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Quote by Gabrielle Roy

“Le silence nous enveloppait toujours. non pas oppressant comme lorsqu'il dit l'absence de vie, mais tout gonflé d'une révélation heureuse qui est sur le point d'être faite.”

Quote by Gabrielle Roy

Work

Children of My Heart

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Author

Gabrielle Roy
Gabrielle Roy

Gabrielle Roy was a prominent French-Canadian author born on March 22, 1909, in Quebec, and passed away on July 13, 1983. Known for her works that vividly depict the daily life and characters in Quebec, she is considered one of the representative figures in Quebec literature. more

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“Si le système ne nous fait aucun mal, si sa raison d’être ne consiste qu’à gérer les déplacements, et à les gérer pour le bien de tous, alors pourquoi blesser au nom de sa douceur ? Question spécieuse. Face à une aliénation des menues doses douces et continues, il n’était de rupture que brutale. Ou sinon se résigner, mettre un casque virtuel sur sa tête, s’éclater loin du monde, dire « C’est comme ça, je n’y peux rien, je juge que tout est bien, amen …. ». Le système ne gênait après tout que les gens vivants, ceux qui ne supportaient pas que leurs mouvements fussent orientés au nom d’une régulation sociale. Ceux qui résistaient. Distribuer quelques tracts ? Autant cracher dans l’Espace. L’ambition de la Volte, aussi vaniteuse fût-elle, avait été de contrebalancer en une nuit, une seule, vingt ans d’empoisonnement homéopathique. Idiot c’était, idiot … mais que faire d’autre ? Oui, la fillette était innocente, oui son corps n’était pas rouage mais victime du système. Elle ne méritait pas ça. Nous nous servions d’elle, de sa souffrance pour remuer les tripes et les consciences. Mais la Volution ne pouvait se faire avec des caresses. Ou alors il eût fallu caresser tout le monde …”

“En réalité la tragédie à venir en Allemagne est tout entière inscrite dans ce drame, dans le contraste entre la volonté d'action des jeunes travailleurs sous l'uniforme et l'incapacité des "chefs" écrasés par leurs responsabilités et convaincus que les problèmes qui concernent l'avenir de l'humanité se règlent en termes de cotisations, de sections locales et de discours dans les assemblées parlementaires.”

“En réalité, je traverse actuellement une passe assez dure. C'est exactement comme l'an dernier, à la Barnimstrasse : pendant sept mois je tiens bon, et le huitième mes nerfs flanchent tout à coup. Chaque jour à passer devient un petit sommet qu'il me faut gravir; la moindre bagatelle m'irrite douloureusement. En effet, dans cinq jours il y aura huit mois pleins de ma deuxième année de solitude. Ensuite, sûrement, comme l'an dernier, la vie reprendra ses droits, d'autant plus qu'on s'approche du printemps. Du reste, tout serait bien plus facile à supporter, si je n'oubliais pas la loi fondamentale que je me suis fixée comme règle de vie: être bon, voilà le principal! Etre bon tout simplement. Voilà qui englobe tout et qui vaut mieux que toute l'intelligence et la prétention d'avoir raison. 5 mars 1917, prison de Wronke À Hans Diefenbach”

“Face à des évolutions aussi spectaculaires, les discours de justification de l’inégalité patrimoniale extrême oscillent souvent entre plusieurs attitudes, et prennent parfois des formes étonnantes. Dans les pays occidentaux, une distinction très forte est souvent faite entre d’une part les « oligarques » russes, les pétro- milliardaires moyen-orientaux et autres milliardaires chinois, mexicains, guinéens, indiens ou indonésiens, dont on considère souvent qu’ils ne « méritent » pas véritablement leur fortune, car elle aurait été obtenue par l’entremise de relations avec les pouvoirs étatiques (par exemple par l’appropriation indue de ressources naturelles ou de diverses licences) et ne serait guère utile pour la croissance ; et d’autre part les « entrepreneurs » européens et étatsuniens, californiens de préférence, dont il est de bon ton de chanter les louanges et les contributions infinies au bien-être mondial, et de penser qu’ils devraient être encore plus riches si la planète savait les récompenser comme ils le méritent. Peut-être même devrait-on étendre notre dette morale considérable à leur égard en une dette financière sonnante et trébuchante, ou bien en leur cédant nos droits de vote, ce qui d’ailleurs n’est pas loin d’être déjà le cas dans plusieurs pays. Un tel régime de justification des inégalités, qui se veut à la fois hyperméritocratique et occidentalo-centré, illustre bien le besoin irrépressible des sociétés humaines de donner du sens à leurs inégalités, parfois au-delà du raisonnable. De fait, ce discours de quasi-béatification de la fortune n’est pas exempt de contradictions, pour certaines abyssales. Est-on bien sûr que Bill Gates et les autres techno-milliardaires auraient pu développer leurs affaires sans les centaines de milliards d’argent public investies dans la formation et la recherche fondamentale depuis des décennies, et pense-t-on vraiment que leur pouvoir de quasi-monopole commercial et de brevetage privé de connaissances publiques aurait pu prospérer autrement qu’avec le soutien actif du système légal et fiscal en vigueur ?”

“Graham had a lot of trouble with taste. Often his thoughts were not tasty. There were no effective partitions in his mind. What he saw and learned touched everything else he knew. Some of the combinations were hard to live with. But he could not anticipate them, could not block and repress. His learned values of decency and propriety tagged along, shocked at his associations, appalled at his dreams; sorry that in the bone arena of his skull there were no forts for what he loved. His associations came at the speed of light. His value judgments were at the pace of a responsive reading. They could never keep up and direct his thinking. He viewed his own mentality as grotesque but useful, like a chair made of antlers. There was nothing he could do about it.”