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Victor Hugo

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Famous Victor Hugo Quotes

“Hommes et femmes de Londres, me voici. Je vous félicite cordialement d'être anglais. Vous êtes un grand peuple. Je dis plus, vous êtes une grande populace. Vos coups de poing sont encore plus beaux que vos coups d'épée. Vous avez de l'appétit. Vous êtes la nation qui mange les autres. Fonction magnifique. Cette succion du monde classe à part l'Angleterre. Comme politique et philosophie, et maniement des colonies, populations, et industries, et comme volonté de faire aux autres du mal qui est pour soi du bien, vous êtes particuliers et surprenants. Le moment approche où il y aura sur la terre deux écriteaux; sur l'un on lira: Côté des hommes; sur l'autre on lira: Côté des anglais. Je constate ceci à votre gloire, moi qui ne suis ni anglais, ni homme, ayant l'honneur d'être un docteur. Cela va ensemble. Gentlemen, j'enseigne. Quoi? Deux espèces de choses, celles que je sais et celles que j'ignore. Je vends des drogues et je donne des idées. Approchez, et écoutez. La science vous y convie. Ouvrez votre oreille. Si elle est petite, elle tiendra peu de vérité; si elle est grande, beaucoup de stupidité y entrera. Donc, attention. J'enseigne la Pseudodoxia Epidemica. J'ai un camarade qui fait rire, moi je fais penser.”

“Tutti avranno notato il gusto che hanno i gatti di fermarsi a oziare tra i due battenti di una porta socchiusa. Chi non ha detto a un gatto: "Ma entra, dunque!". Vi sono uomini che, posti davanti a un avvenimento imprevisto, hanno pure la tendenza a restare indecisi tra due risoluzioni, a rischio di farsi schiacciare qualora il destino chiuda bruscamente l'avventura. I più prudenti, per quanto gatti possano essere, e proprio perché son gatti, corrono talvolta maggior rischio degli audaci.”

“Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte, Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, Et du premier consul, déjà, par maint endroit, Le front de l'empereur brisait le masque étroit. Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole, Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ; Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère, Abandonné de tous, excepté de sa mère, Et que son cou ployé comme un frêle roseau Fit faire en même temps sa bière et son berceau. Cet enfant que la vie effaçait de son livre, Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre, C'est moi. -”

“L’algèbre s’applique aux nuages ; l’irradiation de l’astre profite à la rose; aucun penseur n’oserait dire que le parfum de l’aubépine est inutile aux constellations. Qui donc peut calculer le trajet d’une molécule? Que savons-nous si des créations de monde ne sont point déterminées par des chutes de grains de sable? Qui donc connaît les flux et les reflux réciproques de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, le retentissement des causes dans les précipices de l’être et les avalanches de la création? […] Tous les oiseaux qui volent ont à la patte le fil de l’infini. […] Dans les vastes échanges cosmiques, la vie universelle va et vient en quantités inconnues, roulant tout dans l’invisible mystère des effluves, […] rattachant le vol d’un insecte au mouvement de la terre, subordonnant, qui sait? ne fût-ce que par l’identité de la loi, l’évolution de la comète dans le firmament au tournoiement de l’infusoire dans la goutte d’eau. Machine faite d’esprit. Engrenage énorme dont le premier moteur est le moucheron et dont la dernière roue est le zodiaque.”

“Rien n’est petit en effet; quiconque est sujet aux pénétrations profondes de la nature, le sait. Bien qu’aucune satisfaction absolue ne soit donnée à la philosophie, pas plus de circonscrire la cause que de limiter l’effet, le contemplateur tombe dans des extases sans fond à cause de toutes ces décompositions de forces aboutissant à l’unité. Tout travaille à tout. L’algèbre s’applique aux nuages ; l’irradiation de l’astre profite à la rose ; aucun penseur n’oserait dire que le parfum de l’aubépine est inutile aux constellations. Qui donc peut calculer le trajet d’une molécule? que savons-nous si des créations de mondes ne sont point déterminées par des chutes de grains de sable? qui donc connaît les flux et les reflux réciproques de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, le retentissement des causes dans les précipices de l’être, et les avalanches de la création? Un ciron importe ; le petit est grand, le grand est petit ; tout est en équilibre dans la nécessité ; effrayante vision pour l’esprit. Il y a entre les êtres et les choses des relations de prodige ; dans cet inépuisable ensemble, de soleil à puceron, on ne se méprise pas ; on a besoin les uns des autres. La lumière n’emporte pas dans l’azur les parfums terrestres sans savoir ce qu’elle en fait ; la nuit fait des distributions d’essence stellaire aux fleurs endormies. Tous les oiseaux qui volent ont à la patte le fil de l’infini. La germination se complique de l’éclosion d’un météore et du coup de bec de l’hirondelle brisant l’œuf, et elle mène de front la naissance d’un ver de terre et l’avènement de Socrate. Où finit le télescope, le microscope commence. Lequel des deux a la vue la plus grande? Choisissez. Une moisissure est une pléiade de fleurs ; une nébuleuse est une fourmilière d’étoiles. Même promiscuité, et plus inouïe encore, des choses de l’intelligence et des faits de la substance. Les éléments et les principes se mêlent, se combinent, s’épousent, se multiplient les uns par les autres, au point de faire aboutir le monde matériel et le monde moral à la même clarté. Le phénomène est en perpétuel repli sur lui-même. Dans les vastes échanges cosmiques, la vie universelle va et vient en quantités inconnues, roulant tout dans l’invisible mystère des effluves, employant tout, ne perdant pas un rêve de pas un sommeil, semant un animalcule ici, émiettant un astre là, oscillant et serpentant, faisant de la lumière une force et de la pensée un élément, disséminée et indivisible, dissolvant tout, excepté ce point géométrique, le moi ; ramenant tout à l’âme atome ; épanouissant tout en Dieu ; enchevêtrant, depuis la plus haute jusqu’à la plus basse, toutes les activités dans l’obscurité d’un mécanisme vertigineux, rattachant le vol d’un insecte au mouvement de la terre,subordonnant, qui sait? ne fût-ce que par l’identité de la loi, l’évolution de la comète dans le firmament au tournoiement de l’infusoire dans la goutte d’eau. Machine faite d’esprit. En grenage énorme dont le premier moteur est le moucheron et dont la dernière roue est le zodiaque.”

“In fact, had it been given to our eyes of the flesh to gaze into the consciences of others, we should be able to judge a man much more surely according to what he dreams, than according to what he thinks. There is will in thought, there is none in dreams. Reverie, which is utterly spontaneous, takes and keeps, even in the gigantic and the ideal, the form of our spirit. Nothing proceeds more directly and more sincerely from the very depth of our soul, than our unpremeditated and boundless aspirations towards the splendors of destiny. In these aspirations, much more than in deliberate, rational co-ordinated ideas, is the real character of a man to be found. Our chimæras are the things which the most resemble us. Each one of us dreams of the unknown and the impossible in accordance with his nature.”

“Suffering engenders passion; and while the prosperous blind themselves, or go to sleep, the hatred of the unfortunate classes kindles its torch at some sullen or ill-constituted mind, which is dreaming in a corner, and sets to work to examine society. The examination of hatred is a terrible thing.” Suffering begets rage, and while the prosperous turn a blind eye, or nod off which is always the same thing as shutting your eyes, the hate of the unprosperous masses has hits torch lit by some malcontent or warped mind dreaming away in a corner, somewhere, and it begins to examine society. Examination by hate is a terrible thing.”

“Questa luce, cioè la storia, è spietata; essa ha questo di strano e di divino, e cioè che quantunque sia luce, e precisamente perché è luce, mette spesso dell'ombra là dove si vedono raggi; dello stesso uomo fa due fantasmi differenti, e l'uno attacca l'altro, e ne fa giustizia, e le tenebre del despota lottano con lo splendore del capitano. Da qui, una misura più vera nell'apprezzamento definitivo dei popoli. Babilonia violata diminuisce Alessandro; Roma incatenata diminuisce Cesare; Gerusalemme uccisa diminuisce Tito. La tirannia segue il tiranno. E' una sventura per un uomo lasciare dietro di sé dell'ombra che ha la forma sua.”

“However, this sceptic had one fanaticism. This fanaticism was neither a dogma, nor an idea, nor an art, nor a science; it was a man: Enjolras. Grantaire admired, loved, and venerated Enjolras. To whom did this anarchical scoffer unite himself in this phalanx of absolute minds? To the most absolute. In what manner had Enjolras subjugated him? By his ideas? No. By his character. A phenomenon which is often observable. A sceptic who adheres to a believer is as simple as the law of complementary colors. That which we lack attracts us. No one loves the light like the blind man. The dwarf adores the drum-major. The toad always has his eyes fixed on heaven. Why? In order to watch the bird in its flight. Grantaire, in whom writhed doubt, loved to watch faith soar in Enjolras. He had need of Enjolras. That chaste, healthy, firm, upright, hard, candid nature charmed him, without his being clearly aware of it, and without the idea of explaining it to himself having occurred to him.”