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“La conception de Bourguiba devait pendant longtemps marquer le paysage éducatif tunisien ; elle explique sûrement ce paradoxe qui vit le lycée Carnot, énorme bâtiment sis au cœur de Tunis, perdurer sous sa forme strictement française jusqu'en 1983. Le collège Sadiki, en revanche, dont le modèle d'enseignement fut étendu aux autres établissements de la Tunisie, fut étouffé sous les fleurs. Il sombra en effet dans un quasi-anonymat, lui qui avait tant contribué à la formation de la nouvelle « élite » tunisienne. Et lorsqu'en 1983, il s'agit de créer un lycée pilote destiné à recruter les meilleurs élèves du pays, ce fut l'ancien lycée Carnot, abandonné par la France, qui fut choisi, et rebaptisé lycée Bourguiba.” — Pierre Vermeren
La conception de Bourguiba devait pendant longtemps marquer le paysage éducatif tunisien ; elle explique sûrement ce paradoxe qui vit le lycée Carnot, énorme bâtiment sis au cœur de Tunis, perdurer sous sa forme strictement française jusqu'en 1983. Le collège Sadiki, en revanche, dont le modèle d'enseignement fut étendu aux autres établissements de la Tunisie, fut étouffé sous les fleurs. Il sombra en effet dans un quasi-anonymat, lui qui avait tant contribué à la formation de la nouvelle « élite » tunisienne. Et lorsqu'en 1983, il s'agit de créer un lycée pilote destiné à recruter les meilleurs élèves du pays, ce fut l'ancien lycée Carnot, abandonné par la France, qui fut choisi, et rebaptisé lycée Bourguiba.