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Aurélie Valognes Quotes

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Famous Aurélie Valognes Quotes

“Parce que lire peut changer les choses. Lire, ce n'est pas un état d'esprit, c'est un état d'espoir. Une génération qui lit est une génération de sauvée et qui nous sauvera. Une génération qui lit est une génération qui pense, réfléchit, questionne le monde, doute, écoute, veut comprendre, est prête à changer d'avis, respecte les différences, montre de l'empathie et de la sensibilité. De l'humanité tout simplement.”

“Quand vous passez des heures immobile, supposément passive, en réalité, c’est une manière de travailler. Faire remonter les choses, se laisser imprégner par la beauté et par l’énergie du monde, c’est permettre de ressusciter un souvenir. C’est une plongée en soi, dans son inconscient, qui permettra aux mots, une fois devant sa feuille, de sortir avec justesse et dans un ordre précis. Par quel miracle ? On ne le sait pas. Notre corps s’en souvient. Ce n’est pas de la magie, c’est une forme d’intelligence émotionnelle et d’empathie. Plus on s’autorise ce genre de rêverie passive-active et plus on devient poreux dans la vie ; plus on se laisse pénétrer et plus cela remonte facilement.”

“En France, il y a un énorme poids de la norme, de l’étiquette, de la case dans laquelle il faut entrer et qu’il faut respecter pour toujours. Ne surtout pas sortir du rang, ne pas faire de vagues, ne pas rêver trop fort. Ce que l’on est en droit d’accomplir semble déjà être prédéterminé selon qui l’on est, qui sont nos parents et d’où l’on vient. C’est quelque chose qui m’a toujours paru très détestable. C’est une véritable oppression. Beaucoup de gens feraient des choix différents si on leur donnait la possibilité de se réinventer, d’être eux-mêmes multifacettes, mais en France on n’a pas le droit. La société, la famille, tout le monde sait mieux que vous ce que vous devez faire, qui vous êtes censé être. On a assez de cases dans la société pour ne pas en ajouter en littérature.”

“L’amour est une chance mais c’est aussi beaucoup de souffrance, et moi, avec mes enfants, j’en ai vécu assez. Alors tant pis pour moi, tant pis pour l’amour. Je sais qu’il suffit d’une rencontre, c’est vrai, et la grande injustice de la vie, c’est qu’il y en a qui la font et d’autres qui ne la feront jamais. Mais ce n’est pas grave. Il y a tellement d’autres délices dans la vie, tellement d’autres joies… Je n’ai pas renoncé à l’amitié, par exemple, parce que, quand on a compris les contours de chacun, on sait très bien ce qu’on peut attendre les uns des autres. Il y a une sorte d’harmonie qui s’installe.”

“Mon rêve à 25 ans, c’était d’être normale. C’était de prouver que, même si j’avais toujours eu l’impression d’être un mouton noir, je pouvais être comme tout le monde. Me marier, fonder une famille et être heureuse. Comme dans les contes et le fameux « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Moi aussi j’avais droit à ma part de bonheur. Alors je pense qu’être mère faisait partie de mon envie d’être comme les autres, mais je n’avais pas un désir profond de maternité, comme peuvent le ressentir certaines femmes. Cependant, cela n’a pas été si simple, et je me suis perdue quand j’ai cessé d’être juste moi, quand je n’ai plus été « une ».”

“Je lutte avec cette incapacité permanente à être au monde, et j’en ai marre. J’en ai marre d’être une personne décevante, marre de ne pas être à la hauteur, marre que ce ne soit jamais suffisant, marre de ne pas pouvoir être juste moi, marre d’avoir peur de me faire réprimander comme une enfant, marre de me faire engueuler comme si j’avais fait une bêtise, marre d’avoir l’impression de n’avoir que des défauts.”