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Virginie Despentes

Virginie Despentes Books

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Bye Bye Blondie

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Vernon Subutex 1

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King Kong Theory

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Vernon Subutex 3

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Related Quotes

“O corpo coletivo funciona como um corpo individual: se o sistema é neurótico, ele engendra espontaneamente estruturas autodestruidoras. Quando o inconsciente coletivo supervaloriza a maternidade através da mídia e da indústria do entretenimento - esses instrumentos de poder -, não se trata de amor pelo feminino ou de um ato de bondade global. A mãe portadora de todas as virtudes nada mais é do que o corpo coletivo que se prepara para a regressão fascista. O poder outorgado por um Estado doentio é forçosamente suspeito.”

“In much the same way, motherhood has become the essential female experience, valued above all others: giving life is where it's at. "Pro-maternity" propaganda has rarely been so extreme. They must be joking, the modern equivalent of the double constraint: "Have babies, it's wonderful, you'll feel more fulfilled and feminine than ever," but do it in a society in freefall in which waged work is a condition of social survival but guaranteed to no one, and especially not to women. Give birth in cities where accommodation is precarious, schools have surrendered the fight and children are subject to the most vicious mental assault through advertising, TV, internet, fizzy drink manufacturers and so on. Without children you will never be fulfilled as a woman, but bringing up kids in decent conditions is almost impossible.”

“Todos defienden al puro. Lo único que nos interesa es legitimar la violencia. Tiene que ser por la causa correcta. Porque está claro que queremos mancharnos las manos de sangre, pero sin mala conciencia. Es la única diferencia entre el sociópata y el militante político -al sociópata se la trae floja estar en el bando de los justos. Mata sin preliminares, es decir, sin perder el tiempo convirtiendo a su víctima en un monstruo. Pero los militantes lo hacen correctamente: primero la propaganda, y solo después la masacre.”

“The political strategy of victimizing prostitutes also serves this purpose of branding male desire and confining it in its own squalor. He can pay to come if he wants, but he'll have to rub shoulders with filth, shame, and poverty. The prostitution transaction -- "I pay you, you satisfy me" -- is the basis of the heterosexual contract. It is hypocritical to pretend, as we do, that this transaction is foreign to our culture.”

“Coup d'œil dans la vitrine d'une bijouterie, pleine d'or et de réveils. C'est entre effroi et amusement. Sa propre allure. Elle ressemble à d'autres filles qu'elle. Jamais auparavant elle n'avait cru que c'était possible, sortir comme ça et que personne ne s'exclame : « Mais qu'est-ce que c'est que cette imposture ? » Cette allure qu'elle a, jambes sublimées, silhouette transformée. Et personne ne se rend compte qu'elle n'est pas du tout comme ça. C'est la première fois qu'elle comprend, qu'en fait aucune fille n'est comme ça.”

“Sie liebt Europa. Den Reichtum des alten Kontinents, den Überfluss sogar bei den unteren Schichten, die Sorglosigkeit dieser Völker, die die Erniedrigung der der Armut und die Diktaturen vergessen haben, die überzeugt sind, in Sicherheit zu sein, weil sie die Verdienstvollsten, die Fleißigsten, die Intelligentesten sind. Sie liebt es, dass überall geheizt wird, sogar die Postgebäude sind sauber, jeder möchte als Franzose geboren sein. Die Franzosen sind die Einzigen, die das nicht merken. Aber vielleicht wird sich das, was wie so vieles ewig schien, irgendwann auch ändern.”

“Je suis furieuse contre une société qui m'a éduquée sans jamais m'apprendre à blesser un homme s'il m'écarte les cuisses de forces, alors que cette même société m'a inculqué l'idée que c'était un crime dont je ne devais pas me remettre. Et je suis surtout folle de rage qu'en face de trois hommes, une carabine et piégée dans une forêt dont on ne peut s'échapper en courant, je me sente encore aujourd'hui coupable de ne pas avoir eu le courage de nous défendre avec un petit couteau.”

“J’écris donc d’ici, de chez les invendues, les tordues, celles qui ont le crâne rasée, celles qui ne savent pas s’habiller, celles qui ont peur de puer, celles qui ont les chicots pourris, celles qui ne savent pas s’y prendre, celles à qui les hommes ne font pas de cadeau, celles qui baiseraient n’importe qui voulant bien d’elles, les grosses putes, les petites salopes, les femmes à chatte toujours sèche, celles qui ont un gros bides, celles qui voudraient être des hommes, celles qui se prennent pour des hommes, celles qui rêvent de faire hardeuses, celles qui n’en ont rien à foutre des mecs mais que leurs copines intéressent, celles qui ont un gros cul, celles qui ont les poils drus et bien noirs et qui ne vont pas se faire épiler, les femmes brutales, bruyantes, celles qui cassent tout sur leur passage, celles qui n’aiment pas les parfumeries, celles qui se mettent du rouge trop rouge, celles qui sont trop mal foutues pour pouvoir se saper comme des chaudasses mais qui en crèvent d’envie, celles qui veulent porter des fringues d’hommes et la barbe dans la rue, celles qui veulent tout montrer, celles qui sont pudiques par complexe, celles qui ne savent pas dire non, celles qu’on enferme pour les mater, celles qui font peur, celles qui font pitié, celles qui ne font pas envie, celles qui ont la peau flasque, des rides plein la face, celles qui rêvent de se faire lifter, liposucer, péter le nez pour le refaire mais qui n’ont pas l’argent pour le faire, celles qui ne ressemblent à rien, celles qui ne comptent que sur elles-mêmes pour se protéger, celles qui ne savent pas être rassurantes, celles qui s’en foutent de leurs enfants, celles qui aiment boire jusqu’à se vautrer par terre dans les bars, celles qui ne savent pas se tenir.”

“J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n’échangerais ma place contre aucune autre parce qu’être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n’importe quelle autre affaire. Je trouve ça formidable qu’il y ait aussi des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d’autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d’autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l’école. Formidable qu’il y en ait de très douces, d’autres épanouies dans leur féminité, qu’il y en ait de jeunes, très belles, d’autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu’elles sont conviennent. C’est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n’écrirais pas ce que j’écris si j’étais belle, belle à changer l’attitude de tous les hommes que je croise. C’est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j’ai parlé hier et que je recommence aujourd’hui (p. 9-10).”

“Afrika'nın haritası nasıl o toprakların gerçekliğini yok sayarak sadece işgalcilerin kendi çıkarları doğrultusunda çizilmişse, anne-orospu ikiliği de kadın bedenine aynı şekilde cetvelle çizilmiş gibidir. "Doğal" bir süreçten değil politik bir iradeden kaynaklanır. Kadınlar, birbirleriyle bağdaşmayan iki seçenek arasında kalmaya mahkum edilmiştir. Erkeklerse başka türde bir ikilikte sıkışmışlardır: Onları azdıran şey bir sorun olarak kalmalıdır.”

“What women do with their bodies as long as they're around men with power and money actually seems to me very near to prostitution. I still don't catch the subtle difference between the sort of femininity sold in magazines and that of the whore. And although they might not state their price openly, I'm under the impression of having met a lot of whores since then. Lots of women who aren't interested in sex but know how to draw profit from it. Women who sleep with men who are old, ugly, boring, or depressingly stupid, but socially powerful. Women who marry them and fight to gain as much money as they can when they divorce. Who think it's normal to have their bills paid, to be taken on vacation, to be spoiled. Who even see this as an achievement. I find it sad listening to women talk about love as an implicit financial contract.”

“In much the same way, motherhood has become the essential female experience, valued above all others: giving life is where it's at. Give birth in cities where accommodation is precarious, schools have surrendered the fight and children are subject to the most vicious mental assault through advertising, TV, internet, fizzy drink manufacturers and so on. Without children you will never be fulfilled as a woman, but bringing up kids in decent conditions is almost impossible.”