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“L’algèbre s’applique aux nuages ; l’irradiation de l’astre profite à la rose; aucun penseur n’oserait dire que le parfum de l’aubépine est inutile aux constellations. Qui donc peut calculer le trajet d’une molécule? Que savons-nous si des créations de monde ne sont point déterminées par des chutes de grains de sable? Qui donc connaît les flux et les reflux réciproques de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, le retentissement des causes dans les précipices de l’être et les avalanches de la création? […] Tous les oiseaux qui volent ont à la patte le fil de l’infini. […] Dans les vastes échanges cosmiques, la vie universelle va et vient en quantités inconnues, roulant tout dans l’invisible mystère des effluves, […] rattachant le vol d’un insecte au mouvement de la terre, subordonnant, qui sait? ne fût-ce que par l’identité de la loi, l’évolution de la comète dans le firmament au tournoiement de l’infusoire dans la goutte d’eau. Machine faite d’esprit. Engrenage énorme dont le premier moteur est le moucheron et dont la dernière roue est le zodiaque.” — Victor Hugo