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André Gide Books

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The Immoralist

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If it Die...

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Urien's Voyage

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Related Quotes

“Most people believe it is only by constraint they can get any good out of themselves, and so they live in a state of psychological distortion. It is his own self that each of them is most afraid of resembling. Each of them sets up a pattern and imitates it; he doesn't even choose the pattern he imitates: he accepts a pattern that has been chosen for him. And yet I verily believe there are other things to be read in man. But people don't dare to - they don't dare to turn the page. Laws of imitation! Laws of fear, I call them. The fear of finding oneself alone - that is what they suffer from - and so they don't find themselves at all. I detest such moral agoraphobia - the most odious cowardice I call it. Why, one always has to be alone to invent anything - but they don't want to invent anything. The part in each of us that we feel is different from other people is just the part that is rare, the part that makes our special value - and that is the very thing people try to suppress. They go on imitating. And yet they think they love life.”

“Terre en vacance d'oeuvres d'art. Je méprise ceux qui ne savent reconnaître la beauté que transcrite déjà et toute interprétée. Le peuple arabe a ceci d'admirable que, son art, il le vit, il le chante et le dissipe au jour le jour; il ne le fixe point et ne l'embaume en aucune oeuvre. C'est la cause et l'effet de l'absence de grands artistes. J'ai toujours cru les grands artistes ceux qui osent donner droit de beauté à des choses si naturelles qu'elles font dire après à qui les voit : 'Comment n'avais-je pas compris jusqu'alors que cela était aussi beau?...”

“من آن سرمستی را نیز شناخته ام که آدمی را وا می دارد که خود را، بهتر، بزرگتر، احترام آمیزتر، با تقواتر و غنی تر از آنچه هست بپندارد.”

“من از هر چیزی که انسان را کوچک کند، از هر چیزی که بکوشد خردمندی و اعتماد و تیزهوشی او را کاهش دهد بیزارم. زیرا نمی پذیرم که خردمندی، همیشه با تأنی و عدم اعتماد همراه باشد.”

“به راستی چقدر کارها آسان می شد اگر انسان ها بسیاری از سهل انگاری های خود را به نام دوراندیشی و خیرخواهی توجیه نمی کردند. چه بسا از کودکی ما را از کارهایی که شوق انجامشان را داشتیم منع کردند، تنها به این بهانه که از پس آن کارها بر نمی آییم.”

“整个大自然都力求达到快乐。快乐使得嫩草生长,芽苞勃发,蓓蕾开放。快乐把花冠安置在阳光的抚吻之下。快乐邀请一切生物结亲成婚。快乐使迟钝的幼虫成蛹,并使蝶蛾从蛹的牢狱中遁出,在快乐的指引下,一切都渴望更多的惬意,更多的觉醒,渴望进步……这就是为什么我在快乐中比在书本中能学到更多的东西,这就是为什么书本使我开窍的次数不多,使我变糊涂的次数倒不少。 在快乐中不存在着深思熟虑和讲究方法。我不假思索就跃入欢乐的海洋。我对自己能在海上浮游,不为海水吞没而感到十分惊奇。正是在快乐中,我们的整个存在意识到了自己。 这一切都不需要下什么决心。我沉湎于快乐是非常自然的事。以前我常听人说,人的天性是恶的,但我希望加以检验。不过,我觉得自己主要是对旁人感到好奇,而不是对自己。或者说得更确切些:肉欲在暗中起着作用,寻求迷人的混杂,把我抛出自我之外。 对我来说,只要我还没弄清楚自己是什么人,追求一种道德就不是很聪明的事,甚至是不可能的。我停止寻觅自己,为的是在爱之中找到自己。 在某个阶段,必须抛弃任何道德,不再抵制欲望。唯独欲望能给我教育。我顺从了欲望。”

“Ce que je voudrais, disait Lucien, c’est raconter l’histoire, non point d’un person-nage, mais d’un endroit – tiens, par exemple, d’une allée de jardin, comme celle-ci, raconter ce qui s’y passe – depuis le matin jusqu’au soir. Il y viendrait d’abord des bonnes d’enfants, des nourrices, avec des rubans… Non, non… d’abord des gens tout gris, sans sexe ni âge, pour balayer l’allée, arroser l’herbe, changer les fleurs enfin la scène et le décor avant l’ouverture des grilles tu comprends ? Alors l’entrée des nourrices. Des mioches font des pâtés de sable, se chamaillent ; les bonnes les giflent. Ensuite il y a la sortie des petites classes – et puis les ouvrières. Il y a des pauvres qui viennent manger sur un banc. Plus tard des jeunes gens qui se cher-chent ; d’autres qui se fuient ; d’autres qui s’isolent, des rêveurs. Et puis la foule, au moment de la musique et de la sortie des magasins. Des étudiants, comme à présent. Le soir, des amants qui s’embrassent ; d’autres qui se quittent en pleurant. Enfin, à la tombée du jour, un vieux couple… Et, tout à coup, un roulement de tambour ; on ferme. Tout le monde sort. La pièce est finie. Tu comprends : quelque chose qui donnerait l’impression de la fin de tout, de la mort… mais sans parler de la mort, naturellement.”

“« C’est ainsi qu’elle m’a donné le change. Sa pensée accompagnait partout la mienne. J’admirais son goût, sa curiosité, sa culture et je ne savais pas que ce n’était que par amour pour moi qu’elle s’intéressait si passionnément à tout ce dont elle me voyait m’éprendre. Car elle ne savait rien découvrir. Chacune de ses admirations, je le comprends aujourd’hui n’était pour elle qu’un lit de repos où allonger sa pensée contre la mienne ; rien ne répondait en ceci à l’exigence pro-fonde de sa nature. “Je ne m’ornais et ne me parais que pour toi”, dira-t-elle. Préci-sément j’aurais voulu que ce ne fût que pour elle et qu’elle cédât, ce faisant, à quelque intime besoin personnel. Mais de tout cela, qu’elle ajoutait à elle pour moi, rien ne restera, pas même un regret, pas même le sentiment d’un manque. Un jour vient où l’être vrai reparaît, que le temps lentement déshabille de tous ses vête-ments d’emprunt ; et, si c’est de ces ornements que l’autre est épris, il ne presse plus contre son cœur qu’une parure déshabitée, qu’un souvenir… que du deuil et du désespoir. « Ah ! de combien de vertus, de combien de perfections l’ai-je ornée !”

“Ah ! que paraît salubre à tout être l’air qui n’a pas encore été respiré ! Bernard suit la grille du Luxembourg ; il descend la rue Bonaparte, gagne les quais, traverse la Seine. Il songe à sa nouvelle règle de vie, dont il a trouvé depuis peu la formule : « Si tu ne fais pas cela, qui le fera ? Si tu ne le fais pas aussitôt, quand sera-ce ? » – Il songe : « De grandes choses à faire » ; il lui semble qu’il va vers elles. « De grandes choses », se répète-t-il en marchant.”

“Nathanaël, je t'enseignerais la ferveur. Une existence pathétique, Nathanaël, plutôt que la tranquillité. Je ne souhaite pas d'autre repos que celui du sommeil de la mort. J'ai peur que tout désir, toute énergie que je n'aurais pas satisfaits durant ma vie, pour leur survie ne me tourmentent. J'espère, après avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en moi, satisfait, mourir complètement désespèré.”

“No party in the worldd will ever prevent me from preferring Truth to the Party. As soon as falsehood comes in, I am ill at ease. My role is to denounce it. It is to Truth that I am attached. If the Party abandons it, then I abandon the Party. It is essential to see things as they are and not as we should have liked them to be. Andre Gide”

“Laura ne semble pas se douter de sa puissance ; pour moi qui pénètre dans le secret de mon cœur, je sais bien que jusqu’à ce jour, je n’ai pas écrit une ligne qu’elle n’ait indirectement inspirée. Près de moi, je la sens enfantine encore, et toute l’habileté de mon discours, je ne la dois qu’à mon désir constant de l’instruire, de la con-vaincre, de la séduire. Je ne vois rien, je n’entends rien, sans penser aussitôt : qu’en dirait-elle ? J’abandonne mon émotion et ne connais plus que la sienne. Il me pa-raît même que si elle n’était pas là pour me préciser, ma propre personnalité s’éperdrait en contours trop vagues ; je ne me rassemble et ne me définis qu’autour d’elle. Par quelle illusion ai-je pu croire jusqu’à ce jour que je la façonnais à ma ressemblance ? Tandis qu’au contraire c’est moi qui me pliais à la sienne ; et je ne le remarquais pas ! Ou plutôt : par un étrange croisement d’influences amoureuses, nos deux êtres, réciproquement, se déformaient. Involontairement, inconsciem-ment, chacun des deux êtres qui s’aiment se façonne à cette idole qu’il contemple dans le cœur de l’autre… Quiconque aime vraiment renonce à la sincérité.”

“No party in the world will ever prevent me from preferring Truth to the Party. As soon as falsehood comes in, I am ill at ease. My role is to denounce it. It is to Truth that I am attached. If the Party abandons it, then I abandon the Party. It is essential to see things as they are and not as we should have liked them to be.”