Quotessence
Home / Authors / Michel Foucault
Michel Foucault

Michel Foucault Quotes

Philosopher

Filter quotes by topic

Famous Michel Foucault Quotes

“[…] marginile unei cărţi nu sunt niciodată clar şi riguros trasate: dincolo de titlu, de primele rânduri şi de punctul final, mai presus de configuraţia sa internă şi de forma care îi conferă autonomie, ea se află prinsă într-un sistem de trimiteri la alte cărţi, la alte texte, la alte fraze: este un nod într-o reţea.”

“Quant à l’oeuvre, les problèmes qu’elle soulève sont plus difficiles encore. En apparence pourtant, quoi de plus simple ? Une somme de textes qui peuvent être dénotés par le signe d’un nom propre. Or cette dénotation (même si on laisse de côté les problèmes de l’attribution) n’est pas une fonction homogène : le nom d’un auteur dénote-t-il de la même façon un texte qu’il a lui-même publié sous son nom, un texte qu’il a présenté sous un pseudonyme, un autre qu’on aura retrouvé après sa mort à l’état d’ébauche, un autre encore qui n’est qu’un griffonnage, un carnet de notes, un « papier » ? La constitution d’une oeuvre complète ou d’un opus suppose un certain nombre de choix qu’il n’est pas facile de justifier ni même de formuler : suffit-il d’ajouter aux textes publiés par l’auteur ceux qu’il projetait de donner à l’impression, et qui ne sont restés inachevés quer par le fait de la mort ? Faut-il intégrer aussi tout ce qui est brouillon, fait de la mort ? Faut-il intégrer aussi tout ce qui est brouillon, premier dessein, corrections et ratures des livres ? Faut-il ajouter les esquisses abandonnées? Et quel status donner aux lettres, aux notes, aux conversations rapportées, aux propos transcrits par les auditeurs, bref à cet immense fourmillement de traces verbales qu’un individu laisse autour de lui au moment de mourir, et qui parlent dans un entrecroisement indéfini tant de langages différents ? En tout cas le nom « Mallarmé » ne se réfère pas de la même façon aux thèmes anglais, aux trauctions d’Edgar Poe, aux poèmes, ou aux réponses à des enquêtes ; de même, ce n’est pas le même rapport qui existe entre le nom de Nietzsche d’une part et d’autre par les autobiographies de jeunesse, les dissertations scolaires, les articles philologiques, Zarathoustra, Ecce Homo, les lettres, les dernières cartes postales signées par « Dionysos » ou « Kaiser Nietzsche », les innombrables carnets où s’enchevêtrent les notes de blanchisserie et les projets d’aphorismes. En fait, si on parle si volontiers et sans s’interroger davantage de l’« oeuvre » d’un auteur, c’est qu’on la suppose définie par une certaine fonction d’expression. On admet qu’il doit y avoir un niveau (aussi profond qu’il est nécessaire de l’imaginer) auquel l’oeuvre se révèle, en tous ses fragments, même les plus minuscules et les plus inessentiels, comme l’expression de la pensée, ou de l’expérience, ou de l’imagination, ou de l’inconscient de l’auteur, ou encore des déterminations historiques dans lesquelles il était pris. Mais on voit aussitôt qu’une pareille unité, loin d’être donné immédiatement, est constituée par une opération ; que cette opération est interprétative (puisqu’elle déchiffre, dans le texte, la transcription de quelque chose qu’il cache et qu’il manifeste à la fois); qu’enfin l’opération qui détermine l’opus, en son unité, et par conséquent l’oeuvre elle-même ne sera pas la même s’il s’agit de l’auteur du Théâtre et son double ou de l’auteur du Tractatus et donc, qu’ici et là ce n’est pas dans le même sens qu’on parlera d’une « oeuvre ». L’oeuvre ne peut être considérée ni comme unité immédiate, ni comme une unité certaine, ni comme une unité homogène.”

“If I open a book and see that the author is accusing an adversary of "infantile leftism" I shut it again right away. That's not my way of doing things; I don't belong to the world of people who do things that way. I insist on this difference as something essential: a whole morality is at stake; the one that concerns the search for truth and the relation to the other.”

“[Raymond Roussel] said that after his first book he expected that the next morning there would be a kind of aura around his person and that everyone in the street would be able to see that he had written a book. This is the obscure desire harboured by everyone who writes. It is true that the first text one writes is neither written for others, nor because one is what one is: one writes to become other than what one is. One tries to modify one's way of being through the act of writing.”

“The imaginary is not formed in opposition to reality as its denial or compensation; it grows among signs, from book to book, in the interstice of repetitions and commentaries; it is born and takes shape in the interval between books. It is the phenomena of the library.”

“I don’t feel that it is necessary to know exactly what I am. The main interest in life and work is to become someone else that you were not in the beginning. If you knew when you began a book what you would say at the end, do you think that you would have the courage to write it? What is true for writing and for love relationships is true also for life. The game is worthwhile insofar as we don’t know what will be the end.”

“There are more ideas on earth than intellectuals imagine. And these ideas are more active, stronger, more resistant, more passionate than "politicians" think. We have to be there at the birth of ideas, the bursting outward of their force: not in books expressing them, but in events manifesting this force, in struggles carried on around ideas, for or against them. Ideas do not rule the world. But it is because the world has ideas (and because it constantly produces them) that it is not passively ruled by those who are its leaders or those who would like to teach it, once and for all, what it must think.”