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Quote by Marcel Jouhandeau

“Du moment que le bonheur, c'est de vivre, on doit le trouver aussi bien dans la douleur que dans le plaisir et parfois jusque dans l'ennui.”

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Marcel Jouhandeau

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“Oui, je sens que mon âme est cadenassée dans le verrou de mon corps, et qu’elle ne peut se dégager, pour fuir loin des rivages que frappe la mer humaine, et n’être plus témoin du spectacle de la meute livide des malheurs, poursuivant sans relâche, à travers les fondrières et les gouffres de l’abattement immense, les isards humains. Mais, je ne me plaindrai pas. J’ai reçu la vie comme une blessure, et j’ai défendu au suicide de guérir la cicatrice. Je veux que le Créateur en contemple, à chaque heure de son éternité, la crevasse béante. C’est le châtiment que je lui inflige.”

“Mon cœur s'est égaré sur une étoile ; comment pourrait-il se plaire avec la lune ? Celui à qui convient la poussière ne regarde pas la rose, quoique la rose soit plus prisée que la poussière ; et quiconque trouve pour son cœur un remède dans le vinaigre ne trouverait dans le miel qu'une augmentation de douleur.”

“Apparence de paix Pas de carnage ici, pas de mise à mort. Les drames de l'histoire sont parfois comme une musique qui demeure au fond d'un champ où l'on marche parmi le bruissement du maïs, aimanté par des oiseaux fous à l'orée du bois et sous un ciel que strie la fumée blanche d'un avion — en haute altitude, des voyageurs sans doute sirotent l'apéro dans une carlingue qui les protège du froid absolu — mais ici-bas sous le vent tiède de septembre la terre joue sa partition ancienne, les enfant des fermes s'en sont allés en sifflant dans l'herbe et des veuves inconsolables hantent toujours les parages de la rivière que l'on dit paresseuse, à croire que le jour entier va refermer sur elle sa masse bleue, elles seront dans la caverne du temps, les années chanteront leur absence et très haut, oiseaux et bolides iront vers ailleurs en ignorant tout de leurs peines, leurs douleurs, leurs coffres remplis de robes d'un autre âge.”