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Mort Quotes

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Mort Quotes

“L’homme est ainsi fait que, quand il ne voit pas de nuage, il a besoin d’en trouver un pour se rassurer. S’il ne voit pas un malheur s’avancer, il se dit que la prochaine catastrophe, pour être aussi bien dissimulée, elle sera d’ampleur, aussi vaut-il mieux tout de suite œuvrer à mettre des nuages dans le ciel, des nuages qu’on connaît, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on meurt de faim ou noyé ou lépreux ou bombardé à travers le monde, mais le soleil, allez savoir ce que ça cache, d’ailleurs si on le regarde en face, ça rend aveugle, c’est bien la preuve.”

“Madge s'approcha du buffet, où trônaient une cruche et des bols. Les yeux fixés au mur, elle enchaîna : "Voulez-vous savoir le plus étrange ? Après leur mort, je ne pouvais plus réciter le Notre Père... Fiat voluntas tua : 'Que votre volonté soit faite.' Ces mots, je les comprends, ajouta-t-elle la gorge nouée ; mon père m'a appris le latin. J'étais incapable de les prononcer ! Dieu m'avait enlevé ma famille. La torture était suffisante sans que j'y rajoute de mon propre chef celle de l'approuver." Ses yeux s'embuèrent de larmes au souvenir de cette terrible épreuve. "Je n'avais pas envie que la volonté de Dieu s'accomplisse ; je voulais retrouver mes enfants. 'Que votre volonté soit faite !' A la fin de la prière, je ne pouvais me résoudre à dire : 'Ainsi soit-il', quitte à aller en enfer.”

“Dans un coin de la cuisine, une couronne de fleurs fanées lutte pour sortir de la poubelle. Will traverse la pièce, enfonce le couvercle. À ses pieds, les pétales qui dépassaient, brisés, chutent en silence sur le carrelage froid. Il se laisse tomber sur une chaise en leur jetant un regard haineux. On lui a dit que les chrysanthèmes ne fanaient pas.”

“Les morts deviennent des étoiles. C'est pourquoi, la nuit où tu mourras, le ciel sera beau. C'est un peu ce que je souhaite. Je t'aime. Et j'aime beaucoup le fait que tu mourras. Qu'un jour, tu ne seras plus qu'os blanchis, Qu'un jour, tu ne seras plus que cendres blanches. Une étoile blanche. Et maintenant, déteste-moi, vas-y ! (Poème du télescope traduit dans ''Le Japon des femmes - Du IIe siècle à nos jours'')”

“Ma mère - Est une forme incertaine Elle s'égare quand elle se promène Et moi j'emprunte ses contours Et l’on s'assoie dans la vallée Et je l'abrite à mon amour Elle marche toujours un peu pressée Ma mère Est un ciel déchiré Qu'exhale nuit et jour Sa beauté. Ma mère - Est le parfum de cent roses Et la souffrance de tant de choses Ma mère N'est plus qu'un songe - je suppose De ceux qu'on dit à lèvres closes Et derrière son voile Elle dort - ma mère - Et son étoile Ne doute plus de sa lumière.”

“Je suis très content de mon bonheur, je puis encore le subir un bon moment. Seulement, quand il me donne une heure de répit pour prendre conscience, pour redevenir nostalgique, alors toute cette nostalgie tend non pas à garder toujours ce bonheur, mais à souffrir encore, en plus grand, en plus beau qu'autrefois. Je me consume du besoin d'une souffrance qui me rende prêt et désireux de mourir.”

“Encore au XIXe siècle, les meilleurs médecins ne savaient pas empêcher l’infection ni arrêter la putréfaction des tissus. Dans les hôpitaux de campagne, par peur de la gangrène, les chirurgiens amputaient couramment les mains et les jambes des soldats même légèrement blessés. Ces amputations, comme toutes les autres interventions médicales (telle l’extraction des dents), se faisaient sans anesthésiques. Les premiers d’entre eux - l’éther, le chloroforme et la morphine - ne devaient être d’usage courant dans la médecine occidentale qu’au milieu du XIXe siècle. Avant l’usage du chloroforme, il fallait quatre soldats pour maintenir un camarade blessé tandis que le médecin coupait le membre blessé. Le lendemain de la bataille de Waterloo (1815), on pouvait voir des monceaux de mains et de jambes coupés au voisinage des hôpitaux de campagne. En ce temps-là, les charpentiers et bouchers enrôlés dans l’armée servaient souvent dans le corps médical parce que la chirurgie exigeait à peine plus que de savoir manier le couteau et la scie.”

“Imagine un peu : tu es conscient, mais pas vivant. Tu vois et même tu comprends, mais tu ne vis pas. Tu as le nez collé au carreau. Tu reconnais les choses, mais ça ne fait pas de toi un vivant. On peut mourir et durer encore. Parfois, ce qui t'observe derrière les yeux de quelqu'un est mort dans l'enfance. C'est mort et c'est là, et ça regarde toujours. Ce n'est pas simplement le corps, sans rien dedans, qui te regarde ; non, il y a encore quelque chose à l'intérieur qui est mort depuis longtemps mais continue à regarder au-dehors, et regarde et regarde encore sans pouvoir s'arrêter.”