
John Brunner

John Brunner, born on September 24, 1934, was a renowned science fiction author from the United Kingdom. His works are known for their profound philosophical insights and complex futuristic settings, having a significant impact on the science fiction genre. more

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“The fusion of economics and politics is a critical part of this model and is something early liberal theorists missed. States consistently seek to protect 'their' capitalists all over the world. Whether in the form of taxation, trade policy, or foreign policy, capitalists always rely on politicians to provide them with opportunities for profit-making abroad. Lenin, who in 1917 wrote that imperialism was the 'highest stage' of capitalism, realized that this fusion of state and corporate power would make it even harder for poor states to catch up with rich ones. While this fusion of corporate and political power is largely hidden within modern capitalist economies, historically it was understood to be a central component of imperial power. We have already seen how early capitalist states sought to govern the world economy through corporate sovereigns like the East India Company. The Nazi Party also encouraged the creation of 'trusts, combines and cartels' on the basis that doing so would support the German state's imperial power at home and abroad. Unions, and any other threats to corporate power, were destroyed, and a law was passed to 'force industries to form cartels where none existed.' Unchecked corporate power -fused with that of the state- was a key component of Nazism.”

“Quand je suis arrivé dans ce pays, je ne parvenais pas à comprendre que de grands messieurs barbus sanglotent et s'affligent pour un meurtre commis il y a mille deux cents ans. Maintenant, j'ai compris. Si les Persans vivent dans le passé, c'est parce que le passé est leur patrie, parce que le présent leur est une contrée étrangère où rien ne leur appartient. Tout ce qui est pour nous est symbole de vie moderne, d'expansion libératrice de l'homme, est pour eux symbole de domination étrangère : les routes, c'est la Russie ; le rail, le télégraphe, la banque, c'est l'Angleterre ; la poste, c'est l'Autriche-Hongrie...”

“Pas une seule fois depuis des siècles Tala n'avait connu semblable réunion de l'assemblée, c'était sûr. Moins qu'une caricature, une sinistre mascarade! Dans les assemblées d'antan, et que Bachir se rappelait encore très bien, jamais des hommes de rien comme Tayeb ou des crapules comme Ameur n'auraient seulement ouvert la bouche. Maintenant, ils dirigeaient les débats, ou plutôt ils parlaient seuls. Dans les assemblées d'antan s'entendaient les plus belles paraboles, les paroles les plus humaines, on y avait soin des mots parce qu'on avait le respect des hommes. Maintenant Ameur ou Tayeb pouvaient sans honte et devant tous écorcher le berbère comme sans doute ils écorcheraient les coeurs ... ou les corps, avec la même impudence.”

“Pour l'envahisseur, apprendre la langue du peuple conquis est une habileté; pour ce dernier, apprendre la langue du conquérant est une compromission, voire une trahison. De fait, les Franj ont été nombreux à apprendre l'arabe alors que les habitants du pays, à l'exception de quelques chrétiens, sont demeurés imperméables aux langues des Occidentaux.”

“Il y a très longtemps, monsieur Sosa, bien avant vous et votre arrière-arrière-grand-père, un homme se tenait à l'endroit ou vous êtes. Lorsqu'il levait les yeux sur cette plaine, il ne pouvait s'empêcher de s'identifier à elle. Il n'y avait pas de routes ni de rails, et les lentisques et les ronces ne le dérangeaient pas. Chaque rivière, morte ou vivante, chaque bout d'ombre, chaque caillou lui renvoyaient l'image de son humilité. Cet homme était confiant. Parce qu'il était libre. Il n'avait, sur lui, qu'une flûte pour rassurer ses chèvres et un gourdin pour dissuader les chacals. Quand il s'allongeait au pied de l'arbre que voici, il lui suffisait de fermer les yeux pour s'entendre vivre, Le bout de galette et la tranche d'oignon qu'il dégustait valaient mille festins. Il avait la chance de trouver l'aisance jusque dans la frugalité. Il vivait au rythme des saisons, convaincu que c'est dans la simplicité des choses que résidait l'essence des quiétudes. C'est parce qu'il ne voulait de mal à personne qu'il se croyait à l'abri des agressions jusqu'au jour où, à l'horizon qu'il meublait de ses songes, il vit arriver le tourment. On lui confisqua sa flûte et son gourdin, ses terres et ses troupeaux, et tout ce qui lui mettait du baume à l'âme. Et aujourd'hui, on veut lui faire croire qu'il était dans les parages par hasard, et l'on s'étonne et s'insurge lorsqu'il réclame un soupçon d'égards.. Je ne suis pas d'accord avec vous, monsieur. Cette terre ne vous appartient pas. Elle est le bien de ce berger d'autrefois dont le fantôme se tient juste à côté de vous et que vous refusez de voir. Puisque vous ne savez pas partager, prenez vos vergers et vos ponts, vos asphaltes et vos rails, vos villes et vos jardins, et restituez le reste à qui de droit.”