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C Quotes

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“Ce puțini au mai rămas, constată cu tristețe Ăl Bătrân. Aruncând o privire peste chipurile militarilor din fața sa, constată cu o strângere de inimă schimbarea dură care se petrecuse cu supraviețuitorii regimentului său. Cu doar câteva luni în urmă, juma de an cel mult, când plecase din garnizoană, regimentul era format din tineri în jurul vârstei de douăzeci de ani, unii chiar mai tineri. Cu excepția câtorva subofițeri și a unora dintre ofițerii superiori, marea majoritate a trupei, precum și a ofițerilor inferiori erau tineri și foarte tineri. Tineri care-și văzuseră camarazii omorâți în feluri diferite, unul mai oribil ca celălalt. Tineri care își omorâse inamicul în tot atât de multe și oribile moduri precum și camarazii lor fuseseră uciși. Tineri care nu mai erau tineri. Acum însă, chipurile ce-l priveau erau maturizate cu mult înainte de vreme. Cu fețele arse de soare, bătute de vânt și ploaie, cu trupurile chinuite de arșița verii, de sete și foame, obosiți după marșurile lungi și nedormiți, dar mai ales căliți în focul luptelor pe care le-au purtat de la începutul războiului, în fața sa se aflau veterani ai Campaniei de eliberare a Basarabiei și Bucovinei de Nord, precum și ai Campaniei de cucerire a Odessei. Și totuși, ce puțini au mai rămas.”

“Ce qu'on appelle "esprit" est un phénomène très curieux. Parfois rigide et réfractaire à tout changement, il peut aussi devenir très souple pourvu que l'on fasse de constants efforts pour le transformer et que l'on se convainque, par la réflexion, que ce changement est non seulement possible mais indispensable. Il ne suffit pas, pour cela, de faire des vœux ou des prières. Il faut que la raison intervienne en s'appuyant sur l'expérience. On ne doit pas non plus s'attendre à ce que cette transformation s'opère du jour au lendemain, car nos vieilles habitudes résistent à toute solution rapide.”

“Ce que cherchait Glenn Gould dans la musique de BACH, par son jeu staccatissimo - et les innombrables commentateurs ne l'ont pas vu - ce n'est rien d'autre que la lisibilité des voix contrapuntiques de ladite musique. En d'autres termes, Gould voulait rendre le plus nettement possible la spécificité de chacune des voix qui composent, par exemple, une fugue. La forme-fugue incarnant la quintessence de la musique du Kantor. Hélas, cela était impossible, comme c'est impossible pour tout instrument à clavier dont la nature sonore, l'identité sonore, est trop uniforme, le piano en tête ! L'orgue a bien quelques sonorités (jeux) à sa disposition, mais ce la ne suffit pas. La seule solution pour rendre aussi fidèlement que possible l'esprit contrapuntique de la musique de BACH, c'est de transcrire sa musique pour divers instruments ayant chacun une voix - une sonorité - très identifiable. C'est ce que j'ai modestement tenté par le moyen de diverses formations musicales (trios, quartets, quintets...) inventées spécialement à cette fin, savoir, redonner vie aux différentes voix du contrepoint. Un unique instrument ne pourra jamais même s'approcher de l'essence du contrepoint : il erre dans les limbes de l'harmonie et ne peut atteindre à aucune horizontalité - linéarité - des voix. Glenn Gould, cet anachorète des studios, n'a de cesse de chercher par quel biais technologique on pourrait rendre lisible ce fameux agencement des voix. Il se heurte à un problème de départ, insoluble : le son uniforme du piano. Ergo, cet instrument est sans aucun doute le dernier, avec le clavecin, qui convienne à la musique de BACH. Il existe, Dieu merci, d'autres compositeurs dont la musique ne pose pas le problème de la superposition de voix contrapuntiques purement linaires. L'ironie du sort voulut que Gould jouât du piano et ne goûtât pas Chopin, lequel était pourtant le seul qui a écrit - à ce jour - un musique qui épouse totalement la sonorité même du piano.”

“Ce que Goldstein a révélé chez ses malades c'est l'instauration de nouvelles normes de vie par une réduction du niveau de leur activité, en rapport avec un milieu nouveau mais rétréci. Le rétrécissement du milieu, chez les malades atteints de lésions cérébrales, répond à leur impuissance à répondre aux exigences du milieu normal, c'est-à-dire antérieur. En milieu non sévèrement abrité, ces malades ne connaîtraient que des réactions catastrophiques ; or pour autant que le malade ne succombe pas à la maladie, son souci est d'échapper à l'angoisse des réactions catastrophiques. D'où la manie de l'ordre, la méticulosité de ces malades, leur goût positif de la monotonie, leur attachement à une situation qu'ils savent pouvoir dominer. Le malade est malade pour ne pouvoir admettre qu'une norme. Pour employer une expression qui nous a déjà beaucoup servi, le malade n'est pas anormal par absence de norme, mais par incapacité d'être normatif.”

“Ce que je peux adorer les images : celles qu'on me donne à l'école quand j'ai accumulé dix points de bonne conduite, cette monnaie miraculeuse de la sagesse qui fait de l'écolier un petit actionnaire de ses hypocrisies, les vignettes historiques ou naturalistes, les saintes dévorées par les lions, les bestioles les plus inimaginables, le tapir, le sapajou. Mais celles que j'aime encore le plus, ce sont les images cartonnées, beaucoup trop aimablement coloriées, que place le beurre Préval dans ses boîtes demi-sel entre le carton à la glycérine et le fin papier ondulé qui protège le bloc de beurre : elles représentent les rois de France, qui sont tous jolis comme des coeurs ou vilains comme des diables, qui ont des airs sournois de levrette efflanquée, des pâleurs d'hémophile, des toques d'empoisonneur, des pourpoints d'hermine, et qui puent délicieusement le beurre. Un texte biographique au dos, explique combien le passage de ce sire dans la constellation des rois a été brève et cruelle, une raison de plus pour l'adorer.”

“Ce que je voudrais, disait Lucien, c’est raconter l’histoire, non point d’un person-nage, mais d’un endroit – tiens, par exemple, d’une allée de jardin, comme celle-ci, raconter ce qui s’y passe – depuis le matin jusqu’au soir. Il y viendrait d’abord des bonnes d’enfants, des nourrices, avec des rubans… Non, non… d’abord des gens tout gris, sans sexe ni âge, pour balayer l’allée, arroser l’herbe, changer les fleurs enfin la scène et le décor avant l’ouverture des grilles tu comprends ? Alors l’entrée des nourrices. Des mioches font des pâtés de sable, se chamaillent ; les bonnes les giflent. Ensuite il y a la sortie des petites classes – et puis les ouvrières. Il y a des pauvres qui viennent manger sur un banc. Plus tard des jeunes gens qui se cher-chent ; d’autres qui se fuient ; d’autres qui s’isolent, des rêveurs. Et puis la foule, au moment de la musique et de la sortie des magasins. Des étudiants, comme à présent. Le soir, des amants qui s’embrassent ; d’autres qui se quittent en pleurant. Enfin, à la tombée du jour, un vieux couple… Et, tout à coup, un roulement de tambour ; on ferme. Tout le monde sort. La pièce est finie. Tu comprends : quelque chose qui donnerait l’impression de la fin de tout, de la mort… mais sans parler de la mort, naturellement.”

“Ce que l'ingéniosité des hommes nous a offert dans ces cent dernières années aurait pu faciliter une vie libre et heureuse, si le progrès entre les humains s'effectuait en même temps que les progrès sur les choses. Or le résultat laborieux ressemble pour ceux de notre génération à ce que serait un rasoir pour un enfant de trois ans. La conquête de fabuleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais les angoisses et la faim. Pire encore, les progrès techniques fournissent les moyens d'anéantir la vie humaine et tout ce qui a été durement créé par l'homme. Nous, les anciens, avons vécu cette abomination pensant la guerre mondiale. Mais plus ignoble que cet anéantissement, nous avons vécu l'esclavage ignominieux où l'homme se voit entraîné par la guerre ! N'est-il pas épouvantable d'être contraint par la communauté d'accomplir des actes que chacun, face à sa conscience, juge criminels ? Or peu d'êtres ont révélé une telle grandeur d'âme qu'ils ont refusé de les commettre. A mes yeux pourtant ils sont les vrais héros de la guerre mondiale.”

“Ce qui distingue, en effet, Jésus des agitateurs de son temps et de ceux de tous les siècles, c’est son parfait idéalisme. Jésus, à quelques égards, est un anarchiste, car il n’a aucune idée du gouvernement civil. Ce gouvernement lui semble purement et simplement un abus. Il en parle en termes vagues et à la façon d’une personne du peuple qui n’a aucune idée de politique. Tout magistrat lui paraît un ennemi naturel des hommes de Dieu ; il annonce à ses disciples des démêlés avec la police, sans songer un moment qu’il y ait là matière à rougir. Mais jamais la tentative de se substituer aux puissants et aux riches ne se montre chez lui. Il veut anéantir la richesse et le pouvoir, mais non s’en emparer. Il prédit à ses disciples des persécutions et des supplices; mais pas une seule fois la pensée d’une résistance armée ne se laisse entrevoir. L’idée qu’on est tout-puissant par la souffrance et la résignation, qu’on triomphe de la force par la pureté du coeur, est bien une idée propre de Jésus. Jésus n’est pas un spiritualiste ; car tout aboutit pour lui à une réalisation palpable ; il n’a pas la moindre notion d’une âme séparée du corps. Mais c’est un idéaliste accompli, la matière n’étant pour lui que le signe de l’idée, et le réel l’expression vivante de ce qui ne paraît pas.”

“Ce qui porte l'oiseau c'est la branche et non les lois de l'élasticité. Si nous réduisons la branche aux lois de l'élasticité, nous ne devons pas non plus parler d'oiseau, mais de solutions colloïdales. À un tel niveau d'abstraction analytique, il n'est plus question de milieu pour le vivant, ni de santé, ni de maladie. De même, ce que mange le renard c'est un œuf de poule et non la chimie des albuminoïdes ou les lois de l'embryologie. Parce que le vivant qualifié vit parmi un monde d'objets qualifiés, il vit parmi un monde d'accidents possibles. Rien n'est par hasard, mais tout arrive sous forme d'événements. Voilà en quoi le milieu est infidèle. Son infidélité c'est proprement son devenir, son histoire.”

“Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte, Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, Et du premier consul, déjà, par maint endroit, Le front de l'empereur brisait le masque étroit. Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole, Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ; Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère, Abandonné de tous, excepté de sa mère, Et que son cou ployé comme un frêle roseau Fit faire en même temps sa bière et son berceau. Cet enfant que la vie effaçait de son livre, Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre, C'est moi. -”

“Ce sunt aripile? Terminațiile ascuțite și umede ale unui mecanism de zbor bine întocmit, vârâte în crăpătura membranei chitinoase. Aripa, eliberată din strânsoare, se întinde printr-o mișcare lungă, lină, se desface zvântându-se în aer, și iat-o pregătită pentru o primă zbatere. Cu o rețea de nervuri ca la libelulă sau membranoasă ca la fluturi, cu un desen al nervației complicat și desăvârșit, veche de când lumea și incapabilă să se plieze sau foarte nouă și pliindu-se rapid și sigur... Își ia zborul ființa înaripată lăsând pe pământ învelișul de chitină, sicriul ei gol și aerul nou îi umple plămânii noi, și o muzică nouă îi răsună în organul auzului, nou și perfecr alcătuit.”

“Ce întuneric era. Lumea întreagă închisese ochii şi-şi astupase urechile. Nimeni nu se va întoarce măcar să privească la spasmele morţii lui. Teama îi sugrumă gatlejul şi deodată izbucni. Fălcile se descleştară şi el scoase un ţipăt de animal. — Ajutor! Expresia tipică. Bine, las-o să fie tipică. Ce rost mai avea individualitatea, cand erai în primejdie de moarte? Voia să trăiască, oricum, chiar dacă viaţa lui n-ar fi avut mai multă individualitate decat bobul de mazăre în teaca lui.”