“Des mots tordus, des mots décousus, des mots sans queue ni tête, j’écrirais comme les mots me viendraient, je commencerais maladroitement et je finirais maladroitement comme j’avais commencé, je m’en foutrais de la raison pure, de la méthode, de la phonétique, de la prose (...), ça serait alors l’écriture ou la vie. [Verre Cassé, p. 198]” WritingAfricaCongo Author:Alain Mabanckou
“Je lui ai dit que je laissais l’écriture à ceux qui chantent la joie de vivre, à ceux qui luttent, rêvent sans cesse à l’extension du domaine de la lutte, à ceux qui fabriquent des cérémonies pour danser la polka, à ceux qui peuvent étonner les dieux, à ceux qui pataugent dans la disgrâce, à ceux qui vont avec assurance vers l’âge d’homme, à ceux qui inventent un rêve utile, à ceux qui chantent le pays sans ombre, à ceux qui vivent en transit dans un coin de la terre, à ceux qui regardent le monde à travers une lucarne, à ceux qui, comme mon défunt père, écoutent du jazz en buvant du vin de palme, à ceux qui savent décrire un été africain. [Verre Cassé]” WritingAfricaCongo Author:Alain Mabanckou