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I Quotes

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“Il Diavolo raggiunse l’infinito. Lo chiamava così, perché lo associava alla spinta creatrice primordiale, cui assistette quando il suo giovane cuore aveva ancora la massa del sole, e quel cuore pulsava ogni due secondi emettendo la luce più intensa che si avesse l’umiltà di mirare. Il Diavolo fissò l’infinito. Al suo cospetto, breve appariva il tempo da cui vagava tra i meandri oscuri dell’inferno, trascurabili i sensi di colpa e le perplessità che lo avevano attanagliato per tutta la vita, limitato il sapere che lo colmava. Il Diavolo divenne l’infinito. Non era il cosmo a delinearsi, bensì un uomo, o qualcosa più di un uomo, ma meno di un dio.”

“Il dolore non svanirà, con il dolore si convive e basta, si impara a farlo. Non è una questione di abitudine, non ci si abitua alla mancanza. Il legame con chi non c’è più non può spezzarsi e non potrebbe essere altrimenti. In fondo, se ciò che lasciamo agli altri non venisse ricordato, che senso avrebbe la vita?”

“Il dolore è un mare fatto con le tue lacrime. Onde salate coprono gli abissi scuri dove devi nuotare al tuo ritmo. Ci vuole tanto tempo per aumentare la resistenza. Alcuni giorni le mie braccia fendevano l'acqua e io sentivo che le cose si sarebbero sistemate, che la riva non era troppo distante. Poi un ricordo, un momento mi facevano quasi annegare e ricominciavo da capo, lottando per restare a galla, esausta, annegando nel mio stesso dolore.”

“Il en résulte des perspectives de dépassement du capitalisme elles aussi tronquées et illusoires, à savoir le paradigme d'un "échange juste", soit celui d'une "production marchande planifiée" par l'Etat, soit encore un mélange des deux, tandis que la production en tant que telle, en dépit de sa soumission à la forme marchandise, demeure explicitement ou implicitement affirmée comme un donné ontologique et positif.”

“Il en va des paysages comme des êtres ou des musiques qui nous bouleversent. Ils nous précipitent au cœur de nous-mêmes et nous jettent bien au-delà d'eux dans un mouvement violent, douloureux, lumineux. On en revient différent et tout étonné d'avoir approché le feu qui ressemble si fort à la vérité, et que ce soit si simple. On sait qu'il faudra recommencer, être attentif, réceptif, disponible parce que chaque instant et chaque émotion tournent comme la lumière du jour.”

“Il est sans intérêt à mon sens de discuter sur "our way of life" ou sur celle des Russes. Dans les deux cas, un ensemble de traditions et de coutumes ne constitue pas un ensemble très structuré. Il est beaucoup plus intelligent de s'interroger pour connaître les institutions et les traditions utiles ou nuisibles aux hommes, bénéfiques ou maléfiques pour leur destin. Il faut alors tenter d'utiliser ainsi le meilleur désormais reconnu, sans se préoccuper de savoir si on le réalise actuellement chez nous ou ailleurs.”

“Il est également vrai qu'un échange est une transaction dans laquelle les deux contractants gagnent tous deux. Toutes les fois que je fais librement et sans contrainte un échange quelconque, c'est que je désire plus la chose que je reçois que celle que je donne, et qu'au contraire celui avec qui je traite désire plus ce que je lui offre que ce qu'il me rend. Quand je donne mon travail pour un salaire, c'est que j'estime plus ce salaire que ce que j'aurais pu faire en travaillant pour moi-même, et que celui qui me paie prise davantage les services que je lui rends que ce qu'il me donne en retour. Quand je donne une mesure de blé pour une mesure de vin c'est que j'ai surabondamment de quoi manger, et que je n'ai pas de quoi boire ; et que celui avec qui je traite est dans le cas contraire. Quand nous sommes plusieurs qui nous soumettons à faire un travail quelconque en commun, soit pour nous défendre contre un ennemi, soit pour détruire des animaux malfaisants, soit pour nous préserver des ravages de la mer, d'une inondation, d'une contagion, soit même pour faire un pont on un chemin, c'est que chacun de nous préfère l'utilité particulière qui lui en revient, à ce qu'il aurait pu faire pour lui-même pendant ce temps. Nous sommes tous satisfaits dans toutes ces espèces d'échange, chacun de nous trouve son avantage dans l'arrangement proposé.”

“Il eut soudain envie d'abandonner ses projets, de sortir dans la nuit et de partir. Il allait traverser les montagnes enneigées, sans s'arrêter, et parcourir les cents lieus qui le séparaient de l'Auvergne, et là-bas se réfugier dans sa vieille caverne et s'y endormir pour ne jamais se réveiller. Mais il n'en fit rien. Il resta assis et ne céda pas, parce que c'était chez lui une envie ancienne, de partir et de se réfugier dans sa caverne. Il connaissait cela. Ce qu'en revanche il ne connaissait pas encore, c'était de posséder un parfum humain, aussi magnifique que le parfum de la jeune fille derrière le mur. Et quoiqu'il sût devoir payer cruellement la possession de ce parfum de sa perte ultérieure, cette possession et cette perte lui parurent plus désirables que de renoncer abruptement à l'une comme à l'autre. Car il avait passé sa vie à renoncer. Tandis que jamais encore il n'avait possédé et perdu.”

“Il existe certaines zones de la psyché humaine qui demeurent mal connues, parce qu'elles ont été peu explorées, parce que heureusement peu de gens se sont trouvés en situation d'avoir à le faire, et que ceux qui l'ont fait ont en général conservé trop peu de raison pour en produire une description acceptable. Ces zones ne peuvent guère être approchées que par l'emploi de formules paradoxales et même absurdes, dont l'expression 'espérer au-delà de toute espérance' est la seule qui me revienne réellement. Ce n'est pas similaire à la nuit, c'est bien pire ; et sans avoir personnellement connu cette expérience j'ai l'impression que même lorsqu'on plonge dans la vraie nuit, la nuit polaire, celle qui dure six mois consécutifs, demeure le concept ou le souvenir du soleil. J'étais entré dans une 'nuit sans fin', pourtant il demeurait, tout au fond de moi il demeurait quelque chose, bien moins qu'une espérance, disons une incertitude. On pourrait aussi dire que même lorsqu'on a personnellement perdu la partie, lorsqu'on a joué sa dernière carte, demeure chez certains - pas chez tous, pas chez tous - l'idée que 'quelque chose dans les cieux' va reprendre la main, va décider arbitrairement de distribuer une nouvelle donne, de relancer les dés, et cela même lorsqu'on n'a jamais ressenti, à aucun moment de sa vie, l'intervention ni même la présence d'une divinité quelconque, même lorsqu'on est conscient de ne pas particulièrement mériter l'intervention d'une divinité favorable, et même lorsqu'on se rend compte, considérant l'accumulation des erreurs et des fautes qui constitue votre vie, qu'on la mérite moins que personne.”