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E Quotes

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“En réalité, cette montée en puissance des gauchistes au sein de l'UNEM, mais qui est tout aussi réelle à Tunis au sein de l'UGET, traduit l'émergence d'une sous-génération d'étudiants très marquée sur les devants de la scène politique. À Tunis, cette émergence se fait contre les étudiants destouriens, qui tenaient encore fortement le syndicat au congrès de Tabarka en 1966. Mais à partir de cette date et jusqu'au XVIIIᵉ congrès, dit « de Korba », une radicalisation du mouvement étudiant s'opéra, qui devait conduire à la défaite, et à la mise en minorité des destouriens. Les événements de mars 1968 à Tunis, au cours desquels lycéens et étudiants prennent la défense de Mohamed Ben Jennet, au nom de la lutte anti-impérialiste, et constituent une « Assemblée libre d’étudiants », montre que l'UGET n'a plus d'emprise réelle sur les étudiants. Seule la répression policière parvient quelque temps à calmer la contestation, qui devait reprendre de plus belle à l'occasion du tournant politique et économique de 1970.”

“En réalité, j’ai l’impression que la structure fondamentale du désir se situe justement ici : il est propulsé par l’exigence de mettre à portée quelque chose qui ne l’est pas (encore). Et là se trouve peut-être la clé permettant de nous soustraire au jeu de l’accroissement sans limites auquel se livre la modernité et à son ambition de rendre tout et chacun disponible, de la priver de l’énergie de propulsion dont elle a besoin, de débrancher en quelque sorte sa « prise libineuse ». Ma thèse est que la structure fondamentale du désir humain est un désir de relation : nous voulons atteindre ou rendre atteignable quelque chose qui n’est pas « à notre disposition ». Ce quelque chose peut être, par exemple, une nouvelle guitare ou une tablette tactile, un lac ou un être aimé. Dans tous ces cas, le désir vise à entrer avec ce qui est désiré dans une relation responsive ; de placer la guitare, la personne ou le lac dans un rapport de réponse, ou d’entrer avec la tablette dans des relations responsives avec le monde. Mais dans chaque cas, je l’affirme, le désir s’éteint lorsqu’il n’y a plus rien à « découvrir » sur ou avec le vis-à-vis, si nous maîtrisons et contrôlons toutes ses propriétés, si nous en disposons totalement. Une fois de plus, nous pouvons donc aussi parler de « semi-disponibilité » : nous ne pouvons pas désirer une personne ou une guitare si nous ne savons strictement rien d’elle et si nous ne l’avons jamais vue. Dans la première dimension, l’objet du désir doit donc être au moins partiellement et temporairement disponible, sans quoi il renvoie à une « nostalgie sans nom », dans laquelle l’objet du désir est le désir lui-même. La disposition complète, dans la totalité des quatre dimensions, provoque en revanche l’extinction du désir : le jeu perd son objet, la musique son attrait, l’amour son ardeur. L’indisponibilité complète est dépourvue de sens au regard du désir, mais la disponibilité totale est sans attrait. Cela signifie qu’une relation réussie au monde vise à l’atteignabilité, pas à la disponibilité. Il faut qu’un vis-à-vis soit atteignable sous une forme quelconque, il doit être possible de nouer avec lui un rapport de réponse qui ne soit pas erratique, c’est-à-dire complètement fortuit, mais qui ne soit pas non plus entièrement contrôlable, et qui, à partir de cette structure même, enclenche l’interaction entre l’interpellation, l’efficacité personnelle et la transformation, permettant ainsi l’expérience de la vitalité.”

“En réalité, je traverse actuellement une passe assez dure. C'est exactement comme l'an dernier, à la Barnimstrasse : pendant sept mois je tiens bon, et le huitième mes nerfs flanchent tout à coup. Chaque jour à passer devient un petit sommet qu'il me faut gravir; la moindre bagatelle m'irrite douloureusement. En effet, dans cinq jours il y aura huit mois pleins de ma deuxième année de solitude. Ensuite, sûrement, comme l'an dernier, la vie reprendra ses droits, d'autant plus qu'on s'approche du printemps. Du reste, tout serait bien plus facile à supporter, si je n'oubliais pas la loi fondamentale que je me suis fixée comme règle de vie: être bon, voilà le principal! Etre bon tout simplement. Voilà qui englobe tout et qui vaut mieux que toute l'intelligence et la prétention d'avoir raison. 5 mars 1917, prison de Wronke À Hans Diefenbach”

“En réalité la tragédie à venir en Allemagne est tout entière inscrite dans ce drame, dans le contraste entre la volonté d'action des jeunes travailleurs sous l'uniforme et l'incapacité des "chefs" écrasés par leurs responsabilités et convaincus que les problèmes qui concernent l'avenir de l'humanité se règlent en termes de cotisations, de sections locales et de discours dans les assemblées parlementaires.”

“En réalité, le féminisme n'est pas une opinion. C'est une expertise qui s'appuie sur un ensemble de savoirs philosophiques, sociologiques, biologiques, des rapports chiffrés, des concepts, issus aussi bien des milieux universitaires que des milieux associatifs et militants. Le féminisme, plutôt que d'introduire un biais idéologique, permet au contraire de dévoiler les biais sexistes qui polluent notre vision du monde sans même que nous en ayons conscience.”

“En réponse à cette sorcellerie, les lames runiques de Skynth s’illuminèrent et se couvrirent d’une fine pellicule glacée alors qu’une litanie enflait dans les rangs des défenseurs : Si les Dieux d’Yskaz le veulent… L’on siégera à leur droite Sous les étoiles cristallines et moirées Dans les glaces scintillantes Si les Dieux d’Yskaz le veulent… L’on passera à leur gauche Sur les brisants nuées pâles et mouvantes Dans les Landes Figées Si les Dieux d’Yskaz le veulent… Le peuple d’Yskaz affectionnait les runes de froid au combat et l’on disait volontiers dans les cinq royaumes que le baiser d’une lame en acier d’Yskaz était plus froid que la mort elle-même.”

“En saa kalden god Ven fortaalte mig nyeligen udi Fortroelighed, at nogle udi et vist Selskab talede ilde om min Person, og at han havde taget mig udi Forsvar. Jeg takkede ham for hans Forsvar; men sagde derhos, at jeg vilde have været ham end meer Tak skyldig, hvis han ikke havde fortaalt mig det selv: Thi jeg kunde ikke ansee slige Rapporter som Venskabs-Tegn, saasom de tiene til intet, uden at sætte en udi Bevægelse, og at saae U-eenigheds Sæd blant Mennesker. Jeg holder just ikke den for min Fiende, som i et lystigt Sælskab skiemter med min Person, men heller den som rapporterer mig saadant Skiemt: Den første meener over et Glas Viin ofte intet dermed, men skiemter, enten for at vise sin frugtbare Geist, eller for at giøre Selskabet lystigt. Den anden derimod, som forebringer mig Snak, som er mig umagtpaaliggende at vide, og som han kand være forsikkret om at ville foruroelige mit Sind, kand intet Godt derved meene.”

“En su juego, Loui quiso poner una uva en mi boca y al momento que me acerqué para morderla, inmediatamente me besó de nuevo posesionándose de mi boca con fuerza, con vehemencia, al mismo tiempo que sujetaba mi cuello para evitar que escapara de él. Me estaba devorando, parecía que su lengua buscaba con ansiedad el sabor de la mía, a la vez que también, sentía con placer el sabor de la uva que tenía y yo, hacía exactamente lo mismo. Sus besos sabían a gloria, la suavidad de sus labios era deliciosa y yo deseaba bebérmelo por completo. Su actitud me hacía desear más cada vez. Este hombre era fascinante y me tenía locamente enamorada de él.”

“En su libro tremendamente útil How to Have Impossible Conversations, el filósofo Peter Boghossian y el matemático James Lindsay nos proporcionan un sorprendente consejo para tratar de convencer a alguien de algo en lo que no esté de acuerdo con nosotros: ¡evitar los hechos! Lo más difícil de aceptar para aquellas personas que se esfuerzan por formar sus creencias a partir de la evidencia es que no todo el mundo forma sus creencias de esa manera. El error que cometen las personas que forman sus creencias a partir de la evidencia es pensar que si la persona con la que hablan tuviera una determinada evidencia entonces no creería lo que cree. En vez de eso, los autores nos sugieren que hagamos preguntas de desconfirmación, como, por ejemplo, «¿qué hechos o datos te harían cambiar de opinión?»”

“En sus brazos siento la paz de estar en el lugar correcto. Junto a él, el mundo parece un lugar seguro, aunque a nuestro alrededor sea todo lo contrario. En ese abrazo arrullamos “Amor”…. La vida en su máxima expresión. “Amor” Tan dentro nuestro que cuesta reconocerlo, tan indescifrable y a la vez tan accesible. El don y la magia que ignoramos y que todos tenemos. “Amor”, el ingrediente que le da sentido al mundo. La vida se mueve a través de él. Tal vez el amor sea mucho más de lo que creemos. … tal vez el amor lo sea… “todo”

“En tanto que nosotros hemos preferido siempre adaptar nuestra economía y tecnología a los seres humanos, no nuestros seres humanos a la economía y tecnología de otros. Importamos lo que no podemos fabricar; pero fabricamos e importamos sólo lo que podemos permitirnos. Y lo que podemos permitirnos está limitado, no sólo por las libras, marcos y dólares que poseemos, sino también, y principalmente... principalmente por nuestro deseo de ser felices, nuestra ambición de ser humanos.”

“En toda buena elección, en cuanto es de nuestra parte, el ojo de nuestra intención debe ser simple, solamente mirando para lo que soy criado, es a saber, para alabanza de Dios nuestro Señor y salvación de mi ánima, y así, cualquier cosa que yo eligiere debe ser a que me ayude para al fin para que soy criado, no ordenando ni trayendo el fin al medio, mas el medio al fin. Porque primero hemos de poner por obyecto querer servir a Dios, que es el fin, y secundario tomar beneficio o casarme, si más me conviene, que es el medio para el fin; así ninguna cosa me debe mover a tomar los tales medios o a privarme dellos, sino sólo el servicio y alabanza de Dios nuestro Señor y salud eterna de mi ánima.”

“En toda la Historia humana, ninguna otra inteligencia nos ha amenazado, que nosotros sepamos. Bastaría con que esto continuase durante unos pocos siglos, tal vez poco más de una milésima del tiempo que llevamos de civilización, para que estuviésemos a salvo. A fin de cuentas –y aquí sintió Trevize una súbita aprensión que se obligó a pasar por alto– no es como si ya tuviésemos al enemigo entre nosotros. Y no bajó la mirada para no encontrarse con los ojos reflexivos de Fallom (hermafrodita, transductora, diferente) que le estaban mirando, fijos, insondables.”

“En todas las experiencias que pueden hacerles mejores o más felices sólo los hechos físicos son “reales”, mientras que los elementos espirituales son “subjetivos”; en todas las experiencias que pueden desanimarles o corromperles, los elementos espirituales son la realidad fundamental, e ignorarlos es ser un escapista. Tu paciente, adecuadamente manipulado, no tendrá ninguna dificultad en considerar su emoción ante el espectáculo de unas entrañas humanas como una revelación de la realidad y su emoción ante la visión de unos niños felices o de un día radiante como mero sentimiento.”

“En todo caso, fue durante esta centuria de anunciación de la Modernidad occidental, cuando algunos autores se licenciaron para divagar, para pensar en voz alta, para ensayar respuestas, para aproximarse a un fenómeno desde distintos ángulos, o desde uno solo, e intentar iluminar sus contornos.”