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Citation Quotes

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Citation Quotes

“Surtout Fieyero voulait marcher dans les rues de la Cité d'Emeraude avec Elphaba - il n'existait aucun endroit plus beau pour être amoureux, en particulier au crépuscule quand les boutiques allumaient leurs lumières dorées sur le ciel vespéral mauve bleuté. Fieyro n'avait jamais été amoureux avant, il s'en rendait compte à présent. Il se sentait plein de crainte et d'humilité. Quand leur séparation forcée durait quatre ou cinq jours, il ne le supportait pas.”

“Les femmes sont plus faibles, mais leur faiblesse est pleine de ruses et de certitudes morales tout aussi rigides. Comme leur arène est plus réduite, leur capacité destructrice réelle est moins inquiétante, mais comme elle sont plus intimes, elles sont plus fourbes.”

“Elphie se dit : qu'elles sottes créatures que ces enfants - d'une sottise gênante - qui n'arrêtent pas de changer, par honte, par besoin d'être aimé, ou que sais-je encore. Les animaux, eux, sont nés comme ils sont, l'acceptent, et c'est tout. Ils vivent plus sereinement que les gens.”

“Ne creusez pas son mal ; ne lui demandez rien, Vous qui ne portez pas un cœur comme le sien. Ne lui demandez rien, ô vous qu’il a choisies Dans le ciel de son rêve et de ses fantaisies ; C’est un petit enfant, prenez-le dans vos bras, Dites-lui. « Mon amour, fais comme tu voudras, « Ton mal est un secret, je ne veux pas l’apprendre. » Souffrez de sa blessure, en essuyant ses yeux ; Souffrez de sa douleur sans jamais la comprendre, Car vous ne savez pas comme on guérit les dieux, Car vous l’aimeriez moins en le connaissant mieux.”

“A ce moment-là, Maxim me regarda enfin. Il me regarda pour la première fois de la soirée et, dans ses yeux, je lus un message d'adieu. C'était comme s'il se penchait au bastingage d'un navire, et que je me tenais en contrebas sur le quai. Il y avait d'autres gens qui touchaient son épaule et qui touchaient la mienne, mais nous ne les remarquions pas. Nous ne nous parlions pas et ne nous hélions pas, car le vent et la distance emportaient le son de nos voix. Mais je vis ses yeux, tout comme lui vit les miens, avant que le navire se détache du quai. Favell, Mme Danvers, le colonel Julyan, Frank avec son bout de papier à la main, tous furent oubliés à cet instant-là. Cet instant-là était le nôtre, inviolé, communion éphémère entre nos deux êtres.”

“On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça, tout le monde est content; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un point de comparaison. Conclusion ! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé ?”

“On ne trahit pas les disparus. Ce sont eux qui nous trahissent. Parce qu'ils ont fait défaut, parce qu'ils sont partis, alors qu'on avait besoin d'eux, parce qu'ils ont filé sans préavis, parce qu'ils nous laissent avec le manque et aucune solution pour y remédier. Et quand ils ont lâché notre main, qui nous en voudrait d'en saisir une autre ?”

“pourquoi il n’y aurait pas de monde après le lycée ? – Parce que derrière les grilles du bahut, y a aucun destin fabuleux, style téléfilm à la con, qui nous attend. Juste cette salope de réalité, avec sa gueule d’acier qui va nous broyer. Mais j’irai pas manifester pour autant, et tu sais pourquoi ? Ils me font gerber, les pantins qui le font. Défiler bourré dans la rue, ça dérange les gens qui tra- vaillent, pas le gouvernement. Si ces imbéciles voulaient vraiment faire bouger les choses, ils retireraient leur fric de la banque, ils rendraient les clés de leur 60 m2 – qu’ils sont bien contents, d’ailleurs, de remplir de merdes Ikea – et ils iraient marcher sur l’Élysée flingue à la main.”

“« Être engagé », c’est un concept bidon. C’est balancer des citations cyniques sur les réseaux sociaux, basta. Parce que quand on a la santé, un toit au-dessus de la tête et un boulot, on a trop à perdre pour se mouiller. On est une génération de résignés. On sait qu’on a perdu la partie, alors tout ce qu’on trouve à faire, c’est pester contre les règles.”

“Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce, Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ? Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ? se changer en bouffon Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? une peau Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?... Non, merci ! D'une main flatter la chèvre au cou Cependant que, de l'autre, on arrose le chou, Et donneur de séné par désir de rhubarbe, Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ? Non, merci ! Se pousser de giron en giron, Devenir un petit grand homme dans un rond, Et naviguer, avec des madrigaux pour rames, Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ? Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci ! S'aller faire nommer pape par les conciles Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ? Non, merci ! Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non, Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ? Être terrorisé par de vagues gazettes, Et se dire sans cesse : "Oh ! pourvu que je sois Dans les petits papiers du Mercure François" ?... Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême, Préférer faire une visite qu'un poème, Rédiger des placets, se faire présenter ? Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre, Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune, À tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît, Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard, Ne pas être obligé d'en rien rendre à César, Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, Bref, dédaignant d'être le lierre parasite, Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !”

“Perhaps the most powerful and appealing aspect of another's words, however, is simply their convenience. Whether distilled in the briefest apophthegm, or spread out across some voluminous tome, the thought is ready-made, the heavy lifting done. It's there to be used like a weapon or tool, and as time wanders on, seemingly leaving us fewer and fewer new things to say, it becomes ever more useful. As technology moves forward, as well, it also becomes much easier. Indeed, in this "information age" where so much is available to so many so quickly that enlightenment nearly verges on light pollution, it can sometimes appear that expression has been reduced to nothing more than a mad race to unearth and claim references. As such, the citation is also there to be donned, like some article of fashion from which we may reap the praise of discriminating taste without ever exerting ourself in the actual toil of manufacture.”

“Sometimes I believe that in life every promise should be taken with suspicion, disbelief, even as a lie because it features knights in the world without knights can not exist. Increasingly it seems that the people make promises lightly, and even easier to not fulfill. I believe that the main task of each of us to make this world a better position, so that all become knights, the swords do not carry it, but the words behind which we stand.”

“La plus importante réforme monétaire que l’on puisse espérer serait l’abolition de toutes les banques centrales et un retour à une situation qu’ont vécu les humains de tous temps où l’argent est une commodité d’échange qui ne peut être produite qu’à un coût élevé, tel qu’en or ou en argent, par le marché. À nouveau, pas de monopole dans la production monétaire mais bien une compétition de cette production monétaire afin de ne pas pouvoir la créer à partir de rien.”