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Quote by Bacharuddin Jusuf Habibie

Work

Habibie & Ainun

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Author

Bacharuddin Jusuf Habibie

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“Apa arti kata pribadi dan keyakinan pribadi dan keyakinan harga diri dan nasion dan ibu dan segala istilah abstrak itu? Apa beda tentara dan gerombolan bandit? Apa beda seni kesatria dan nafsu membunuh? Apa perbedaan pahlawan kemerdekaan yang gugur dan serdadu penjajah yang mampus? Jelasnya, bagi yang mati itu? Nama harum, noda nasib? Semua jenderal yang menang disebut pahlawan, semua jenderal yang kalah disebut penjahat perang. Oleh siapa sebenarnya nama harum dan pujaan itu sebetulnya dibutuhkan? Oleh yang mati atau yang menjadi ahli waris ataua kelompok yang membutuhkan legitimasi? Pemerkokoh ideologi yang ditentukan apriori?”

“La démocratie vit de mouvements, de changements, d’agencements contractuels, de temps fluides, de dynamiques permanentes, de jeux dialectiques. Elle se crée, vit, change, se métamorphose, se construit en regard d’un vouloir issu de forces vivantes. Elle recourt à l’usage de la raison, au dialogue des parties prenantes, à l’agir communicationnel, à la diplomatie autant qu’à la négociation. La théocratie fonctionne à l’inverse : elle nait, vit et jouit de l’immobilité, de la mort et de l’irrationnel. La théocratie est l’ennemie la plus à craindre de la démocratie, avant-hier à Paris avant 1789, hier à Téhéran en 1978, et aujourd’hui chaque fois qu’Al-Quaïda fait parler la poudre.”

“Extraits du poème: Aux pays des pyramides inversées... ....Ils organisent ces bals de saltimbanques Arrosés de fausses musiques, De fausses notes défiant le solfège : Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do, Sans mineur possible, ni majeur sonnant, Sans septième récalcitrant, sans complexe neuvième Sans dièses et bémols, quintés et quarts raffinés.”

“La crise de la légitimité se manifeste à travers trois symptômes indéniables. Tout d’abord, de moins en moins de gens se dérangent pour aller voter. Dans les années 1960, plus de 85 pour cent des Européens prenaient part aux élections. Dans les années 1990, ce chiffre était inférieur à 79 pour cent. Au cours de la première décennie du XXIe siècle, il est même tombé au-dessous de 77 pour cent, le niveau le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale En deuxième lieu, parallèlement à l’abstention, il y a l’inconstance des électeurs. Non seulement les électeurs européens vont moins voter, mais le vote est de plus en plus capricieux. Ceux qui vont encore voter reconnaissent peut-être encore la légitimité de la procédure, mais montrent de moins en moins de loyauté à un seul et même parti. En troisième lieu, il y a de moins en moins de gens qui adhèrent à un parti politique. Dans les États membres de l’Union européenne, seuls 4, 65 pour cent des électeurs sont encore affiliés à un parti.”

“En ce début du XXIe siècle, la souveraineté, jadis fondement de l’État-nation, est devenue une notion toute relative. De ce fait, les grands défis de notre époque – changement climatique, crise bancaire, crise de l’euro, crise économique, paradis fiscaux, migrations, surpopulation – ne peuvent plus être relevés de façon adéquate par les gouvernements nationaux. L’impuissance est devenue le maître-mot de notre époque : impuissance du citoyen face aux gouvernements nationaux, des gouvernements nationaux face à l’Europe, et de l’Europe face au monde.”

“Car l’incapacité à s’attaquer aux problèmes structurels s’accompagne d’une surexposition du trivial, encouragée par un système médiatique qui a perdu la tête et qui, fidèle à la logique du marché, en est venu à préférer monter en épingle des conflits futiles plutôt que d’analyser des problèmes réels, surtout en période de baisse des parts de marché de l’audiovisuel.”

“La crise de l’efficacité ne fait qu’aggraver la crise de la légitimité. Et le résultat est là : les symptômes dont souffre la démocratie occidentale sont aussi nombreux que vagues, mais si l’on juxtapose abstentionnisme, instabilité électorale, hémorragie des partis, impuissance administrative, paralysie politique, peur de l’échec électoral, pénurie de recrutement, besoin compulsif de se faire remarquer, fièvre électorale chronique, stress médiatique épuisant, suspicion, indifférence et autres maux tenaces, on voit se dessiner les contours d’un syndrome, le syndrome de fatigue démocratique, une affection qui n’a pas encore été explorée systématiquement, mais dont il est néanmoins indéniable que nombre de démocraties occidentales en sont atteintes.”