Quotessence
Home / Quotes / Quote by Mourlevat Jean-Claude

Quote by Mourlevat Jean-Claude

“- Parle-moi... Et j'entends "Parle-moi, sinon, je meurs." - De quoi veux-tu que je parle? - De chez nous. Dis-moi ce qu'il y a là-bas. [...] - Chez nous, il y a... il y a des chats qui font leur toilette au soleil sur les bords des fenêtres... il y a des affiches déchirées aux murs des maisons... il y a des papiers de Carambar par terre... des odeurs de lilas dans la rue en dessous de chez nous... - Continue... - il y a... des magazines dans les magasins... des bicyclettes abandonnées avec la roue avant qui manque... il y a des gens qui crient "c'est pas fini ce boucan?"... des feuilles d'automne couleur de rouille... il y a maman qui secoue un tapis par la fenêtre de la chambre... - Continue... - il y a la pluie qui rebondit sur les pavés... des enfants qui disent "d'accord, j'arrive!"... des crayons à papier avec la petite gomme au bout... il y a des flans au caramel qu'on retourne dans l'assiette et le caramel coule dessus... il y a la veste de pépé Marcello accrochée dans le couloir... Je me tais.”

Quote by Mourlevat Jean-Claude

Author

Mourlevat Jean-Claude

Browse famous quotes and profile details for Mourlevat Jean-Claude. more

You May Also Like

“It gave him a kind of nervous satisfaction to see his basic grievance against reality confirmed once again by reality itself; nothing hold still. Every time you turned out around, something else had gone rotten, or fallen into despair, or disappeared entirely. In a universe that couldn't be trusted, that could at any moment just as likely as not blow up in your face like a bomb, you had to carve out your own island of order and control, however arbitrary, however illusory, just to keep going.”