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Quote by Nicolas de Chamfort

“Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.”

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Nicolas de Chamfort

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“Le sociologue, le psychanalyste, le linguiste, à mesure qu'ils travaillent et à mesure qu'ils avancent dans leur domaine, ne découvrent en réalité des structures beaucoup plus larges que l'homme, ils découvrent des formes de pensée qui, en quelque sorte, ne sont pas maîtrisées par notre conscience et par notre pensée à nous, homme individuel, et le structuralisme actuel n'est pas autre chose que la découverte de cet arrière-fond de pensée anonyme à l'intérieur duquel les hommes se trouvent pris. Par conséquent, en découvrant ces structures absolument universelles auxquelles nous sommes soumis, les sciences humaines ne découvrent pas un secret intérieur à l'homme, mais, au contraire, quelque chose, un réseau fatal, à l'intérieur duquel l'existence humaine se dissout. C'est cette dissolution de l'homme par le savoir même que nous en prenons qui me paraît être le phénomène contemporain le plus caractéristique. Et par conséquent, c'est bien la mort de l'homme que nous sommes en train de vivre maintenant à l'intérieur de notre savoir.”

“Tant qu'on désire, on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu'on voit ; l'imagination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance.”