Quotessence
Home / Quotes / Quote by Irene Zeilinger

Quote by Irene Zeilinger

“J'entends souvent dire qu'un moyen imbattable contre les regards irrespectueux et déshabillants serait de regarder certaines parties du corps de l'agresseur avec insistance. Mais le regard ainsi rendu a de fortes chances de ne pas être interprété de a même façon par l'agresseur que par la victime, et encore moins s'il s'agit d'attouchements dérangeants... La raison est qu'une agression n'a pas lieu dans le vide, qu'il y a toujours tout un système sociétal de normes, de valeurs et de mœurs qui permettent ou interdisent la transgression et qui font qu'agresseur et victime l'interprètent ou non comme une agression. Souvent, il s'agit d'une situation sociale inégale entre agresseur et victime, comme par exemple dans le cas du harcèlement sexuel au travail. Dans ce système, le renversement de l'agression dans l'autre sens ne peut pas fonctionner car le "miroir" n'est pas soutenu par le même système sociétal. Nous pouvons comprendre une blague sur les belle-mères méchantes, même quand nous ne la trouvons pas drôle, parce qu'il y a toute une imagerie partagée sur ce thème. Par contre une blague sur un beau-père serait incompréhensible car ce même cadre de référence fait défaut. Une femme qui regarde avec insistance l'entrejambe d'un homme ne sera que rarement interprétée comme étant une harceleuse sexuelle, mais plutôt comme une nymphomane ou une prostituée.”

Quote by Irene Zeilinger

Work

Non c'est non

Browse quotes and source details for this work. more

Author

Irene Zeilinger

Browse famous quotes and profile details for Irene Zeilinger. more

You May Also Like

“Qu'attendent les femmes pour se lever et crier "Assez !" Trop d'entre elles consentent à leur oppression. Cela paraît insensé, bien sûr, mais religion et culture se liguent depuis des siècles pour fonder ce consentement mû en complicité. Victimes d'enfermement, elles se laissent leurrer par les fleurs de leur maître, ses hymnes à la fée du logis, ses éloges à la déesse de leur cœur. [...] Le trône est une prison, elles le découvrent très vite mais s'y résignent, cherchant désespérément à y trouver quelque avantage pour éviter la blessure, sauver l'honneur, sauver leur peau, quitte à entretenir et reproduire le système. Complices, donc. Et c'est terrible. Le sort des femmes n'échappe pas à la règle qui perpétue les grandes oppressions de l'Histoire : sans le consentement de l'opprimé -individu, peuple, ou moitié de l'humanité-, ces oppressions ne pourraient durer.”

“Loin d’être ridicules ou pitoyables, ces héros, ces héroïnes oubliés {du 19e siècle} ont quelque chose de sublime qui manque au féminisme ou au socialisme d’aujourd’hui. Il ne ne faut pas les aimer malgré leurs erreurs ou leurs extravagances, mais pour ces erreurs et ces folies précisément, et pour cette leçon d’espérance qu’ils ont donnée à tous les opprimés du monde. Leurs utopies sont devenues, un siècle plus tard, nos réalités.”