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Quote by Anna Gavalda

“Je peux pas faire reset. Je ne peux pas. Mon enfance, c'est un poison que j'ai dans le sang et y a que quand je serai morte que j'en souffrirai plus. Mon enfance, c'est moi, et comme mon enfance ne vaut rien, moi, derrière, j'ai beau essayer de la contrecarrer de toutes mes forces, je ne fais jamais le poids.”

Quote by Anna Gavalda

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Anna Gavalda
Anna Gavalda

Anna Gavalda, born on December 9, 1970, is a renowned French novelist. Her works are known for their delicate emotional portrayal and unique narrative style, which have won her a wide audience. more

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“Notre vie est déjà pleine de morts, et pour chacun le plus mort des morts est le petit garçon qu'il fut. Et pourtant l'heure venue, c'est lui qui reprendra sa place à la tête de ma vie, rassemblera mes pauvres années jusqu'à la dernière, et comme un jeune chef ses vétérans, ralliant la troupe en désordre entrera le premier dans la maison du Père.”

“Un secret. On ne partage jamais complètement l'enfance que l'on côtoie. C'est une richesse paradoxale de la paternité. Bien sûr on imagine, on rit ensemble, on suscite des joies. Mais comment savoir ce que l'enfsant ressent sur le cours de la rivière enchantée du Jadin d'acclimation? Comment éprouver de l'intérieur le bonheur qu'il éprouve à remporter un tournoi de ping-pong ? On reste toujours au bord. Pas à quai - on fait partie du voyage - mais un peu en retrait, juste à côté. Et si les joies sont quand même presque palpables, que dire des tristesses, où la distance s'amplifie, que dire de l'ennui, dont on ne sait presque rien ?”

“Jamais il ne commence une phrase par : La vie, tu verras … Je ne tiens de lui aucune parole de sagesse, aucune recommandation sur l’avenir, aucun cadeau de son expérience. Je ne l’entends pas m’encourager à faire mes premiers pas ni à tenir en équilibre sur un vélo. Il ne m’apprend ni à ma raser ni à planter un clou. Certes, j’entends parler ici ou là des principes fondateurs d’une vie d’homme, des bienfaits du travail, des vertus de la patience et des commandements de l’honnêteté, mais comment les faire siens si aucun être de confiance ne vous les souffle à l’oreille comme un secret dont vous êtes l’unique destinataire ? Même l’idiot, le taiseux, l’égocentrique, le poète ou le tyran, quelles que soient ses valeurs, se sent investi du devoir de les transmettre. Je me serais contenté d’un peu de sens commun, d’un poncif, d’un dicton populaire. Même un proverbe napolitain aurait fait l’affaire.”