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Quote by Fatou Diome

“J'écris, pour dire que la lâche sérénité des silencieux garantit la victoire des injustes. J'écris, pour dire que le despote n'a que la puissance et l'autorité qu'on veut bien lui reconnaître, car se soustraire à son emprise, c'est l'anéantir.”

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Fatou Diome

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“L'Inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde, tout écrivain doit le faire une fois, après on verra. Ou peut-être le faire plusieurs fois, ou peut-être ne faire que ça. Ecrire c'est peut-être ne faire que ça, montrer la grosse merde en soi. Bien sûr que non. Vous êtes prêts à croire n'importe quoi. Ecrire n'est pas une seule chose. Ecrire c'est tout. Dans la limite. Toujours. De la vie, de soi, du stylo, de la taille et du poids. (L'inceste p.202)”

“L'homme, même physique, ne se limite pas à son organisme. L'homme ayant prolongé ses organes par des outils, ne voit dans son corps que le moyen de tous les moyens d'actions possibles. C'est donc au-delà du corps qu'il faut regarder pour apprécier ce qui est normal ou pathologique pour ce corps même. Avec une infirmité comme l'astigmatisme ou la myopie on serait normal dans une société agricole ou pastorale, mais on est anormal dans la marine ou dans l'aviation. Donc on ne comprend bien comment, dans les milieux propres à l'homme, le même homme se trouve à des moments différents normal ou anormal, ayant les mêmes organes, que si l'on comprend comment la vitalité organique s'épanouit chez l'homme en plasticité technique et en avidité de domination du milieu.”

“If New Orleans is not fully in the mainstream of culture, neither is it fully in the mainstream of time. Lacking a well-defined present, it lives somewhere between its past and its future, as if uncertain whether to advance or to retreat. Perhaps it is its perpetual ambivalence that is its secret charm. Somewhere between Preservation Hall and the Superdome, between voodoo and cybernetics, New Orleans listens eagerly to the seductive promises of the future but keeps at least one foot firmly planted in its history, and in the end, conforms, like an artist, not to the world but to its own inner being--ever mindful of its personal style.”