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Quote by Nicolas Gogol

Work

Le Journal d'un fou, Le Manteau et autres nouvelles

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Author

Nicolas Gogol

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“Mireille se retourne enfin. Effectivement, elle mastique quelque chose, mais sa bouche suinte d'une substance rouge qui ne peut être que du sang. La vendeuse croit pendant une seconde qu'elle s'est blessée, mais comprend son erreur en voyant sa cliente porter le livre de verre à ses lèvres et mordre à pleines dents dans la première page à moitié cassée. La vitre craque et se brise, et Mireille se remet à mâcher lentement les morceaux coupants, les yeux égarés, en laissant choir des miettes de vitre et de chair.”

“Dans un coin de la cuisine, une couronne de fleurs fanées lutte pour sortir de la poubelle. Will traverse la pièce, enfonce le couvercle. À ses pieds, les pétales qui dépassaient, brisés, chutent en silence sur le carrelage froid. Il se laisse tomber sur une chaise en leur jetant un regard haineux. On lui a dit que les chrysanthèmes ne fanaient pas.”

“Va-t’en, mon amour, a-t-il dit. Laisse-moi. Moi, je ne peux pas partir, mais toi oui, tu peux échapper à tout ça, à moi, à eux. Il n’y a rien, Rosario, ce sont des champs de mort et de folie. Je suis la porte qui mène à ce néant et que je ne peux pas fermer. Il n’y a rien à chercher, rien à comprendre. - Je ne te quitterai jamais. Demande-moi autre chose. - Si tu ne pars pas, alors ne me laisse pas seul. Même si tu meurs, Hante moi comme un fantôme, haunt me. - Evidemment. Je ferais n’importe quoi pour toi.”

“Cet homme, qui ne peut pas être mon père, doit partir, pensa Gaspar. - Je suis vidé. - Non. Non. Je veux que tu me dises où est mon père. - Il est là. Il est toujours là. Gaspar entendit ses pas approcher et leva son bras qui n’était pas blessé. Ne me fais plus mal, je t’en supplie, dit-il. Juan s’assit par terre, à côté de lui. Gaspar renifla son odeur, la reconnut. - Tu es ce que j’aime le plus au monde, Gaspar. - Alors qu’est-ce qui t’arrive ? Tue-moi, papa, s’il te plaît, je n’ai pas peur.”