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Quote by Annie Ernaux

“Estaba por todas partes. En los eufemismos y las lítotes de mi agenda, en los ojos saltones de Jean T., en los matrimonios forzados, en el filme "Los paraguas de Cheburgo", en la vergüenza de las mujeres que abortaban y en la reprobación de las otras. En la imposibilidad absoluta de imaginar que un día las mujeres pudieran decidir abortar libremente. Y, como de costumbre, era imposible determinar si el aborto estaba prohibido porque estaba mal o estaba mal porque estaba prohibido. Se juzgaba con relación a la ley, no se juzgaba la ley.”

Quote by Annie Ernaux

Work

Happening

In this novel, the author delves into the complex nature of chance and its impact on human lives, weaving together a narrative that examines the unpredictable and often unforeseen events that shape our existence. more

Author

Annie Ernaux
Annie Ernaux

Annie Ernaux, born on September 1, 1940, is a renowned French writer known for her autobiographical novels. Her works delve into the relationship between personal memory and history, as well as the impact of social class on individual destiny. more

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“Bergson, on s'en souvient, voyait dans l'évolution l'expression d'une force créatrice, absolue en ce sens qu'il ne la supposait pas tendue à une autre fin que la création en elle-même et pour elle-même. En cela il diffère radicalement des animistes (qu'il s'agisse d'Engels, de Teilhard ou des positivistes optimistes tels que Spencer) qui tous voient dans l'évolution le majestueux déroulement d'un programme inscrit dans la trame même de l'Univers. Pour eux, par conséquent, l'évolution n'est pas véritablement création, mais uniquement 'révélation' des intentions jusque-là inexprimées de la nature. D'où la tendance à voir dans le développement embryonnaire une émergence de même ordre que l'émergence évolutive. Selon la théorie moderne, la notion de 'révélation' s'applique au développement épigénétique, mais non, bien entendu, à l'émergence évolutive qui, grâce précisément au fait qu'elle prend sa source dans l'imprévisible essentiel, est créatrice de nouveauté absolue. Cette convergence apparente entre les voies de la métaphysique bergsonienne et celles de la science serait-elle encore l'effet d'une pure coïncidence? Peut-être pas: Bergson, en artiste et poète qu'il était, très bien informé par ailleurs des sciences naturelles de son temps, ne pouvait manquer d'être sensible à l'éblouissante richesse de la biosphère, à la variété prodigieuse des formes et des comportements qui s'y déploient, et qui paraissent témoigner presque directement, en effet, d'une prodigalité créatrice inépuisable, libre de toute contrainte. Mais là où Bergson voyait la preuve la plus manifeste que le 'principe de la vie' est l'évolution elle-même, la biologie moderne reconnaît, au contraire, que toutes les propriétés des êtres vivants reposent sur un mécanisme fondamental de conservation moléculaire. Pour la théorie moderne l'évolution n'est nullement une propriété des êtres vivants puisqu'elle a sa racine dans les imperfections mêmes du mécanisme conservateur qui, lui, constitute bien leur unique privilège. Il faut donc dire que la même source de perturbations, de 'bruit', qui, dans un système non vivant, c'est-à-dire non réplicatif, abolirait peu à peu toute structure, est à l'origine de l'évolution dans la biosphère, et rend compte de sa totale liberté créatrice, grâce à ce conservatoire du hasard, sourd au bruit autant qu'à la musique: la structure réplicative de l'ADN.”

“You’re funny,” Justine said. “And your face is all red.”
I blinked. Yeah, having forbidden thoughts about your daddy can do that to me. 
Fantasizing about the girls’ father while I was here caring for them was wrong.”