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Inégalités Quotes

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Inégalités Quotes

“Être parent dans un quartier populaire, c`est aussi être stigmatisé par les institutions, être considéré comme incapable de bien élever ses enfants et coupable de reproduire des schémas familiaux archaïques et rétrogrades. Les parents des quartiers populaires sont, selon la formule consacrée, . C'est ainsi que les médias les décrivent depuis les révoltes populaires de 2005 - démissionnaires, mais aussi , , ,”

“Les filles sont conditionnées pour aspirer au mariage, mais pas les garçons, ce qui entraîne dès le départ un déséquilibre. Les filles deviennent des femmes qui sont obnubilées par le mariage, les garçons deviennent des hommes qui ne sont pas obnubilés par le mariage. Les femmes épousent ces hommes. La relation est automatiquement inégale, parce que l’institution compte plus aux yeux de l’une que de l’autre.”

“Or, si l’on compare la diversité prodigieuse d’éducations et de genres de vie qui règne dans les différents ordres de l’état civil, avec la simplicité et l’uniformité de la vie animale et sauvage, où tous se nourrissent des mêmes aliments, vivent de la même manière, et font exactement les mêmes choses, on comprendra combien la différence d’homme à homme doit être moindre dans l’état de nature que dans celui de société, et combien l’inégalité naturelle doit augmenter dans l’espèce humaine par l’inégalité d’institution.”

“Si nous suivons le progrès de l’inégalité dans ces différentes révolutions, nous trouverons que l’établissement de la loi et du droit de propriété fut son premier terme, l’institution de la magistrature le second, que le troisième et dernier fut le changement du pouvoir légitime en pouvoir arbitraire ; en sorte que l’état de riche et de pauvre fut autorisé par la première époque, celui de puissant et de faible par la seconde, et par la troisième celui de maître et d’esclave, qui est le dernier degré de l’inégalité, et le terme auquel aboutissent enfin tous les autres, jusqu’à ce que de nouvelles révolutions dissolvent tout à fait le gouvernement, ou le rapprochent de l’institution légitime.”

“Certains penseurs qui ne sont pas tous de droite, soutiennent que, lorsque les inégalités économiques ont pour origine des choix judicieux, le talent naturel, l'effort ou le mérite personnel, elles ne sont pas moralement injustifiées. Ils distinguent les personnes qui sont pauvres parce qu'elles sont victimes de la pure malchance, et celles qui le deviennent en raison de leurs choix de vie défectueux. D'après eux, les secondes devraient, en toute justice, assumer personnellement les conséquences de leurs choix au lieu d'en faire porter le poids sur la «société». Bref, ils glorifient la responsabilité individuelle quand ils s'attaquent aux prétendus «assistés». Cependant, ce sont souvent les mêmes qui, à droite comme à gauche, refusent l'ouverture des frontières et contestent le droit de chacun d'aller s'installer là où les chances d'avoir une vie meilleure sont plus élevées. Ces prises de position restrictives sont en contradiction totale avec les grands principes avancés pour blâmer les «assistés»: glorification de l'esprit d'initiative et du désir de s'en sortir, insistance sur la responsabilité individuelle dans la situation économique.”

“C’est pourquoi la justification de ces inégalités extrêmes passe souvent par un discours moins grandiloquent, et insistant surtout sur le besoin de stabilité patrimoniale et de protection du droit de propriété. Autrement dit, l’inégalité des fortunes n’est peut-être pas entièrement juste, et pas toujours utile, surtout dans les proportions observées, y compris en Californie, mais sa remise en cause risquerait d’ouvrir une escalade sans fin dont les plus pauvres et la société dans son ensemble finiraient par faire les frais. Cet argument propriétariste fondé sur le besoin de stabilité sociopolitique et de sécurisation absolue (et parfois quasi religieuse) des droits de propriété acquis dans le passé jouait déjà un rôle central pour justifier les fortes inégalités caractérisant les sociétés de propriétaires qui prospéraient en ee Europe et aux États-Unis auXIX siècle et au début du XX . On retrouvera aussi cet éternel argument de la stabilité dans la justification des sociétés trifonctionnelles et esclavagistes. Il faut aussi y ajouter aujourd’hui un discours sur l’inefficacité supposée de l’État et l’agilité réputée supérieure de la philanthropie privée, argument qui jouait également un rôle lors des périodes précédentes, mais qui a pris une ampleur nouvelle à l’époque contemporaine. Ces différents discours sont légitimes et doivent être entendus, jusqu’à un certain point, mais je tenterai de démontrer qu’ils peuvent être dépassés, en nous fondant sur les leçons de l’histoire.”

“Mais le sentiment d'impuissance est aussi nourri par le fonctionnement, du système scolaire, dont on tente de masquer le caraptère structurellement inégalitaire et discriminatoire en surmédiatisant les exceptions : la fabuleuse réussite de telle ministre issue de l'immigration africaine, le par- cours formidable de tel chercheur qui a grandi dans une cité. Pour faire croire que quand on veut, on peut. Donc toi qui n'as pas réussi, tu ne peux t`en prendre qu'a toi-même. Et à tes parents.”