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Quote by Daphne du Maurier

“A ce moment-là, Maxim me regarda enfin. Il me regarda pour la première fois de la soirée et, dans ses yeux, je lus un message d'adieu. C'était comme s'il se penchait au bastingage d'un navire, et que je me tenais en contrebas sur le quai. Il y avait d'autres gens qui touchaient son épaule et qui touchaient la mienne, mais nous ne les remarquions pas. Nous ne nous parlions pas et ne nous hélions pas, car le vent et la distance emportaient le son de nos voix. Mais je vis ses yeux, tout comme lui vit les miens, avant que le navire se détache du quai. Favell, Mme Danvers, le colonel Julyan, Frank avec son bout de papier à la main, tous furent oubliés à cet instant-là. Cet instant-là était le nôtre, inviolé, communion éphémère entre nos deux êtres.”

Quote by Daphne du Maurier

Book:Rebecca

Work

Rebecca

Daphne Du Maurier's 'Rebecca' is a psychological thriller that delves into the complex dynamics of a marriage. The story follows the new wife of Maxim de Winter, who must navigate the shadow of his first wife, the enigmatic and seemingly perfect Rebecca. Set against the backdrop of a grand English country house, the novel explores themes of jealousy, obsession, and the elusive nature of truth. more

Author

Daphne du Maurier
Daphne du Maurier

British author known for her suspense novels and romantic stories. Daphne du Maurier's works are characterized by their mysterious and supernatural elements, with her most famous novels being 'Rebecca' and 'The Turn of the Screw'. Her writing style has had a profound impact on literature. more

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“On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça, tout le monde est content; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un point de comparaison. Conclusion ! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé ?”

“On ne trahit pas les disparus. Ce sont eux qui nous trahissent. Parce qu'ils ont fait défaut, parce qu'ils sont partis, alors qu'on avait besoin d'eux, parce qu'ils ont filé sans préavis, parce qu'ils nous laissent avec le manque et aucune solution pour y remédier. Et quand ils ont lâché notre main, qui nous en voudrait d'en saisir une autre ?”

“pourquoi il n’y aurait pas de monde après le lycée ? – Parce que derrière les grilles du bahut, y a aucun destin fabuleux, style téléfilm à la con, qui nous attend. Juste cette salope de réalité, avec sa gueule d’acier qui va nous broyer. Mais j’irai pas manifester pour autant, et tu sais pourquoi ? Ils me font gerber, les pantins qui le font. Défiler bourré dans la rue, ça dérange les gens qui tra- vaillent, pas le gouvernement. Si ces imbéciles voulaient vraiment faire bouger les choses, ils retireraient leur fric de la banque, ils rendraient les clés de leur 60 m2 – qu’ils sont bien contents, d’ailleurs, de remplir de merdes Ikea – et ils iraient marcher sur l’Élysée flingue à la main.”