“Il est un langage que tiennent les hommes et que les femmes ne devraient jamais laisser passer. Les mots ne sont pas innocents. Ils traduisent une idéologie, une mentalité, un état d'esprit. Laisser passer un mot, c'est le tolérer. Et de la tolérance à la complicité, il n'y a qu'un pas.” FéminismeFemmes Book:Une farouche liberté Source: Une farouche liberté
“refusez l'injonction millénaire de faire à tout prix des enfants. Elle est insupportable et réduit les femmes à un ventre. Dépossédées de tout pouvoir, elles n'ont longtemps eu droit qu'à ce destin : perpétuer l'humanité. Et malheur aux femmes stériles (qu'on ne se privait pas de répudier) ou au choix de la "nullipare" : il était incompréhensible, sinon répréhensible. La "mère" était souveraine. La littérature, les conventions sociales, la publicité, les lois en ont créé un stéréotype, que l'on met sur un piédestal, auréolé de son abnégation et de son oubli d'elle-même. On méprise la femme, mais on vénère la mère, dont l'enfant devient l'ornement.” Féminisme Book:Une farouche liberté Source: Une farouche liberté
“Qu'attendent les femmes pour se lever et crier "Assez !" Trop d'entre elles consentent à leur oppression. Cela paraît insensé, bien sûr, mais religion et culture se liguent depuis des siècles pour fonder ce consentement mû en complicité. Victimes d'enfermement, elles se laissent leurrer par les fleurs de leur maître, ses hymnes à la fée du logis, ses éloges à la déesse de leur cœur. [...] Le trône est une prison, elles le découvrent très vite mais s'y résignent, cherchant désespérément à y trouver quelque avantage pour éviter la blessure, sauver l'honneur, sauver leur peau, quitte à entretenir et reproduire le système. Complices, donc. Et c'est terrible. Le sort des femmes n'échappe pas à la règle qui perpétue les grandes oppressions de l'Histoire : sans le consentement de l'opprimé -individu, peuple, ou moitié de l'humanité-, ces oppressions ne pourraient durer.” Féminisme Book:Ne vous résignez jamais Source: Ne vous résignez jamais
“Cet enfant que je portais, n'a guère provoqué en moi un besoin d'attentions, de cajoleries supplémentaires, besoin en général suggéré par l'entourage pour faire naître cette régression affective que l'on remarque chez certaines femmes enceintes. On les enferme ainsi dans une espèce de vulnérabilité.” Féminisme Book:La Cause des femmes Source: La Cause des femmes