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Quote by Catherine Lacey

Work

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Author

Catherine Lacey

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“With me, the present is forever and forever is always shifting, flowing, melting. This second is life. And when it is gone it is dead. But you can’t start over with each new second. You have to judge by what is dead. It’s like quicksand…hopeless from the start. A story, a picture, can renew sensation a little, but not enough, not enough. Nothing is real except the present, and already, I feel the weight of centuries smothering me. Some girl a hundred years ago lived as I do. And she is dead. I am the present, but I know I, too, will pass. The high moment, the burning flash, come and are gone, continuous quicksand. And I don’t want to die.”

“Δε γίνεται να εμποδίσεις τη δημιουργία μαρτύρων. Το μόνο που μπορεί κανείς να κάνει είναι να κοιτάξει να περιορίσει τον αριθμό τους. Αν ήξερα κάποιους Χριστιανούς τον καιρό του Νέρωνα, θα προσπαθούσα να τους σώσω απ' τα λιοντάρια, εξηγώντας τους πως είναι προτιμότερο να ζει κανείς με την πίστη του, παρά να πεθαίνει γι' αυτήν.”

“Toutes ces pages n'ont pas toujours de date, encore moins de visage, mais elles supposent qu'un homme s'est assis devant une table, un stylo à la main, qu'il a pris le temps de chercher les mots, peut-être de me répondre. Nous écrivions bien je trouve, et qu'importe finalement que l'élan ait duré une heure, une semaine, un mois ou un an, je sens nos cœurs serrés d'alors, l'ombre de la guerre derrière nous, qui nous commande de vivre. [...] Il fallait que nous fassions des phrases amicales, amoureuses, fâcheuses et menteuses. Il nous fallait nous écrire pour raisonner et nous orienter dans ce monde. Nous allions dans les graves du drame, puis dans les aigus du bonheur. Tout est là, dans une valise.”

“Il m'a fallu du temps pour comprendre que le plaisir vient du fantasme, puis de l'abandon. J'avais peur de l'abandon, c'était l'une des pires choses au camp, se relâcher, abandonner la lutte de chaque jour, flirter avec volupté vers l'idée que tout vous est égal, et devenir une loque qui n'attend plus que la mise à mort.”