Quotessence
Home / Quotes / Quote by Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, I)

Quote by Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, I)

Author

Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, I)

Browse famous quotes and profile details for Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, I). more

You May Also Like

“Mais plus générale est chez l'homme sa révolte contre sa condition charnelle ; il se considère comme un dieu déchu : sa malédiction c'est d'être tombé d'un ciel lumineux et ordonné dans les ténèbres chaotiques du ventre maternel. [...] Il se voudrait nécessaire comme une pure Idée, comme l'Un, le Tout, l'Esprit absolu ; et il se trouve enfermé dans un corps limité, dans un lieu et un temps qu'il n'a pas choisis, où il n'était pas appelé, inutile, encombrant absurde.”

“Si on admet que la conscience inessentielle est elle aussi une subjectivité translucide, capable d'opérer le Cogito, on admet qu'elle est en vérité souveraine et qu'elle retourne à l'essentiel ; pour que toute réciprocité apparaisse impossible, il faut que l'Autre soit pour soi un autre, que sa subjectivité même soit affectée par l'altérité ; cette conscience qui serait aliénée en tant que conscience, dans sa pure présence immanente, serait évidemment Mystère ; elle serait Mystère en soi du fait qu'elle le serait pour soi; elle serait le Mystère absolu.”

“Le fait qu'une femme soit une femelle ne « réduit » pas son humanité en la transformant en un ensemble de partie du corps (contrairement à ce qui se passe, par exemple, lorsqu'on appelle les femmes des « personnes à utérus » ou des "personnes à vagin »). Il n'y a rien d'intrinsèquement « limitatif » ou « réducteur » dans le fait d'être perçue comme une femelle humaine, à moins que vous ne pensiez qu'« être femelle » constitue un état intrinsèquement limité ou diminué. Mais pensez cela, à mon avis, relève de la misogynie.”

“[...] c'est qu'on accuse l'ensemble des féministes d'être de mèche avec le chien, et ce n'est pas tout à fait faux car les femmes qui se battent pour voter ne comprennent souvent pas pourquoi déclarer les guerres, fabriquer les lois et violer les femmes, cela ne suffit pas à contenter les hommes, pourquoi il leur faut de surcroit démembrer les animaux qu'ils croisent; ce que nombre d'entre elles comprennent, par contre, c'est que la force mâle qui meurtrit le corps des femmes et celui des bêtes est la même, que cette force dit de la femme qu'elle est une chienne et des bêtes qu'elles sont autant de biens, que cette force décrète ce qui mérite ou non de vivre et surtout à quelle place, que cette force conquiert la viande par son fusil ou par son sexe droit - instruites de ce savoir acquis dans la blessure et l'ombre, ces femmes ouvrent grand la nuit en s'écriant: le sang ne passera pas par nous!”