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Quote by James Salter

“She formed her life day by day, taking as its materials the emptiness and panic as well as the rushes, like fever, of contentment. I am beyond fear of solitude, she thought, I am past it. The idea thrilled her. I am beyond it and I will not sink. This submission, this triumph made her stronger. It was as if finally, after having passed through inferior stages, her life had found a form worthy of it.”

Quote by James Salter

Work

Light Years

This book delves into the complexities of time and the vastness of space, offering a thought-provoking narrative that intertwines scientific concepts with human emotions. more

Author

James Salter
James Salter

James Salter, born on June 10, 1925, was an influential American novelist known for his concise and profound writing style. His works, which cover themes such as love, war, and human nature, are considered classics of American literature. Salter's notable works include 'Last Summer' and 'Alaska'. more

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“Lorsque enfin il se sentit absolument libre, Harry s'aperçut soudain que sa liberté était une mort, qu'il était resté seul, que le monde le laissait lugubrement tranquille, qu'il ne se souciait plus des hommes ni de lui-même, qu'il étouffait lentement dans une atmosphère toujours plus rare de vide et d'isolement. La solitude et l'indépendance avaient cessé d'être son désir pour devenir son sort et sa condamnation; le vœu magique était formulé et ne pouvait être repris; cela ne servait plus à rien de tendre les mains, d'être plein de désir et de bonne volonté, prêt à l'attachement et à la communauté : maintenant, on le laissait seul.”

“S’il est quelquefois logique de s’en rapporter à l’apparence des phénomènes, ce premier chant finit ici. Ne soyez pas sévère pour celui qui ne fait encore qu’essayer sa lyre : elle rend un son si étrange ! Cependant, si vous voulez être impartial, vous reconnaîtrez déjà une empreinte forte, au milieu des imperfections. Quant à moi, je vais me remettre au travail, pour faire paraître un deuxième chant, dans un laps de temps qui ne soit pas trop retardé. La fin du dix-neuvième siècle verra son poète (cependant, au début, il ne doit pas commencer par un chef d’œuvre, mais suivre la loi de la nature) ; il est né sur les rives américaines, à l’embouchure de la Plata, là où deux peuples, jadis rivaux, s’efforcent actuellement de se surpasser par le progrès matériel et moral. Buenos-Ayres, la reine du Sud, et Montevideo, la coquette, se tendent une main amie, à travers les eaux argentines du grand estuaire. Mais, la guerre éternelle a placé son empire destructeur sur les campagnes, et moissonne avec joie des victimes nombreuses. Adieu, vieillard, et pense à moi, si tu m’as lu. Toi, jeune homme, ne désespère point ; car, tu as un ami dans le vampire, malgré ton opinion contraire. En comptant l’acarus sarcopte qui produit la gale, tu auras deux amis !”

“Mes compagnes, mes "accompagnatrices", ne sont jamais restées longtemps: très vite elles s'en allaient, dès qu'elles comprenaient que ce qu'elles avaient d'abord pris chez moi pour du détachement était du vide; or les femmes savent que le vide engendre le vide, alors elles me quittaient, avec douceur, sans oser me dire quoi que ce soit: car que peut-on dire à un naufragé?”