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Quote by Phoenix Pharell

“Anastase passa son pouce sur ma lèvre inférieure ; ses traits virils, son regard pénétrant me brûlait. — Laisse-toi aller, Mikhaïl. Personne ne surveille tes faits et gestes. Personne ne dira rien ni ne te jugera. Sois toi-même, abaisse tes barrières. J’inspirai profondément et collai sa mèche de cheveux à mon nez, m’apaisant. — Vivre dans un fort n’est pas vivre, les plus belles sensations sont celles de pleine liberté. Tu peux toucher qui tu veux. Rire avec qui cela te plaît. Agir comme un enfant si c’est ce dont tu as envie. Je plissai le nez. — Non merci, je laisse ça à Matt et Jimmy, deux enfants, c’est bien assez à gérer. Nous sourîmes tous deux. Le brun me posa un baiser sur la joue, et peu de temps après, la porte s’ouvrit à nouveau. — Hey ! Moi aussi je veux des câlins !”

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Work

Des échos de sang et de crocs

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Author

Phoenix Pharell

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“Mettant le téléphone sur haut-parleur, je tentai de lui envoyer ma localisation géographique, avant d’abandonner et de lui décrire où j’étais, pas sûr à cent pour cent de ce que je racontais. Ce n’était que maintenant que je me rendais compte que je n’avais pas la moindre foutue idée du nom du quartier. — T’as pas mieux comme description ? Parce que, « une allée de lampadaires », ça n’aide pas. Je ricanai. Il exagérait. J’avais tout bien détaillé. J’avais même donné le nom du bar accroché à l’écriteau. Enfin, si j’avais bien lu. Je le taquinai : — Oh… Le traqueur ne l’est donc que de nom ? — T’es sûr de vouloir me provoquer ? — J’irai même jusqu’à pimenter le tout : si tu me retrouves en moins de trente minutes, je t’accorde un vœu. — Putain de génie.”

“« Maman, pourquoi elle pleure ? » Ma mère avait reniflé, et comme je ne voyais pas son visage, j’avais cru qu’elle avait attrapé froid. « Parce que son petit garçon ne reviendra pas. » Elle s’était tournée pour me dire cela en caressant mes cheveux du bout des doigts. Elle avait toujours apprécié mes boucles. Aussi douces que le poil d’un lapin selon elle. Les stries aqueuses sur son maquillage m’avaient interpellé. « Et toi maman, pourquoi tu pleures ? » Un gros sanglot avait franchi les lèvres de ma mère. Elle ne m’avait pas répondu, néanmoins, j’avais saisi par moi-même. Ses yeux avaient semblé parler pour elle : « Parce que j’ai peur pour toi. »”

“Elle ne répondit pas immédiatement, se contentant de masser mon cuir chevelu. J’étais sur le point de m’endormir à même le sol, la nuque contre ses genoux, lorsqu’elle souffla : — J’aimerais que tu vives ta vie comme un grand frisson. Le courage ne réside pas dans l’absence absolue de peur. Craindre, c’est ressentir et sentir c’est vivre. J’aimerais que tu retires ces chaînes autour de toi, que tu t’autorises à aimer, à être heureux. Elle me redressa un peu et se décala pour encadrer mes joues de ses mains. Ses pouces caressèrent avec lenteur mes pommettes. Apaisé, je fermai les paupières. — Tu ne peux pas éternellement rester à bord de l’avion, Mikhaïl. Il faudra que tu prennes ce parachute et que tu sautes de toi-même. Stagner n’est pas vivre. Sauter n’est pas mourir.”

“The road is never over and if it was, there lies the ocean and there are still ships a-plenty. And should the ocean end and ships crash, there begins the sky and there are wings to fly far and wide right into adventures not known yet. And if the sky breaks open after the storms, clouds will part to reveal a universe that always awaits and yearns to be explored by hands that appreciate its unchartered worlds.”

“Wine talks; ask anyone. The oracle at the street corner; the uninvited guest at the wedding feast; the holy fool. It ventriloquizes. It has a million voices. It unleashes the tongue, teasing out secrets you never meant to tell, secrets you never knew. It shouts, rants, whispers. It speaks of great plans, tragic loves and terrible betrayals. It screams with laughter. It chuckles softly to itself. It weeps in front of its own reflection. It revives summers long past and memories best forgotten. Every bottle a whiff of other times, other places, every one- from the commonest Liebfraumilch to the imperious Vueve Clicquot- a humble miracle. Everyday magic, Joe had called it. The transformation of base matter into the stuff of dreams. Layman's alchemy. Take these six in Jay's cellar, for instance. The Specials. Not wines really meant for keeping, but he kept them all the same. For nostalgia's sake. For a special, yet-to-be-imagined occasion. Six bottles, each with its own small handwritten label and sealed with candle wax. Each had a cord of a different color knotted around its neck; raspberry red, elderflower green, blackberry blue, rose hip yellow, damson black. The last bottle was tied with a brown cord. Specials '75, said the label, the familiar writing faded to the color of old tea.”