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Quote by Amin Maalouf

“Je ne manquai pas de rappeler que notre "paradis" avait pour origine un vieux mot persan, "paradaeza", qui veut dire "jardin”

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Amin Maalouf
Amin Maalouf

Amin Maalouf is a prominent Lebanese author whose works are characterized by a fusion of historical fiction and personal narrative. Born on February 25, 1949, Maalouf has made substantial contributions to the literary world through his distinctive storytelling and exploration of cultural identity. more

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“Une norme, dans l'expérience anthropologique, ne peut être originelle. La règle ne commence à être règle qu'en faisant règle et cette fonction de correction surgit de l'infraction même. Un âge d'or, un paradis, sont la figuration mythique d'une existence initialement adéquate à son exigence, d'un mode de vie dont la régularité ne doit rien à la fixation de la règle, d'un état de non-culpabilité en l'absence d'interdit que nul ne fût censé ignorer. Ces deux mythes procèdent d'une illusion de rétroactivité selon laquelle le bien originel c'est le mal ultérieur contenu. À l'absence de règles fait pendant l'absence de techniques. L'homme de l'âge d'or, l'homme paradisiaque, jouissent spontanément des fruits d'une nature inculte, non sollicitée, non forcée, non reprise. Ni travail, ni culture, tel est le désir de régression intégrale. Cette formulation en termes négatifs d'une expérience conforme à la norme sans que la norme ait eu à se montrer dans sa fonction et par elle, ce rêve proprement naïf de régularité en l'absence de règle signifie au fond que le concept de normal est lui-même normatif, il norme même l'univers du discours mythique qui fait le récit de son absence.”

“Vers quoi s'échappent le blanc de la neige quand elle fond, le rouge d'un volcan quand il s'éteint, le pourpre de l'amarante quand elle se fane, le brun des cheveux quand ils grisonnent, l'azur du ciel quand fuit le jour ? Peut-être y a-t-il un paradis pour les couleurs ? Je suis sûr qu'elles y chantent, qu'elles tonnent et détonent, qu'elles s'y bousculent et s'y entremêlent. Et puis s'envolent. Et puis reviennent, à l'infini.”