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Fantastique Quotes

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Fantastique Quotes

“The fantastic postulates that there are forces in the outside world, and in our own natures, which we can neither know nor control, and these forces may even constitute the essence of our existence, beneath the comforting rational surface. The fantastic is, moreover, a product of human imagination, perhaps even an excess of imagination. It arises when laws thought to be absolute are transcended, in the borderland between life and death, the animate and the inanimate, the self and the world; it arises when the real turns into the unreal, and the solid presence into vision, dream or hallucination. The fantastic is the unexpected occurrence, the startling novelty which goes contrary to all our expectations of what is possible. The ego multiplies and splits, time and space are distorted.”

“de qualité, peut-être même précieuse. Mais pourquoi, alors qu’elle la tenait contre elle, avait-elle l’impression qu’elle lui murmurait quelque chose ?”

“C’était une œuvre de qualité, peut-être même précieuse. Mais pourquoi, alors qu’elle la tenait contre elle, avait-elle l’impression qu’elle lui murmurait quelque chose ?”

“The fantastic in literature doesn't exist as a challenge to what is probable, but only there where it can be increased to a challenge of reason itself: the fantastic in literature consists, when all has been said, essentially in showing the world as opaque, as inaccessible to reason on principle. This happens when Piranesi in his imagined prisons depicts a world peopled by other beings than those for which it was created. ("On the Fantastic in Literature")”

“Henry,' at last said one, again dipping the spoon into the flaming spirit, 'hast thou read Hoffman?' 'I should think so,' said Henry. 'What think you of him?' 'Why, that he writes admirably; and, moreover, what is more admirable - in such a manner that you see at once he almost believes that which he relates. As for me, I know very well that when I read him of a dark night, I am obliged to creep to bed without shutting my book, and without daring to look behind me.' 'Indeed; then you love the terrible and fantastic?' 'I do,' said Henry. ("The Dead Man's Story”

“There are... otherwise quite decent people who are so dull of nature that they believe that they must attribute the swift flight of fancy to some illness of the psyche, and thus it happens that this or that writer is said to create not other than while imbibing intoxicating drink or that his fantasies are the result of overexcited nerves and resulting fever. But who can fail to know that, while a state of psychical excitement caused by the one or other stimulant may indeed generate some lucky and brilliant ideas, it can never produce a well-founded, substantial work of art that requires the utmost presence of mind.”

“« Ravie de te revoir ! » répondit Lee avec un grand sourire, « Par contre, je dois vraiment aller me coucher. La journée a été longue. » « Ne serait-ce pas là une façon très indélicate de m’inviter à te suivre ? » demanda-t-il, d’un air taquin. Lee lui donna un petit coup de coude et ils éclatèrent de rire. Ils se mirent debout et s’adossèrent à la barrière du pont. « Si je voulais réellement que tu me suives, je ne chercherais pas une manière indélicate de te le faire savoir. » le provoqua Lee. Lee était quelqu’un d’honnête. Elle n’était pas le genre de fille à passer par quatre chemins : si elle voulait quelque chose, elle le disait clairement et l’obtenait par n’importe quel moyen. Particulièrement avec lui. « Je sais, je rigole. J’ai adoré la tête que tu as tirée. Tu sais bien que j’aime bien t’ennuyer… » gloussa-t-il en se rapprochant d’elle et en l’enlaçant à nouveau, « J’ai de nouveaux tatouages depuis la dernière fois. Tu veux les voir ? Je suis sûr que tu les adorerais. »”

“« Mince alors… » gloussa-t-il bruyamment en buvant une autre gorgée de vin, « J’aurais voulu t’affronter encore une fois. Que c’était excitant ! Toi et moi, quel dangereux duel ! » Il la regarda de la tête aux pieds puis ajouta: « Le duel rêvé. » Et voilà : il était encore une fois narquois et provocateur. Lee essayait d’oublier le passé, pourquoi devait-il encore la narguer ? Comment était-elle censée passer à autre chose ? « Arrête ça… » Elle se mordit la langue, prit une profonde inspiration et évita de lui répondre comme elle l’aurait fait auparavant, « Je suis venue m’excuser pour mon comportement puéril et te remercier pour ton geste. Je veux qu’on soit bien d’accord… Je ne suis pas venue pour devenir ton amie, Ren. » répondit-elle d’un ton ferme. « Je ne t’ai pas demandé d’être mon amie. »”

“Human beings across every culture I know about require such stories, stories with cool winds and wood smoke. They speak to something deep within us, the capacity to conceptualize, objectify and find patterns, thereby to create the flow of events and perceptions that find perfect expression in fiction. We are built this way, we create stories by reflex, unstoppably. But this elegant system really works best when the elements of the emerging story, whether is is being written or being read, are taken as literal fact. Almost always, to respond to the particulars of the fantastic as if they were metaphorical or allegorical is to drain them of vitality.”

“— Ô Lune Noire, sache que je t’ai attendue. Non, mon attente n’a pas été pieuse et bercée d’une félicitée béate. Mes espoirs, je les ai conservés contre moi en affrontant les tempêtes de la nature. Mes craintes, je les ai endossées avec peine et, souvent, elles m’ont valu d’épouvantables souffrances. Quant à mes croyances, elles chancèlent chaque jour, avançant fébrilement sur la crête d’une montagne acérée. Non, belle Lune Noire, je n’ai pas été le dévot infaillible. J’ai encaissé les douleurs et j’en ai souvent questionné la cause, me demandant si les dieux veillaient vraiment sur l’indigent que je suis... J’ai interrogé l’Océan Céleste, j’ai invoqué le Grand Pêcheur dans les moments de détresse, et j’ai remercié les Constellations Silencieuses lorsque le sort m’était propice. Mais jamais, jamais je n’ai obtenu de réponse. Pas un signe. Pas une faveur, pas une mise en garde. Rien ! Alors j’ai continué à croire et j’ai contemplé chacun de tes croissants. J’ai chéri chaque pas sous l’éclat argenté de ta lumière. Mais, peu à peu, je suis forcé d’admettre que mon regard est tombé et que j’ai plus souvent observé mes pieds que ta robe. Nuit après nuit, ma foi s’est faite ténue… Et je regrette, aujourd’hui, d’avoir parfois pensé que l’interposition ne viendrait pas. Que l’éclipse n’était qu’une fable, qu’un rêve mal placé dans mon esprit puéril. Un rêve idiot qui avait induit les sages en erreur… Comme je regrette ! Comme je suis confus et contrit de découvrir, à présent, que le tort s’était saisi de moi… La puissance de ton ombre est manifeste : Fe’Rah Grundt ne peut que s’incliner ! Quant à ton aura… Quelle… Quelle splendeur ! J’ai devant mes yeux la plus magnifique fantasmagorie qu’il m’ait été donné de voir. C’est tellement plus grandiose que dans mon rêve. Et, plus sublime encore que dans mes tentatives d’imagination éveillée ! L’éclipse… L’éclipse est assurément le tournant de mon existence, j’en suis convaincu. Car même si tu me répudies, même si tu m’ignores, même si tu te contraries de mes paroles et choisis de m’en punir, je serai – Ô superbe Lune Noire – à jamais changé, en mon être tout entier, de t’avoir pu observer. Sur ces paroles fiévreuses et enflammées d’un amour sincère dont il s’ignorait capable, Welihann se tait puis pose un genou à terre. Les yeux brillants, il plonge dans la noirceur du cercle magique et cligne le moins possible des paupières, bien décidé à ne pas en perdre la moindre miette. Le spectacle, d’une beauté enivrante, le transporte et ranime toute sa foi. Il se sent transpercé de légendes, envahi de gloire, porté en avant par les chants des Ancêtres, pénétré par les mille générations l’ayant précédé, ayant foulé ces steppes, ayant grimpé ces concrétions, s’étant faufilés entre les prédécesseurs de ces arbres… Il est Welihann, il est les Anciens, il est le Passé et l’Avenir de son peuple. Il convoie en son être la culture d’une tribu et voyage à dos de rêves sur les épaules du monde. Il n’est plus qu’un avec la Nature et devient, loin, au fond de lui, le messager des Mük’Atah. Le pourvoyeur de Vie, façonné d’Amour et disposé à embrasser la Mort. Il est Welihann, l’enfant au destin différent, l’enfant libre et sans chemin tracé, capable d’ouvrir sous chacun de ses pas, les pages de chapitres interdits, inconnus, impossibles ou désirés. Il est Welihann, l’enfant-homme, l’enfant-frère, le frère-homme que personne n’attend et que tout le monde espère, le prophète malvenu, le maudit habité par la fortune. Il est Welihann et il sait, à présent, combien son destin compte, combien l’éclipse importe. Il est Welihann et il sait que son nom promet et devine que son sort ne sera rien de moins qu’exceptionnel.”

“Il avait pris le temps de l’analyser sous tous les angles et il aurait pu la reconnaître parmi des milliers de personnes. Il ne pouvait pas nier qu’il la trouvait intrigante… Et il n’était pas du genre à refouler ses fantasmes. Il savait que Lee le détestait, mais lui, il ne l’avait pas oubliée. Comment pourrait-il l’oublier ? Depuis le tournoi, il n’avait jamais oublié la flamme qu’il avait vue dans ses yeux au moment de sa défaite. Il l’avait écrasée et il n’éprouvait pas une once de culpabilité… Elle le méritait, ce n’était qu’une petite vantarde. Ce désir qu’il éprouvait pour elle aurait dû se dissiper depuis autant d’années, et pourtant, il brûlait toujours en lui. Il était même devenu plus intense, plus fou. Il se réjouissait de pouvoir la traquer, il adorait jouer.”

“L'affaire du couvent des Pères Blancs ne fut pas mauvaise. J'aurais pu faire main basse sur bien des choses précieuses mais, pour être un indévot, je ne suis pas un incroyant et l'idée seule de m'emparer d'objets du culte, même s'ils sont d'or et d'argent massifs, m'emplit d'horreur. Les bons moins pleureront leurs palimpsestes, incunables et antiphonaires disparus, mais ils loueront le Seigneur d'avoir détourné une main impie de leurs ciboires et de leurs ostensoirs. [...] La vente du buste du dieu Terme m'a rapporté une fortune...oui, une fortune. Le quart m'a suffit pour racheter les parchemins, incunables et antiphonaires dérobés aux bons Pères Blancs. Demain, je leur enverrai leur bien en leur demandant des prières...et non pour moi seul. Mais j'ai gardé le mémoire. Ils me doivent bien cela.”