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Quote by Abhijit Naskar

Work

L'humain Impossible: Cent Sonnets pour Ma Famille Mondiale

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Author

Abhijit Naskar

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“Quand on gagne six yuans par mois, c'est vraiment six yuans, car on ne peut avoir un yuan de plus dans sa poche sans qu'aussitôt les gens vous regardent de travers et se mettent à jaser sur votre compte. En revanche, quand on peut en gagner dans les cinq cents, il est certain qu'on ne peut s'en tenir à ce chiffre et que plus vous avez d'argent, plus les gens vous admirent. Ca peut sembler tout à fait injuste, mais, en fait, que vous le croyez ou non, c'est comme ça que ça se passe !”

“Broken boat! The small boat was anchored, where the lake ended, It stood there over the water and nothing at all pretended, The silently lapping water showed no hurry, Just like the still boat that today had no reason to worry, The boat, the water, everything appeared to be at ease, They had no reason to rush, and nobody to please, Just themselves and their anchored state, That steadfastly cast them into this feeling of never being tired to wait, Wait for the sunrise, wait for the moon rise, wait for the morning, Wait for the boatman, wait for a new wave, wait for the birds to sing, It seemed the boat and the lake could wait forever and for everything, And just like the boat I too waited for someone, that feeling beautiful, that special something, The lake spreads far and wide, And the boat stands anchored between this divide, To wait or to drift at the wind’s will, The prospect is attractive but the boat has a promise to fulfill, Towards the boatman, towards the anchor, towards the lake too, And towards something or maybe someone, nobody knows who, Maybe it is her secret affair, With the shore, with the security it offers her, While she is romancing the shore and it erotically kisses her hull, And an onlooker like me feels she wants to break free from this life so dull, But maybe she does not regard the weight of the anchor to be a boundation, For it holds her close to the erotic shore and it's wet and muddy sensation, As time passes by, the boat begins to rot, The kiss of the shore that enticed her and felt so hot, Was actually fooling her to feel what was not real, By the time the boat realised the kiss of the shore was unreal, The hull of the boat had perforated and crumbled, And as it lay there in this state of uselessness and now humbled, The shore no longer kissed it, Because now a new boat stood anchored there, and the shore was erotically kissing it, The boat has decomposed, and its wood drifts freely in the lake now, And it wanders endlessly to seek that real feeling of love, But in pieces, one here, one there, one somewhere unknown, In pieces trying to find love that it never had actually felt or known, So, whenever I see a broken piece of a boat, I think of you my love, and then with these pieces I and my feelings float, Where? Only every broken piece of the boat can tell, But unlike the boat, I feel our love is real and it is for nobody except us to judge and tell!”

“Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l'égard des immigrés, pas cette société où l'on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance.”

“Or, si l’on compare la diversité prodigieuse d’éducations et de genres de vie qui règne dans les différents ordres de l’état civil, avec la simplicité et l’uniformité de la vie animale et sauvage, où tous se nourrissent des mêmes aliments, vivent de la même manière, et font exactement les mêmes choses, on comprendra combien la différence d’homme à homme doit être moindre dans l’état de nature que dans celui de société, et combien l’inégalité naturelle doit augmenter dans l’espèce humaine par l’inégalité d’institution.”

“Tout cela me confortait dans mon intuition, souvent moquée par mes amis, que l’homme était fondamentalement bon – à condition d’être en rapport direct et vital avec d’autres hommes. Impersonnel, un système social écarte l’homme de l’homme. Dans la lézarde ainsi creusée, la plante du ressentiment pousse et nourrit la fraude, le parasitisme et l’abus – puisqu’on ne voit jamais qui paie ni qui souffre de nos abus. On espère que c’est le système qui paie quand lui se contente de répartir les coûts et d’inoculer ce que chacun, par sa rancœur, fait subir de manière diffuse à tous. Les dysfonctionnements s’accroissent, les honnêtes gens s’en prennent aux saboteurs et bientôt les imitent … On se retrouve contraint, pour maintenir la cohésion sociale, d’instaurer un contrôle maniaque et vétilleux sur le moindre petit comportement fautif de chaque citoyen. Et ça donne Cerclon : la démocratie comme liberticide collectif …”

“_ Pourquoi sont-ils si méprisants ? demanda Chloé. Ce n'est pas tellement bien de travailler... _ On leur a dit que c’était bien, dit Colin. En général, on trouve ça bien. En fait, personne ne le pense. On le fait par habitude et pour ne pas y penser, justement. _ En tout cas, c'est idiot de faire un travail que des machines pourraient faire. _ Il faut construire des machines, dit Colin. Qui le fera? _ Oh! Evidemment, dit Chloé. Pour faire un œuf, il faut une poule, mais, une fois qu'on a la poule, on peut avoir des tas d’œufs. Il vaut donc mieux commencer par la poule. _ Il faudrait savoir, dit Colin, qui empêche de faire des machines. C'est le temps qui doit manquer. Les gens perdent leur temps à vivre, alors, il ne leur en reste plus pour travailler. _ Ce n'est pas plutôt le contraire? dit Chloé. _ Non, dit Colin. S'ils avaient le temps de construire les machines, après ils n'auraient plus besoin de rien faire. Ce que je veux dire c'est qu'ils travaillent pour vivre au lieu de travailler à construire des machines qui les feraient vivre sans travailler. _ C'est compliqué, estima Chloé. _ Non, dit Colin. C'est très simple. Ça devrait, bien entendu, venir progressivement. Mais, on perd tellement de temps à faire des choses qui s'usent... - Mais, tu crois qu'ils n'aimeraient pas mieux rester chez eux et embrasser leur femme et aller à la piscine et aux divertissements? - Non, dit Colin. Parce qu'ils n'y pensent pas. - Mais est-ce que c'est leur faute si ils croient que c'est bien de travailler? - Non, dit Colin, ce n'est pas leur faute. C'est parce qu'on leur a dit : « Le travail, c'est sacré, c'est bien, c'est beau, c'est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont droit à tout. » Seulement, on s'arrange pour les faire travailler tout le temps et alors ils ne peuvent pas en profiter. _ Mais, alors, ils sont bêtes? dit Chloé. _ Oui, ils sont bêtes, dit Colin. C'est pour ça qu'ils sont d'accord avec ceux qui leur font croire que le travail c'est ce qu'il y a de mieux. Ça leur évite de réfléchir et de chercher à progresser et à ne plus travailler.”