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Erri De Luca

Erri De Luca Books

Novelist

Tre cavalli

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Montedidio

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E disse

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Related Quotes

“Erano un piccolo popolo e dovevano combattere contro nemici sempre soverchianti: che fossero tre o sette volte più numerosi faceva poca differenza. [...] Nessun altro esercito nella storia ha preso così a cuore la piena dignità degli esonerati. Non tacciarono di vile, di imboscato chi restava a casa, gli prescrissero invece di essere felice prima di essere soldato. Garantirono inoltre il diritto alla paura fisica e rispettarono il rifiuto del cuore di spargere sangue.”

“بعد از کوچه های مونته دیدیو بالا می رویم و شاگردهای دانشکده ی افسری نونتزیاتلا از کنارمان رد می شوند، دگمه های لباسشان طلایی ست و‌ شمشیر کوچکی با دسته ی سفید از کمرشان آویزان است. میان لباس های کهنه ی جمعیت لباس های آنها برق می زند، پسرهایی اند چندسالی از من بزرگتر، سینه هاشان را داده اند جلو و وقت راه رفتن تو صورت هیچ کس نگاه نمی کنند، این طور با بقیه فرق داشتن، این طور از بقیه ی آدم ها جادو بودن باید خیلی چیز بدی باشد.”

“I see the pain of miserly love in young people,' I say. 'You don't have that kind of melancholy on your face. But I'm careful not to step on your feet when I speak with you. It's not like dancing. It's like a stone walkway with a little grass between the cracks. It's strong but I will try to tread carefully and not ruin it. In Muslim homes you leave your shoes outside. This is how I behave with you.”

“Era così bellissima vicina, le labbra appena aperte. Mi commuovono quelle di una donna, nude quando si accostano a baciare, si spogliano di tutto, dalle parole, in giù. “Chiudi questi benedetti occhi di pesce" “Ma non posso. Se tu vedessi quello che vedo io, non li potresti chiudere” “Da dove ti spuntano questi complimenti, piccolo giovanotto?” “Che complimenti ? Dico quello che vedo".”

“((وقتی احساس دلتنگی می کنیم به خاطر غیبت نیست به خاطر حضورست، کسی آمده دیدنت، آدم ها یا سرزمین ها از دور آمده اند و یک کمی کنارت می مانند که تنها نباشی.)) می گویم پس دُن رافانیه، گاهی که حس می کنم دلم تنگ شده چون از کسی دورم باید اسم این حس رو بگذارم حضور آن کس؟ بله، این طوری از دلتنگی استقبال می کنی، به اش خوش آمدید می گویی.”

“I take the book stopped at a fold, deliver myself to its pace, to the breathing of the other storyteller. If I am someone else, it's also because books move men more than journeys or tears. After many pages you end up learning a variant, a different move than the one taken and thought inevitable. I break away from what I am when I learn to treat my own life differently.”

“Les histoires de ma mère, accompagnées de sa voix en colère, amusée, malgré tout reconnaissante à sa jeunesse, faisaient passer mes douleurs. J’oubliais même que j’existais quand elle racontait. J’étais un petit sac vide rempli du souffle de ses histoires. Quand elle en avait assez, elle s’interrompait brusquement. « Maintenant ça suffit. » Le petit sac en papier crevait brusquement. Et je redevenais moi-même.”

“Si on bouge sans cesse, on impose un sens, une direction au temps. Mais si on s'arrête en se butant comme un âne au milieu du sentier, si on se laisse emporter par la rêverie, alors même le temps s'arrête et n'est plus ce fardeau qui pèse sur nos épaules. Si on ne le porte pas il verse, il se répand tout autour comme la tache d'encre que ma plume faisait toute seule, droite en équilibre sur le buvard, pour retomber ensuite, vide.”

“Elle est belle la nuit, notre ville. Elle est pleine de danger, mais aussi de liberté. Les sans-sommeil, les artistes, les assassins, les joueurs y déambulent, les bistrots, les snacks, les cafés sont ouverts. On se salue, on se connaît, entre ceux qui vivent la nuit. Les gens se pardonnent leurs vices. La lumière du jour accuse, l’obscurité de la nuit donne l’absolution. Les transformés sortent, des hommes habillés en femme parce que la nature les y pousse, et personne ne les embête. On ne demande compte de rien, la nuit. Les éclopés, les aveugles, les boiteux sortent, eux qui le jour sont rejetés. La nuit, la ville est une poche retournée. Même les chiens sortent, ceux qui n’ont pas de maison. Ils attendent la nuit pour chercher les restes, tant de chiens survivent sans personne. La nuit, la ville est un pays civilisé.”