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Quote by Arthur Rimbaud

“l'Idole où tu mis tant de virginité, Où tu divinisas notre argile, la Femme, Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme Et monter lentement, dans un immense amour, De la prison terrestre à la beauté du jour”

Quote by Arthur Rimbaud

Work

Les Cahiers de Douai

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Author

Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud was a French poet renowned for his surrealistic poetry style. His works have had a profound impact on subsequent poetry, considered pioneers of symbolism and surrealism. more

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“C’est une triste chose à penser, mais on ne saurait douter que l’esprit dure plus longtemps que la beauté. Cela explique pourquoi nous prenons tant de peine à nous instruire. Nous avons besoin, pour la lutte effrayante de la vie, de quelque chose qui demeure, et nous nous emplissons l’esprit de ruines et de faits, dans l’espérance niaise de garder notre place.”

“La beauté, la vraie beauté, s'achève là où l'air intellectuel commence. L'intellectuel est en soi une façon d'exagérer et il détruit l'harmonie de n'importe quel visage. Dès qu'on s'assied pour réfléchir, on ne devient plus qu'un nez, ou qu'un front, ou quelque chose d'horrible. Regarde les gens qui ont du succès dans toutes les professions savantes : ils sont tous parfaitement hideux ! Sauf bien sûr, dans l'Église, mais c'est que, dans l'Église, ils ne réfléchissent pas.”

“J’ai pris deux minutes pour fermer le bureau et une bonne quinzaine d’autres pour essayer de me redonner un peu de fraîcheur avec du papier brun mouillé et un peigne édenté abandonné sur le lavabo – dont j’ai scruté à fond les dents survivantes pour m’assurer qu’elles n’hébergeaient pas de lentes. J’ai mis enlevé remis réenlevé et reremis du rouge à lèvres, épaissi mes cils avec ma petite brosse à goudron et souri un peu, beaucoup, énormément, à la folie à cette face cernée dans le miroir éclaté ; je ne pourrais rien de plus pour elle. J’ai imploré ma beauté intérieure de se déverser sur mes traits pour en magnifier la banalité. Le transfert opérait chez les femmes les plus ordinaires des livres de ma mère. Je le méritais autant qu’elles.”

“Mehrâb tient derrière le voile une fille dont le visage est plus beau que le soleil. Elle est de la tête aux pieds comme de l'ivoire, ses joues sont comme le paradis, sa taille est comme un platane [sâj]. Sur son cou [épaule] d'argent tombent deux boucles musquées, dont les bouts sont courbés comme des anneaux de pied. Sa bouche [ses joues] est comme la fleur du grenadier, ses lèvres sont comme des cerises, et de son buste d'argent s'élèvent deux pommes de grenade. Ses deux yeux sont comme deux narcisses dans un jardin, ses cils ont emprunté leur couleur de l'aile du corbeau, ses deux sourcils sont comme un arc de Tharâz, couvert d'une écorce colorée délicatement par le musc. Si tu vois la lune, c'est son visage ; si tu sens le musc, c'est le parfum de ses cheveux. C'est un paradis orné de toutes parts rempli de grâces, d'agréments et de charmes.”

“Au fond, ce qui est beau fait mal : les femmes, les enfants, le lever ou le coucher du soleil, le parfum du chèvrefeuille et l'amour, l'amour quand il est harmonieux et heureux. Tout fait mal tant chaque chose est unique et inéchangeable, fatale, alors que dans l'approche de la mort et sa certitude imminente, notre vision dépouillée du désir insensé de la possession, savoure la beauté comme une chance inespérée, un présent des Dieux, dont le seul inconvénient est de susciter en nous une doucereuse et invincible mélancolie.”

“Tournant le dos à la versification savante, il y a une poésie de la simplicité. On la trouve à chaque coin de bosquet ou de rue, sur tous les chemins creux et parfois même au milieu du brouhaha des réunions publiques. Cette poésie, c'est celle qui parle sans chichi, sans filtre culturel, celle qui provient du cœur, celle que l'on émet sous forme de comptine, mais aussi, et pourquoi pas, sous forme d'adage et de leçons populaires, ou bien encore de limericks lorsque le goût de la satire, du non-sens ou de la provocation dévale la pente des phrases.”

“Mais quand la femme est livrée au mâle comme son bien, ce que celui-ci réclame, c'est que chez elle la chaire soit présente dans sa pure facticité. Son corps n'est pas saisi comme le rayonnement d'une subjectivité, mais comme une chose empâtée dans son immanence ; il ne faut pas que ce corps renvoie au reste du monde, il ne doit pas être promesse d'autre chose que de lui-même : il lui faut arréter le désir.”