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Philip K Dick Quotes

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Philip K Dick Quotes

“Il avait lu des masses de livres là-dessus, tout récement celui d'Hannah Arendt sur le procès d'Eichmann à Jérusalem, il savait que le jour où il écrirait sérieusement, ce serait à ce sujet. Le nazisme, tous les habitants de la seconde moitié du XXe siècle doivent se débrouiller avec, vivre avec l'idée que c'est arrivé, comme lui devait vivre avec la mort de sa soeur Jane. On peut ne pas y penser, n'empêche que c'est là, et il faudrait que ce soit aussi dans son livre. Rien de plus éloigné du tao que le nazisme. Les Japonais, pourtant, qui vénèrent le tao, avaient été alliés aux nazis. S'ils l'avaient emporté... Un moment, il laissa miroiter cette idée. On avait déjà fait des livres de ce genre, il en avait lu un d'après lequel le Sud avait gagné la guerre de Sécession. Il se demanda ce que serait un monde issu de la victoire de l'Axe, quinze ans plus tòt. Qui dirigerait le Reich ? Hitler toujours l'un de ses lieutenants ? Est-ce que cela changerait quelque chose que ce soit Bormann, Himmler, Goering ou Baldur von Schirach? Est-ce que cela changerait quelque chose pour lui, habitant de Point Reyes, Marin County ? Et quoi?”

“I am a fictionalizing philosopher, not a novelist; my novel & story-writing ability is employed as a means to formulate my perception. The core of my writing is not art but truth…. I think I understand the common ingredient in those whom my writing helps: they cannot or will not blunt their own intimations about the irrational, mysterious nature of reality, &, for them, my corpus of writing is one long ratiocination regarding this inexplicable reality, an investigation & presentation, analysis & response & personal history…. What I have done is extraordinarily valuable, if you can endure the strain of not knowing, & knowing you do not know….Someone must come along & play the role of Plato to my Socrates.”

“The subjective response... when a Philip Dick book has been finished and put aside is that, upon reflection, it does not seem so much that one holds a memory of the story; rather, it is the after effects of a poem rich in metaphor that seem to remain. This I value, partly because it does defy a full mapping, but mainly because that which is left of a Phil Dick story when the details have been forgotten is a thing which comes to me at odd times and offers me a feeling or a thought; therefore, a thing which leaves me richer for having known it. - Roger Zelazny in his introduction to Beyond Lies the Wub”

“Aimer un esprit, voilà le véritable martyre. Le désespoir incarné. Le nom de Donna ne serait imprimé sur aucune page, il n'apparaîtrait nulle part dans les annales de l'humanité. Disparue sans laisser d'adresse. Il y a des filles comme ça, et c'est celles-là qu'on aime le plus, celles qui ne permettent pas d'espérer, car elles vous échappent alors même que vous refermer vos bras autour d'elles.”

“Imagine un peu : tu es conscient, mais pas vivant. Tu vois et même tu comprends, mais tu ne vis pas. Tu as le nez collé au carreau. Tu reconnais les choses, mais ça ne fait pas de toi un vivant. On peut mourir et durer encore. Parfois, ce qui t'observe derrière les yeux de quelqu'un est mort dans l'enfance. C'est mort et c'est là, et ça regarde toujours. Ce n'est pas simplement le corps, sans rien dedans, qui te regarde ; non, il y a encore quelque chose à l'intérieur qui est mort depuis longtemps mais continue à regarder au-dehors, et regarde et regarde encore sans pouvoir s'arrêter.”